Une pente douce amère. A boire ?

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L’amer à boire ? Ou la mer ?

Un peu des deux, sans doute.

Car les chiffres sont têtus et la pente constante. Vers le bas.

Cela étant, le fait que les ventes s’éventent et que personne ne s’en vante… on le savait puisqu’on l’avait prédit, sans mérite aucun tellement le scénario était prévisible.

Donc oui, les derniers chiffres sortis (ceux du 1er trimestre 2025) illustrent à merveille la grande fatigue qui frappe la courbe des ventes de logements neufs.

Que disent ces chiffres de la séquence tout juste écoulée et qu’augurent-ils des prochains mois ?

Ahahahah… Zattize ze couechtieune ! 😉

 

On y a droit tous les trimestres.

A la sortie des chiffres du trimestre précédent.

Et, comme d’habitude, ils ne sont pas bons.

Le logement neuf est bien à la ramasse au 1er trimestre 2025.

Mes ventes ou mévente ?

Et dire que certains s’inquiètent des terres rares.

Alors que le logement neuf va l’être encore davantage. Rare (pas neuf, hein, rare, faut suivre !  🙂 )

Car, si la roue tourne parfois, ce n’est pas encore le cas.

Une brouette aux roues carrées, c’est nécessairement quelque chose d’imparfait. 😉

Donc, les chiffres du logement neuf issus de la fédération des promoteurs immobiliers (FPI) sont sortis et ils sont sans équivoque.

L’époque est morose et les moroses ont des épines !

(pas les coquelicots, d’accord, mais on ne va pas chipoter…)

La principale d’entre elles est la disparition du dispositif PINEL qui a provoqué (comparaison des premiers trimestres 2025 /2024) une chute des ventes à investisseur particulier de 41 %… Une paille…

Ceci annonçant d’autres mauvaises nouvelles pour ceux qui cherchent en location :

– toutes ces ventes perdues sont autant de logements en moins sur le marché locatif intermédiaire

et pareil pour le logement social dont les statistiques prendront une grande claque sur 2025, car un programme immobilier neuf (dit « libre ») qui ne réussit pas sa pré commercialisation, ne se lance pas et il emporte dans sa disparition (ou son décalage, au mieux) tout un quota de logements sociaux dont l’absence future sera cruellement ressentie

Maigre consolation : une mini reprise (+ 9.8%) des ventes en accession à la propriété, portée par la baisse des taux de crédit immobilier et la plus grande agressivité des banques désireuses de reconstituer leur cheptel de clients nouveaux et fidélisés par le crédit.

Au total : 12 920 réservations pour ce 1er trimestre contre 13 691 en 2024 (soit -5.6 %).

Pronostic pour le deuxième trimestre ?  A peu près la même chose en termes de tendance vu que le Pinel n’aura pas ressuscité !

D’autres indicateurs, peut-être ?

Mais oui ! C’est tellement bien d’entrer dans le détail.

Voyons…. les mises en vente ? Signe précurseur du potentiel de ventes futures, que nous disent-elles ?

Ah, zut, beurk, prout, caca, pas top…
12 339 mises en vente au 1er trimestre (soit – 16.5 % par rapport à 2024) et à titre de comparaison violente – 56 % par rapport à 2019 (28 024 mises en vente !) qui était la dernière année normale avant COVID et UKRAINE.

Et, comme l’année prochaine on va avoir droit aux élections municipales, les statistiques de permis de construire devraient encore une fois se tarir et moins alimenter la chaîne des mises en vente.

Cela étant, il faut aussi noter que – de la même manière qu’une hirondelle ne fait pas le printempsun permis ne fait pas une mise en vente.

Car la casse est importante entre les recours des tiers et les retraits « volontaires » de programmes (cf phase de pré commercialisation infructueuse) ; sur ce dernier point, d’ailleurs, le % de retraits était de 3 % début 2022 et navigue depuis un an entre 26 et 29 % !

Ceci signifiant que plus d’un programme sur quatre est mis à la poubelle et ne verra jamais le jour.

Bref, l’activité est au plus bas (enfin, pas sûr qu’on ne puisse pas faire encore pire, hein, les records c’est tellement sympa à battre ! 😉 ).

Et pourtant, les prix de vente – pris dans leur ensemble – ne baissent pas puisque le 1er trimestre a vu le prix moyen percer à 5 197 € / m², prix encore jamais atteint.

Là aussi, tout est logique : avec les coûts du foncier, des normes inflationnistes et de la qualité au sens large, le prix de revient est têtu et seules les opérations sévèrement plantées font encore l’objet de remises parfois significatives, mais non renouvelables !

Et le tout dans des volumes de plus en plus faibles, qui constituent la seule variable d’ajustement.

En résumé : des prix qui se maintiennent ou qui augmentent dans un marché à l’étiage, avec moins de mises en vente / d’offre commerciale et moins d’acquéreurs solvables.

Conclusion : on n’est pas débordés et tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes ! 😉

Le seul souci, c’est tous ces gens qui veulent se loger, mais ceci n’est qu’un insignifiant détail, n’est-ce pas ? 🙁

Il ne nous manque donc qu’un bon petit souffleur de nuages pour chasser le gros temps et retrouver un environnement serein ?

Bonne nouvelle ! On l’a trouvé ! En plein entraînement…

Bon, il lui faudra bien 3 ou 4 trimestres pour être efficace.

Mais comme le disait un homme CRO célèbre : « il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ! » .

CRO souffleur de nuages
Pfffiouuu… Vivement le prochain anticyclone !!!

Il faut donc persévérer ; et le premier qui dit de CRO qu’il perd ses verres aura à faire à lui ! (non mais… 🙂 )

Et comme tous les cycles ont une fin, la bicyclette finira bien par être remplacée par un engin plus performant ! ? 😉

 

Mais sûrement pas d’ici la semaine prochaine.
Ce qui nous laisse le temps de profiter. A la vôtre ! 🙂

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