PTZ familial : idéal ou idée folle ?

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Le logement est redevenu « in ».

C’est logique : résultat du syndrome de la cocotte minute.

Vous enfermez un sujet dans un récipient clos, vous mettez le feu dessous et naturellement la pression monte… Pas besoin d’avoir fait des études. 😉

Et pas besoin de s’étonner qu’il faille ouvrir en urgence ladite cocotte minute pour éviter qu’elle n’explose, précision faite que – dans le cas du logement – le législateur n’avait pas prévu de soupape de sécurité !

Un pape, ça va, mais de soupape point il n’y a ! 🙂

On ouvre donc maintenant la cocotte minute aussi peu précautionneusement qu’une boîte (à idées) de Pandore, chacun poussant son idée dans une débauche d’énergie salvatrice et généreuse. Dont le PTZ familial.

 

Sur l’état d’esprit de la thématique logement, le vent a tourné.

Entre logique de sortie de crise, de mal logement, de Plan « Relance Logement », tout le monde veut du bien – sur le principe – au logement.

Et comme l’amélioration – quantitative – de l’offre passe par la construction, le logement neuf espère enfin.

Pour autant, et même si toutes les bonnes volontés ne seront pas de trop, toutes les idées ne se valent pas forcément.

Si ? 🙂

Une proposition de loi étonnante ?

La députée Constance de Pélichy (et plusieurs de ses collègues) a formulé une proposition de loi visant à faciliter l’accès au logement des familles par la création d’un prêt à taux zéro, rapport déposé à l’attention de la Commission des Finances le mardi 19 mai 2026.

Il s’agit d’une formule de PTZ (prêt à taux zéro), cumulable avec le PTZ classique et ayant pour objectif de permettre aux familles l’accès à un logement plus grand quand bébé parait. 🙂

La famille, support de l'immobilier
De tous temps, la solidarité familiale a su tisser des liens subtils et essentiels…

Le PTZ familles ou familial (voir ici l’article de vulgarisation du Journal de l’Agence, pour la version initiale du projet) ressemble à un OVNI par certaines de ses caractéristiques, et il n’est pas certain que l’assemblée nationale lui permette de voir le jour, ou ne modifie pas, peu ou prou, son ADN de départ.
(Note du CRO : article de blog rédigé avant que les députés ne se saisissent du sujet 🙂 )

Ce qui est étonnant, et intéressant, c’est l’angle d’attaque, pour un sujet purement logement a priori : la natalité et sa nécessaire relance (induite par la capacité à se loger plus grand).

Sujet que la députée Constance de Pélichy défendra sûrement avec constance… 🙂 et détermination.

Mais pour quelle réussite ? 😉

Breaking news : avis à la copulation !

C’est vrai, quoi ! Il faut prévenir nos concitoyens. 🙂

C’est par la copulation qu’on dynamise la population ; et comme la baisse de la natalité s’invite depuis peu régulièrement dans les débats, il ne faut pas hésiter à encourager les pratiques les plus vertueuses !

A savoir… 😉 donner la possibilité aux familles d’agrandir leur logement ou d’acheter plus spacieux pour faire un peu de place à l’élargissement de la famille.

Ce n’est d’ailleurs pas l’acronyme de « PTZ » qu’on aurait du utiliser pour ce nouveau produit mais le « BBZ » (le bébé zen ?), qui ressemble d’ailleurs furieusement dans sa tonalité à « PTZ » prononcé par temps d’hiver quand on a le nez bouché. 😉

Sauf qu’avoir le nez creux, c’est quand même plus utile pour trouver la bonne, ou la meilleure (?), idée.

On n’en fait jamais CRO ! 😉

CRO et le monde des fleurs

Résumons nous :

    1. ce PTZ familial est très orienté relance de la natalité (excellent pour les retraites, à terme ! 🙂 )
    2. il vise à solvabiliser, sans discernement de primo accession ou de niveau de revenus, de la manière la plus large qui soit (dans sa version initiale, on verra la version finale et les arbitrages plus tard !)
    3. il s’écarte très largement par ces aspects de l’esprit du PTZ classique, réservé aux primo accédants et dont le montant du prêt (et le profil de remboursement) dépend étroitement des ressources du ménage et de sa composition familiale.
    4. ce PTZ familial peut-il ainsi améliorer les chiffres de la production de logement ? Probablement oui, l’incidence quantitative serait positive.

Mais… On pourrait peut-être se demander si une partie des deniers publics n’est pas gaspillée, dans une sorte d’effet d’aubaine, pour les ménages qui auraient eu les moyens, en l’absence de ce PTZ familial, de trouver la chambre supplémentaire pour le nouveau bébé ?

Et on pourrait aussi faire l’effort d’imaginer autre chose, bien plus solvabilisateur et centré sur les ménages dont les ressources sont insuffisantes pour accéder sans aide au logement neuf ?

Comme un dispositif à TVA réduite de 5.5%, petit frère du PSLA mais destiné à l’accession directe, sans phase locative.
Un PSLA à qui on aurait coupé le L pour donner des ailes, via une diffusion universelle et massive par tout type d’opérateur (alors que le PSLA est une usine à gaz à double détente, inutilement complexe, dispositif concentré pour l’essentiel entre les mains des opérateurs sociaux, ce qui en limite quantitativement la portée).

Sujet à développer dans un prochain article ? Sans doute…

Mais on va en rester là pour aujourd’hui. Des fois qu’une nouvelle bonne idée sortirait de la boîte…

Avec un principe de base : ne jamais décourager les bonnes volontés.
Mais orienter différemment leur prise d’initiatives ?

Bah, si l’assemblée nationale fait quelque chose de cette initiative, on aura sans doute l’occasion d’en reparler ? 🙂

Mais pas forcément dans la semaine.

 

Faut pas pousser CRO dans les massifs de fleurs…
Il y est déjà ! 😉

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