L’énergie dans le logement neuf, en voilà un sujet de circonstance.
Certains diraient plutôt que c’est un thème permanent ou une question récurrente.
Mais la réponse apportée est loin d’être constante ou anodine, car sujette à des variations saisonnières.
A condition de considérer ce principe de variation, non pas sur le rythme des saisons de la nature, mais sur celui, bien plus incohérent, des cycles de la haute pensée administrative.
Et quoi de plus limpide, comme illustration des méandres de cette pensée, que l’évolution du coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire ?
Primaire ou sophistiquée, d’ailleurs ? 😉
Comme certains raisonnements…
On savait déjà que les pouvoirs publics poussaient maintenant à l’électrification des usages dans la société en général et dans la vie de tous les jours, pour réduire la dépendance aux énergies fossiles.
Et on en avait d’ailleurs déjà « un peu » parlé ici.
Ce qui n’empêche pas d’y revenir, pour parfaire les finitions ! 🙂
Etiquette et passoires énergétiques
On pourrait apparemment se réjouir de cette évolution, moins défavorable qu’auparavant pour l’électricité vis à vis du gaz notamment.
Ah oui, au fait, quelle évolution ? CRO est tellement distrait… 😉
Ben, le passage au 1er janvier 2027 de ce fameux coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire de 1.9 à 1.7.
Ceci signifiant que l’électricité (toujours globalement défavorisée par rapport au gaz, dont le coefficient est de 1) se fait un peu moins matraquer qu’avant ; et pourtant ceci est une illusion, d’une certaine manière !
Quelle manière ? La manière démago administrative. 🙂
Hé oui car, une fois de plus cette manipulation évolution du chiffre ne concerne que le calcul du DPE et pas les calculs réglementaires servant à valider le respect des normes dans le cadre du calcul thermique lors d’une opération de logements neufs par exemple.
En clair, sans rien faire, l’étiquette DPE s’améliore dans son affichage, ce qui fera plaisir aux propriétaires et évitera aux pouvoirs publics de sortir du parc de logements décents une palanquée de logements passoires (estimation de plus de 400 000 unités concernées…) dont l’étiquette s’améliore mécaniquement comme par magie !
Sans rien changer à la qualité objective (ou à la non qualité) dudit logement, sauvé par le gong administratif ! Sur l’autel de la détente ou de la sauvegarde en trompe-l’œil du marché du parc résidentiel ?
Question accessoire : à quoi sert-il de prétendre vouloir être plus exigeant avec la main droite (vouloir rénover pour améliorer la qualité objective des logements, leur bilan énergétique et l’impact écologique en général) si la main gauche détricote le calcul du niveau de performance de performance attendu ?
Merci d’avoir posé la question, question de cohérence en communication officielle, sans doute ? 😉
Ou politique de Gribouille ?
Et pour le logement neuf, on calcule comment ?
Voyons voir… pour le quoi, déjà ? Le logement neuf ?
Ah, zut, on n’avait pas fait attention ! 🙂
Le nouveau coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire est bien valable pour le calcul du DPE mais hélas pas pour les calculs réglementaires liés à la validation des projets de construction neuve.
Sûrement une étourderie, n’est-ce pas, car pourquoi l’électricité serait plus performante pour l’existant mais pas pour le neuf ?.. 😉
A moins que la démarche ne soit volontairement schizophrène en pariant sur le dédoublement de personnalité pour ne pas trop pénaliser l’industrie gazière ?
Bref, bref, bref, lors du passage de la RT2012 à la RE2020, le coefficient a varié de 2.58 à 2.30.
Et depuis, pour le neuf, rien du tout : la valeur du coefficient n’évolue plus que pour le calcul du DPE (1.9 au 1-1-2026 et 1.7 prévu au 1-1-2027) mais reste figée à 2.30 pour le neuf, gravée dans le marbre (comme les pierres tombales ? 🙂 ) des logiciels de calcul de la RE2020.
Deux poids, deux mesures ?
La légèreté de la cohérence de la pensée administrative dans sa splendeur !
Sachant que, de toute manière, CRO s’en balance !
(officiellement 😉 )

A croire que la tactique d’affichage pro DPE pèse plus que la production d’habitat neuf dans les stratégies publiques du logement !
Excellent choix, car tout le monde sait qu’une étiquette de Château grand cru sur une bouteille de vinaigre fait toute la différence… Ou pas ?
Pas même en prenant en compte le graphisme de l’étiquette ou la qualité écologique éventuelle de sa colle ? 🙂
Pfff, le monde est vraiment trop mal fait. Ou trop complexe ?
Pourquoi faut-il faire plus d’efforts pour atteindre de meilleurs résultats ?
Et pourquoi le travail de fond compte-t-il, dans la vraie vie, toujours plus que les apparences ?
Sur le long terme, bien sûr. Qui n’est pas une valeur en vogue.
Et à ce propos : à la semaine prochaine !
7 jours, c’est déjà long ! 😉