Ah, ces sacrés TMA, ils évoluent au fil du temps !
Les Travaux Modificatifs Acquéreur (leur nom officiel) font partie du paysage traditionnel d’une opération immobilière.
La faute aux clients. 😉
Et à la vente sur plans, alias VEFA (Vente en l’état futur d’achèvement).
Car, quand on vend sur plans et très en amont, le plan de vente établi entre le promoteur et l’architecte ne correspond pas forcément pile poil (à gratter ?) à ce que l’acquéreur envisage.
Ou les prestations. Ou les deux. 🙂
Question de mode de vie personnel !
Et, donc, nécessité d’adapter la proposition initiale au projet du client…
Avec de nouvelles tendances ! 🙂
Les TMA, en VEFA, c’est vieux comme le monde.
Classique comme du Mozart.
Aussi incontournable que la muraille de Chine. Ou la ligne Maginot ? 😉
Sujet tellement connu qu’on s’est déjà sentis obligés d’en parler ici, il y a fort longtemps !
Et d’en reparler aujourd’hui… 🙂
TMA : les grands classiques du passé
On commence à avoir un peu de recul sur la pratique des TMA depuis plus de 40 ans.
Parmi les modifications les plus banalement demandées par les acquéreurs, on retrouvait jusqu’ici des thématiques récurrentes, comme :
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- des modifications de cloisonnement : on déplace, on raccourcit, on rallonge, on supprime ; bref, on adapte le volume aux desiderata du client
- des suppressions ou des ajouts de portes intérieures : entre les tenants d’une fluidité maximale dans le logement et ceux partisans d’une spécialisation des espaces, on se retrouvait assez fréquemment à jouer avec les portes de distribution ! En plus ou en moins…
- l’électricité : déplacer des prises, en ajouter, décaler des points lumineux, motoriser des volets roulants
- la peinture : lisse ou pas, couleur ou pas, à supprimer ou pas
- le carrelage : changer la gamme, les dimensions, arbitrer entre carrelage et parquet stratifié
- la cuisine équipée, à compléter ou supprimer
- des éléments de plomberie (robinet thermostatique / pare-douche, emplacement supplémentaire de lave-linge…)
Bref, on s’amusait du mieux qu’on pouvait avec notre petit LEGO pour faire plaisir aux clients, souvent grands débutants de l’achat neuf, sur plans qui plus est !
En respectant la tradition. 😉
T’as pas 100 balles ? Pour mes TMA…
Bon, si les TMA s’emballent, vous vous doutez bien que 100 balles, ça va être un peu court comme budget ! 🙂
Hé oui, parce que les TMA ont vu poindre certaines tendances nouvelles, dont certaines très, très récentes dans leur fréquence.
Parmi elles, on va retrouver le remplacement de la baignoire par la douche.
La baignoire est souvent proposée en base dans les plans de vente :
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- elle coûte moins cher qu’une douche, et beaucoup moins cher depuis que la réglementation impose dans les plans PMR une douche à l’italienne avec une étanchéité sous tout le sol de la salle de bains. Alors qu’en TMA, on peut passer en receveur extra plat. Vous cherchez la logique technique ? Nous aussi…
- la douche cause bien davantage de sinistres (infiltrations d’eau) que la baignoire
- on peut se doucher dans une baignoire, mais essayez un peu de vous baigner dans une douche… 🙂
Cependant, comme les seniors solvables constituent une fraction de plus en plus généreuse des accédants à la propriété et qu’ils privilégient l’accessibilité de la douche par rapport à la baignoire (et qu’ils n’ont pas d’enfants à baigner), la douche leur semble bien plus engageante pour l’avenir sur le plan pratique.
A partir d’un certain âge, on a de fait moins de mal à franchir le col du fémur que le mont de Vénus… La montagne, c’est pas de tout repos ! 😉
Et on retrouve ainsi bien davantage qu’auparavant cette demande dans les TMA. Logique.
La douche est l’avenir du senior, qu’on se le dise ! 🙂
La voiture électrique pointe son museau de manière plus insistante.
Corollaire : les demandes de prises électriques renforcées (de type « GreenUp ») pour le stationnement en sous-sol sont de plus en plus fréquentes car assez peu chères, au moment où près de 40% des nouvelles immatriculations trimestrielles sont le fait de véhicules électriques.
Au point que les promoteurs, selon leur sensibilité et le budget du programme, envisagent la création d’emblée, avant la livraison, d’une « colonne horizontale » .
C’est à dire l’infrastructure électrique principale desservant toutes les places (ou une partie) et permettant au particulier de demander à un installateur de venir réaliser la pose de sa borne sans avoir forcément besoin de demander l’accord de la copropriété.
Sauf que là, le budget (différent entre prise et borne) pique davantage… dans le portefeuille ! 🙂
La climatisation : là, ce qui pique, c’est le soleil ! Et il chauffe. De plus en plus et de plus en plus souvent.
A la belle saison, la canicule (à ne pas confondre avec la clavicule !) pèse de plus en plus sur nos épaules 😉
Au point que certains ne trouvent plus la saison si belle, ni les agréables décibels (vu que la fenêtre ouverte pour ventiler laisse entrer les bruits extérieurs ; oh, faut suivre, vous vous assoupissez ! ? 🙂 ).
Conséquence : le recours à la clim s’intensifie, au moins dans le désir initial, car le cap du budget via le coût des options / TMA reste parfois le Cap de Bonne Désespérance… 🙁
La réalité a souvent tendance à s’imposer ; et hélas elle n’est pas la seule à nous imposer !
Ce constat s’impose. De lui-même !
Bah, le principal demeure que – côté acquéreur – notre budget résiduel, le fameux « reste à vivre » analysé par les banques, nous permette de manger à notre faim.
Sans se bouffer une main, car comme le disait fort justement la grand-mère de CRO pour avoir la paix : « mange toi une main et garde l’autre pour demain ! » .
Excellent moyen de faire taire les morveux de sa descendance qui réclamaient à cor et à cri le bénéfice rapide d’un goûter amélioré… et roboratif.

Aïe. Pauvre CRO, obligé de sacrifier ses orteils plutôt que sa main.
A quoi en sont réduits les promoteurs en cette époque, braves gens ! 🙂
Bah, notons quand même que, si on ne peut plus manger à sa faim, il nous reste toujours la possibilité de boire !
Pour oublier la folle course du monde.
Jusqu’à la semaine prochaine, qui sera peut-être plus douce ?
A suivre, et on jugera sur pièces !
(les billets, c’est plus dans nos moyens…) 😉