La communication sur les chantiers

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Certains pensent que la qualité de construction se mesure à coups de labels

On les laisse le croire.

D’autres savent que les pires ennuis sur les chantiers proviennent d’un simple défaut de communication.

On a du mal à les croire.

Vu qu’ils n’ont pas de label Tour de Babel.

Las, la communication polyglotte n’est cependant pas le pire des sujets.

C’est la cohérence de la chaîne de communication qui est en cause.

Si vous saviez… 😉 Et vous allez savoir ! 🙂

 

Ben oui, hein, ça servirait à quoi de lire le contenu d’un blog, si on rigolait bêtement ? 🙂

Non, faut aussi se documenter, devenir plus sioux, se renseigner sur la vraie vie !

Toucher du doigt la matérialité du quotidien des acteurs de terrain de la construction, pauvres galériens de la transformation de la promesse marketing numérique en réalité nue mais ric (et rac…).

Réussir le passage du virtuel au réel, c’est comme transformer une chenille en papillon.

C’est cocon, quoi ! 😉

La plaquette pour lever les freins ?

Ah, ben, c’est pas tout à fait pareil que les plaquettes de freins, non.

Là, on parle d’accélérer (le rythme des ventes), pas de ralentir.

Parce que la plaquette de vente, c’est l’outil préféré des commerciaux (on oublie la bulle de vente), le support tangible que l’on va confier au prospect pour le nourrir du projet, de cette envie irrésistible de signer le contrat de réservation.
(ouais, bon, ok, c’est un fantasme de second degré ! 🙂 )

Rassurer le badaud n’est pas suffisant, il faut lui insuffler très en amont la flamme (merci aux vendeurs d’extincteurs de quitter le blog 😉 ), le désir irrépressible d’entrer dans son logement.

vente sur plan

Miracle des vues 3D, du numérique et de l’agence de com qui a mis en scène les promesses d’un avenir résidentiel (mon mari ! ? 😉 ) radieux…

Promesses que d’autres vont devoir tenter, avec plus ou moins de brio, de transformer en réalité.

Un autre défi de la communication, mais pas sur papier glacé celui-là.

Bien plus chaud ! Ou show, selon le sens du spectacle des acteurs… 🙂

Procédures et mou

Ah, le coup de mou ! Le pire ennemi de la procédure.

Ce moment de déconcentration ou ce retard à l’allumage qui met par terre toutes les bonnes intentions.

Celui qui brise la chaîne de la communication cohérente par la faute d’un maillon faible, qui n’est hélas pas toujours le même (ce serait trop facile).

Un exemple significatif (rassurez vous, il y en a bien d’autres…) ? Celui des travaux modificatifs acquéreurs :
1- le client demande une modification au promoteur
2- le promoteur la transmet au maître d’œuvre
3- le maître d’œuvre la transmet aux entreprises concernées
4- les entreprises (après de multiples relances) répondent au maître d’œuvre et donnent le prix de ces travaux
5- le maître d’œuvre regroupe les réponses et leurs devis et transmet le tout au promoteur
6- le promoteur analyse les réponses, établit ses documents (contrat TMA + plan TMA éventuel demandé entretemps à l’architecte) et les envoie au client pour approbation / signature
7- le client retourne son accord au promoteur
8- le promoteur donne le feu vert (dans le meilleur des cas) au maître d’œuvre
9- le maître d’œuvre donne les ordres aux entreprises
10- l’entreprise (en interne) modifie ses plans d’exécution et ses commandes
11- l’entreprise réalise enfin les travaux en tenant compte des modifications (en supposant que, pendant le temps écoulé, le chantier qui continue d’avancer n’ait pas dépassé la date limite de prise en compte de telle ou telle modification !)

Et ça, c’est le schéma idéal, mes amis ; le moindre grain de sable entre les différents intervenants, ou à l’intérieur de l’entreprise, grippe irrémédiablement la machine (l’exemple classique du pimpin qui vient faire ses travaux avec le plan d’origine et qui prétend – parfois avec raison – que personne ne lui a donné le plan actualisé).

Bref, la vraie vie, c’est souvent plus complexe qu’une promesse.
Même numérique. 😉

L’humanité est complexe… et si simple(tte) ?

Il faut donc, sur un chantier, s’appliquer à soigner une communication, certes rustique, mais fiable et redondante où l’on remplace « feedback » par répétition/reformulation/vérification et où l’on s’assure que le maître d’œuvre produise assez vite les avenants aux marchés de travaux qui rendront encore plus officiels les devis déjà approuvés.

Sinon, le risque c’est quelque chose du genre de ce qui suit (en à peine exagéré, hein, vous nous connaissez CRO bien ? 😉 ) :

– bonjour, mon brave compagnon, pouvez vous benoitement m’indiquer la raison incongrue de cette porte insolite sur le toit ?

– C’est le chef, avant de partir il m’a dit « Porte toit bien »

– Alors là, évidemment, si le chef vous dit que c’est bien…

Tout ça histoire d’illustrer le fait que même si « Devis valent mieux qu’une ! » , il n’en demeure pas moins que certaines (ir)responsabilités peuvent en pourrir une autre, tant ces anomalies sont parfois lourdes à porter.

Pour la comm de chantier, c’est pas comme dans la pub ou les RP !
Faut vraiment avoir les épaules ; être taillé pour, quoi ! 🙂
Et avoir le moral, ou la philosophie qui va bien avec ça !

Pile poil le portrait robot de notre copain de la horde des BourriCRO, si joliment dénommé CROdane !
Allez savoir pourquoi ? 🙂

un bourricot en mode CRO
Bah ! J’ai le dos large et l’habitude qu’on me fasse porter le chapeau… Mais je garde la patate !

Quelle noblesse d’âme dans cet animal.

Quelle décontraction naturelle.

Quelle capacité de détachement des soucis du quotidien.

Tiens, la prochaine fois qu’on me traite de bougre d’âne, je dirai merci.

 

Faut soigner la communication entre humains !
Alors, une très bonne semaine à tous … 🙂

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