Le PAPAG, c’est quoi, maman ?

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Ah, le PAPAG… c’est beau comme un miracle et mystérieux comme un OVNI.

Si on faisait un sondage, même parmi la population qui s’intéresse un peu à l’urbanisme ou au logement neuf, on serait sans doute surpris du résultat.

Un grand méconnu.

Car non, le PAPAG ne sert pas à jouer au PAPAG et à la maman.

Et il n’est non plus au service des papas gâteau.

Et ce n’est pas non plus un Papagayo, n’en déplaise aux emplumés de tout poil ! 😉

Non, non, le PAPAG c’est un outil, un machin urbanistique un peu mystérieux et à l’appellation suffisamment ésotérique pour déclencher la méfiance, le doute ou l’hilarité, suivant l’humeur de l’interlocuteur.

Et pourtant, le PAPAG, c’est du sérieux qui gagne à être connu !
Et apprécié. Promis ! 🙂

 

PAPAG : périmètre d’attente de projet d’aménagement global

Vous prenez un projet d’aménagement d’un secteur et vous le mettez en salle d’attente.

Vous lui donnez un magazine à lire et vous lui demandez de patienter quelques années. 😉

Et après… le PAPAG disparaît ! Pfouit !

Au début était le PAPAG

Oui, c’est ça, au début. Et même au tout début.

Puisque le PAPAG est une servitude qui fige une situation, dans l’attente de la maturation de la réflexion sur le principe et le contenu de l’aménagement futur de cette zone.

En gros, tant que le PAPAG est là, la construction s’en va. 😉

Ou plutôt, elle attend que le PAPAG disparaisse.

Pour la définition du PAPAG et la version officielle, le CEREMA fait bien les choses.

On est donc en présence d’un outil qui permet de geler, pendant 5 ans maximum, les projets à l’intérieur du périmètre défini.

Mais heureusement, le réchauffement climatique (! 😉 ) évite que la situation ne perdure et les documents d’urbanisme évoluent.

Ce qui fait qu’au bout de 2, 3 ou 4 ans (par exemple) quand le PLU a été modifié ou révisé, la nouvelle règle va s’imposer et le PAPAG disparaitre.

Pauvre PAPAG, outil vertueux mais peu durable de l’urbanisme opérationnel, un OVNI on vous dit (Outil Vertueux Non Intemporel) !

Vie et mort du PAPAG

Non, il ne faut pas sortir les rames (pas pagaie ! 😉 ) pour comprendre l’intérêt du PAPAG.

Imaginez un quartier en évolution, voué à une transition vers plus de densité, dans l’esprit du renouvellement urbain et du ZAN.

Plus, par exemple, un Architecte des Bâtiments de France sourcilleux.

Plus des élections municipales ayant donné lieu à un changement d’équipe pour la commune.

Voilà le contexte idéal pour l’utilité du PAPAG ! Le petit va pouvoir s’épanouir. 🙂

Car il va falloir imaginer le devenir souhaitable du quartier, penser la ressource foncière, négocier les formes urbaines et les gabarits avec l’ABF etc… Pouf, pouf.

Et les quelques années de servitude PAPAGuesque seront utilement mises à profit pour définir le projet et l’insérer dans la prochaine évolution du document d’urbanisme.

Et quoi, après le PAPAG ?

Mais la vie, la liberté, le bonheur !

Puisque le PAPAG est une servitude qui gèle, le dégel c’est le renouveau, le printemps !

Et donc, on retrouvera dans le PLU relooké des règles du jeu « de droit commun«  permettant aux porteurs de projets de présenter des permis d’aménager ou de construire.

Assez souvent, ou pourra se retrouver dans un secteur couvert par une OAP (Orientation d’Aménagement et de Programmation) qui donnera le la en prescrivant les principes d’aménagement avec lesquels les projets devront être compatibles (par exemple des volumes, des alignements, des hauteurs, des transparences, des dessertes de voies douces ou automobiles, des accès…).

Bref, le PAPAG n’étant que transitoire, sa disparition est programmée et souhaitée (en principe 🙂 ).

Les propriétaires du foncier et les porteurs potentiels de projets attendent donc (ou négocient ? 🙂 ) le dénouement du renouveau urbain avec la fébrilité et l’impatience des enfants au matin de Noël !

Petit PAPAG NOEL, quand tu descendras du ciel… 😉

Bref, bref, bref, après le PAPAG revient le temps des tête à tête amoureux entre partenaires.

Le temps d’inviter le ou la partenaire au restaurant.

Pour négocier ardemment, au détour d’une pasta, sans perdre le fil…

La Pasta de CRO avec sa belle !
Heu, on dîne d’abord, hein ? C’est d’accord ???

Propriétaires fonciers, promoteurs, collectivités, instructeurs de permis, riverains, l’amour est partout ! 🙂

Comme dans un remake de La Belle et le CROchard !

A défaut de western spaghetti ! 😉

L’urbanisme de projet, ce fameux urbanisme négocié, il n’y a que ça de vrai !

Et c’est un peu grâce au PAPAG !

 

Sur cette intemporelle vérité, CRO va maintenant aller se reposer.
7 jours, le temps de tous nous ressourcer ! 🙂

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