Non, non, pas celle contraceptive qui prive le pays de marmots en pagaille.
La pilule du changement d’époque et de repères pour les promoteurs.
Probablement pour d’autres catégories aussi, sans doute, mais pour les promoteurs immobiliers, c’est certain.
Et cette pilule est le genre de pilule qui ressemble davantage, en matière de gabarit, au cochonnet de la pétanque qu’à un petit bonbon à sucer. 😉
Même avec beaucoup de salive, ça a du mal à passer.
D’où la question subsidiaire, l’évolution darwinienne du métier ne serait-elle pas en train de montrer le bout du nez ?
Un peu comme si le neuf avait pris un coup de vieux ? 🙂
Bon, si on était philosophes, on se ferait une raison.
Mais comme CRO est promoteur, il aimerait mieux éviter de se faire une oraison.
Funèbre.
Car, si chacun sait comme le disait La Fontaine, que l’oraison du plus fort est toujours la meilleure (oups, désolé, celle-là m’a échappé 🙂 ), on ne va pas enterrer les espoirs de toute une profession dans une conjoncture calamiteuse ?
Si ? 😉
Allons zenfants de la partie i euh !…
On en serait presque à chanter l’hymne national pour se donner du courage.
C’est dingue comme on devient cocardier en période de disette. 🙂
Mais qu’on se le dise : la partie n’est pas terminée et la patrie reste à sauver ! 😉
Mouais, une fois qu’on a dit ça… faut encore savoir à quoi on joue et bien comprendre les règles !
Et comme c’est pas simple, il vaut mieux demander à des pros.
Comme ceux qu’on rencontre régulièrement au détour d’articles de blog ésotériques, les bien nommés Gérard Menvussa et Dimitri Sellektif ! 😉
Dimitri : salut, mon Gérard, toujours promoteur immobilier ?
Gérard : ben oui, tu crois que c’est un passe-temps, promoteur ? Une activité de loisir ?
Dimitri : c’est à dire que quand je te vois passer ton temps à tondre la pelouse ou à faire des mots croisés dans ta chaise longue, je suis en droit de me poser des questions, non ?
Gérard : Dimitri, Dimitri, mon ami, ne te laisse pas prendre aux apparences.
Dimitri : c’est vrai, ça, les appâts rances, c’est pas terrible…
Gérard : au contraire, les apparences, c’est terrible, mon ami ; tu pourrais croire que je suis démobilisé, en panne d’activité, mais non !
Dimitri : ah, bon, ça gaze alors ? T’es reparti à fond dans la conception de nouveaux programmes immobiliers ?
Gérard : ne me fais pas dire ce que je ne pense pas. Je suis plutôt dans une phase de contraception, une sorte de conception contre-cyclique, quoi. La réalité, c’est que je me ressource, je me concentre, je me projette dans des avenirs foisonnants, multiples et aventureux.
Dimitri : oh, c’est beau comme un roman de cape et de pets, mon Gégé, mais j’espère pour toi que ce n’est pas que du vent ?
Gérard : non, rassure toi, c’est du sérieux, du lourd, du concret !
Dimitri : ah, ça me fait plaisir pour toi. Et tu peux m’en dire un peu plus ?
Gérard : mais bien sûr. C’est un peu comme Gontran.
Dimitri : quel Gontran ? Celui-qui dévorait 10 hamburgers par jours avant de déclarer qu’il était végétarien ?
Gérard : celui-là même. Et moi, maintenant, c’est pareil !
Dimitri : quoi, tu dévores des hamburgers ou t’es devenu végétarien ?
Gérard : mais non, triple buse, je donne le change, je dissimule, je camoufle mon redéploiement intérieur.
Dimitri : alors là, t’es super efficace, Gégé, parce que de l’extérieur, moi, j’ai rien vu du tout !
Gérard : je t’explique, avant j’étais un peu trop potelé, alors que maintenant…
Dimitri : ben, t’es comme avant, enrobé, quoi !
Gérard : mais non, mon Didi, tu n’y es pas du tout, depuis des mois que l’activité diminue, j’en ai profité pour ciseler mon mental et mon corps. Je suis affuté comme jamais ! Regarde un peu !

Dimitri : oh, purée, Gégé, j’ai compris ! L’art du camouflage, pour tromper l’adversaire ! Mais tu n’y es pas allé un peu fort dans l’affutage ?
Gérard : bah, c’est pas comme si j’avais eu le choix… Et puis, il y a un dicton populaire qui dit qu’il vaut mieux faire envie que pitié.
Dimitri : euh, mais là…
Gérard : oui, oui, là ça fait plus pitié qu’envie. Mais qui voudrait aider une promoteur en bonne santé, mon Didi, hein, qui ? 🙂 Alors que là…
Dimitri : là, tu espères qu’avec ta nouvelle condition, les pouvoirs publics vont te lancer des cacahuètes !
Gérard : exact, mon Gégé. Et s’ils ne le font pas, j’économise au moins sur les fringues, avec mes slips format XXXXS et le manteau en poil de mammouth laineux que m’a légué mon hyper hyper hyper trisaïeul de la branche lointaine et aînée des CROmoteurs des cavernes !
Dimitri : c’est sûr, des ancêtres et une tradition comme ça, ça doit te donner un moral d’enfer !
Gérard : faut tout de même pas invoquer n’importe qui, hein. On aimerait bien que le contexte change un peu aussi, ce tantôt… 🙂
Ployer avant de se redéployer
Ah… S’heureux déployer… Comme on aimerait le faire rapidement…
Parce que maintenant qu’on est plus affûtés que futés, l’heure serait favorable au redéploiement des énergies.
Mais non, pas celle-là ! Le pétrole, c’est dépassé ! 🙂
Ah, là, c’est déjà mieux !
Parce que, quand on voit d’où on est partis, cette année… 😉
On espère bien arriver quelque part l’année prochaine !
Ce qui nous laisse encore quelques mois à patienter, mais avec le moral !
Que nous vous souhaitons bon compagnon.
Jusqu’à la semaine prochaine au moins ! 🙂


