Et l’investissement locatif, c’est intuitif ! 🙂
Hum. On n’ira peut-être pas jusque là, car telle affirmation paraît un tantinet osée.
Mais comme on y voit un peu plus clair depuis quelques jours (en espérant que le Conseil d’état ne vienne pas invalider telle ou telle disposition…), on va faire semblant de croire que tout le monde dispose de la visibilité nécessaire.
Il faut dire que, le budget 2026 de la nation française ayant enfin été adopté, une partie du brouillard s’est dissipée.
Mais une partie seulement ! Tiens, prenez l’investissement locatif… 🙂
Au hasard… 😉
Oui, quoi, l’investissement locatif ! (c’est plus tout à fait un gros mot, n’ayez pas peur…)
L’article 12 octies de la loi de finances pour 2026, vous vous rappelez ?
Si ! C’est celui qui définit un nouveau cadre fiscal pour l’investissement locatif à destination des bailleurs privés.
Outre le fait que la loi ne soit pas encore parue (il faut laisser un peu de temps au parcours réglementaire et administratif 🙂 ), on ne sait pas encore comment va s’appeler ce machin.
Mais on s’y prépare mentalement… 🙂
Au nom de la loi !
On ne parle pas ici des jeunes années de Steve McQueen, mais bien de la capacité à identifier et faire respecter la loi.
Pour l’heure, ce nouveau dispositif cherche son nom vu qu’il en porte quasiment 3 en même temps :
-
- statut du bailleur privé (du fait de sa genèse, préalable à la naissance du dispositif)
- dispositif Jeanbrun (du nom du ministre du logement actuel)
- dispositif Relance Logement (selon l’action gouvernementale plus large en faveur du logement dans laquelle il s’inscrit)
Lui trouver un petit nom de baptême universellement partagé serait le premier acte de reconnaissance de ce dispositif, sinon il faudrait lui trouver un patronyme plus évocateur : tiens, au hasard… (encore ? 😉 )
Après le New Deal, le New D.I.L., ça vous parlerait ? Avec D.I.L. pour Dispositif d’Investissement Locatif, tout simplement.
Là, on sentirait l’envie d’un nouveau démarrage ! 🙂
Parce qu’un dispositif qu’on ne sait pas nommer ou identifier, franchement… 😉
Pas compliqué, hein ?
Mais bien sûr, comme l’immobilier en ce moment : cristallin !
Il suffit d’ailleurs d’écouter l’homme (ou la femme) de la rue pour s’en persuader !
Voilà justement Dimitri (Sellektif) et Gérard (Menvussa) qui passent alentour…
Dimitri : salut Gérard, t’as vu ça ? Ils font quelque chose en faveur de l’immobilier neuf !
Gérard : oui, bon, il était temps, hein ? Et puis, c’est pas non plus le truc du siècle…
Dimitri : peut-être, mais après une telle traversée du désert et un tel déni de réalité, ça change quand même la donne, non ?
Gérard : ouais. Bon. Toi, t’es content parce qu’un pimpin a retrouvé la boussole que ses prédécesseurs avaient égaré au fond du tiroir du bon sens ? Un peu court, jeune homme.
Dimitri : mais quand même ! C’est un bouleversement du paysage ! Une transgression du véto macronien anti logement ! 🙂
Gérard : admettons. Et ça suffirait pour en faire quelque chose de génial ?
Dimitri : mais… c’est déjà beaucoup ; une mesure fiscale en faveur de l’investissement locatif, tu te rends compte ?
Gérard : qui manque quand même un peu de souffle, mon Didi, parce que 3.5 % d’amortissement pour le logement intermédiaire avec un plafond à 8 000 €, ça manque à la fois d’efficacité sur l’économie d’impôts et ça limite le volume d’investissement à nettement moins de 300 000 €. Tu ne vas pas faire bouger les foules avec ça !
Dimitri : mais ??? T’aurais voulu quoi, mon Gégé ?
Gérard : un peu moins de timidité. Le coup de l’eau tiède, on nous l’a déjà fait.
Dimitri : peut-être, mais récemment, c’est surtout un gros coup de froid qu’on a pris en travers !
Gérard : c’est pas faux. Et ceci expliquant cela, la température ressentie est meilleure que le réel…
Dimitri : ah, tu vois !
Gérard : et ils auraient pu faire plus simple. Selon la version choisie, intermédiaire, sociale ou très sociale, les plafonds et les taux changent. Et même le référentiel des plafonds de loyers et de ressources : Pinel-LLI ou Loc Avantages selon les cas ! Et quand tu fais des simulations, aucun intérêt à aller vers le social ou très social pour l’investisseur, il perd de l’argent par rapport à l’intermédiaire…
Dimitri : bon, ok pour la simplicité relative. Mais pour l’efficacité, c’est bon pour toi ?
Gérard : hum. Remonter les plafonds d’amortissement pour ne pas pénaliser le volume d’achat possible aurait été intelligent. Et le taux d’amortissement pour plus d’efficacité. Et le plafond d’imputation du déficit foncier vers le revenu global pour le passer de 10 700 à plus de 20 000 €. Bref, passer de l’eau tiède à l’eau chaude, quoi !
Dimitri : mais mon Gégé, tu sais bien qu’avec de l’eau trop chaude, l’investisseur aurait pu se brûler, alors que là, il ne risque rien !
Gérard : c’est sûr, il ne va pas tomber de sa chaise…
Dimitri : sois positif, Gégé, c’est un premier pas (…?). Le début de la longue marche patriote en faveur du logement cause nationale!
Gérard : arrête un peu tes chinoiseries, tu veux ? C’est déjà assez compliqué comme ça !
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De vous à moi : compliqué, vraiment ?
N’importe quoi… Imaginez un contexte différent.
Et une degré de complexité relatif bien plus important.
Bien CRO important, d’ailleurs ! 🙂
Où même un individu normalement constitué et intelligent éprouve des difficultés à prendre ses repères… 😉

Bah, en réalité tout ça est très simple : la relance du logement est actée, c’est bien.
Mais au-delà des principes et des intentions, il va revenir aux acteurs de la mener sur les chemins de l’efficacité.
Sans ambigüité !
Mais pour l’heure, on va faire simple et se reposer. 🙂
Une bonne semaine, avec les JO d’hiver à la télé et les doigts de pied en éventail.
Prochain RDV sérieux avec l’immobilier dans 7 jours.
Prenez votre temps et appréciez le ! 🙂