Quelle qualité d’usage du logement non usagé ?

Conseils immobiliers, Promoteurs et programmes Laisser un commentaire

Ah, les usages… Les coutumes, la tradition, tout ça…

Ca a sûrement quelques qualités, mais rien à voir avec la qualité d’usage.

Pour laquelle il faut savoir se méfier des idées reçues (alors qu’on ne les a même pas commandées sur le net 🙂 ), qu’elles soient anciennes ou à la mode.

Reste aussi à savoir ce qu’est la réelle qualité d’usage d’un logement et ce qu’on doit mettre comme ingrédients quand on s’intéresse à la conception de programmes immobiliers neufs par exemple.

Faut-il multiplier les équipements ? Mettre en avant les dernières technologies comme autant d’étendards du progrès ?

Et si tout était – comme bien souvent – moins simpliste et avant tout question de bon sens intemporel et d’équilibre ? 🙂

 

C’est quoi la qualité d’usage pour un logement neuf ?

Question intéressante sur le principe mais à laquelle, quand on constate la production actuelle, les réponses sont extrêmement diverses (voire divergentes ?) entre promoteurs (et maîtres d’ouvrages professionnels en général), architectes et aménageurs.

D’où l’intérêt de ne pas tout confondre entre qualité d’usage et qualité du sage 😉 (ou entre objectif et moyens), car « quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt » .

Qu’il se met souvent dans l’œil, d’ailleurs, mais ceci n’est qu’un effet collatéral et tout à fait accessoire ! 🙂

Définition de la qualité d’usage

Non mais, ça va pas bien la têtoune (note du CRO : p’tite tête…) ? On n’est pas dans une encyclopédie ici !

Juste sur un blog vaguement préhistorique… Donc, pas de définition académique.

Juste une idée de principe : la qualité d’usage c’est ce que vous ressentez jour après jour en habitant un logement.
Ce sentiment de confort ou d’inconfort. Ces points singuliers dont vous vous dites régulièrement « ah, c’est super ! » .
Ou bien « mais quel est le crétin qui a pensé ça ? » . Oups… 🙁

Bref, une qualité d’usage réussie pour un logement neuf, c’est un logement où on se sent bien, sans avoir l’impression pénible d’être (trop) contraint et sans faire de fixette sur un ou des défauts jugés à la longue comme insupportables.

La perfection n’étant pas de ce monde autant viser une imperfection non immonde !
(c’est  plus raisonnable… 😉 )

Quelques exemples emblématiques ? Et toc !

Voyons voir, qu’est-ce qu’on pourrait bien critiquer comme fausse bonne idée très répandue ?

Les placards dans les chambres… Combien de fois CRO a-t-il entendu (ou lu dans des plaquettes et brochures) des vendeurs survitaminés gonfler le thorax et clamer avec une fierté non dissimulée que chaque chambre à coucher est équipée d’un placard aménagé ?

Aïe. C’est vrai que ça semble une bonne idée au premier abord.
Indiscutable pour un T2.
Discutable pour un T3.
Très souvent pénalisant pour un T4 et au-delà.

Pourquoi ? Parce qu’en début de parcours résidentiel un jeune ou un jeune ménage n’a pas encore de meubles et le placard équipé dans la chambre du T2 est pratique et ne coûte rien quand on est locataire.

Au-delà de cette typologie, le (pseudo) mieux est (souvent) l’ennemi du bien.

Dans des T3 et plus on va trouver des ménages avec plus de vécu (ayant donc déjà acheté ou reçu de leur famille qui une commode, qui une armoire etc…) et qui vont râler de ne pas pouvoir la caler dans une des chambres.

Et pareil pour organiser le coin bureau du petit. Vous repasserez. (Pour rire : et pour le coin repassage : vous repasserez aussi ! Il faut s’y fer… à repasser.)

Comment ajouter des meubles ou des aires d’usage autres que le lit quand le placard est imposé et qu’il ne vous reste que des espaces de passage minimalistes sur le pourtour du lit (et devant le placard qui est donc une zone « stérilisée » ) ?

Evidence : l’espace est plus difficile à créer qu’un équipement systématisé.
Conclusion : mieux vaudrait moduler la présence de placards dans les chambres en fonction de la typologie du logement (et de la composition sous-jacente probable du ménage qui l’occupe).
Problème : la réponse est plus subtile qu’un argument marketing ou qu’un cahier des charges rigide.

Autre sujet : le cellier intérieur au logement : cet animal exotique est assez souvent absent des logements collectifs récents.

Logique (dans l’esprit des rationalistes étriqués 🙂 ), vu qu’il consomme de la surface habitable et que les placards sont déjà nombreux dans les chambres… 😉

Sauf que sa fonction (et sa position dans le logement) n’est pas la même et que, lui, est en principe capable d’accueillir des objets ou matériels plus encombrants.

Encore un ? Le regret des balcons et loggias parasités par des encombrants disgracieux.
Sans placard d’entrée et sans cellier, le balcon sera-t-il plus ou moins encombré que si le logement comporte ces deux espaces de rangement interne au logement ?
Poser la question, c’est déjà beaucoup y répondre, non ? Question d’évidence. 🙂

L’hyper optimisation de la surface opposée à la lutte anti recoins.
La « meublabilité » (bouh, le vilain mot !) des pièces ne dépend pas que de leur surface, mais aussi de la présence de pans de murs cohérents pour disposer de longs objets (canapés, buffets, armoires…) et de petits recoins plus intimistes, aptes à recevoir de la déco, ou une colonne, ou une console, bref à s’approprier l’espace disponible à sa convenance (pour autant que l’archi ou le maître d’ouvrage en ait laissé la possibilité sans multiplier les contraintes).

C’est tellement bien quand on se rend compte qu’il n’y a pas que l’hygiène dans la vie la norme stupide dans la conception d’un logement. 😉

Et quelques détails à prendre en compte

Le poil à gratter, c’est qualité d’usage ou pas ?
Ca dépend si ça vous démange ou pas.

Le sens d’ouverture des portes : on la pousse ou on la tire ? Quelle incidence sur le volume utile à l’intérieur de la pièce concernée et sur la praticité du couloir de desserte ?
On l’ouvre vers la droite ou vers la gauche ? Selon ce qui est le plus pratique pour un usage fluide et naturel ; et en faisant attention à la position des interrupteurs qui doivent être immédiatement accessibles (et pas derrière la porte ou à 2 m de là…).

La position des corps de chauffe (radiateurs / convecteurs) : mince, pile au seul endroit où on pouvait disposer le canapé ! C’est ballot quand même… 🙂

La position des prises TV dans le séjour : oups, on les a mises sur la cloison placo de la chambre de bébé ! 😉
Alors qu’en les mettant en face dans le mur en béton, la nuisance acoustique aurait été bien minorée.

C’est ce genre de détails (que l’on peut multiplier) et la bonne pesée de leur rapport avantages / inconvénients qui rendra en fin de compte un logement agréable à vivre ou pas.

Or, ces arbitrages entre surface, configuration, interactions diverses demandent avant tout une réflexion « sur-mesure » loin de standards pré établis et de labels ou de certifications dont raffolent pourtant les aménageurs.

Et – comme pour tous ces petits évènements qui font le sel de la vie – ce sont eux qui font le sel du logement.

Oui, le sel, pas la selle.

Quoique… si le sujet vous intéresse royalement, on a aussi la solution !

Créer une pièce supplémentaire en TMA. La salle du trône. 🙂

Convaincus ?

La qualité d’usage sous pression ?

C’est une certitude. La cherté des logements neufs étant une donnée incontournable, le conflit est permanent entre surface et qualité d’usage.

Comment conférer à un logis un caractère confortable en y consacrant un nombre de mètres carrés forcément limité, et quelle est – au cas par cas – cette limite du bien vivre ?

La pression augmente donc. Mais comment y résister ?

Heureusement, vous en avez rêvé et CRO l’a fait. 😉

Parmi les innombrables tribus composant la cohorte mémorielle de cette humanité aussi improbable qu’inénarrable, un clan a développé une aptitude très spécifique.

Et très utile aussi.

Le clan des CROcotte minute ! 🙂

CRO en mode cocotte minute, ou crocotte minute ?
Ouais, bon, résister à la pression, c’est pas tous les jours évident, hein !!!

Vous ne pouvez pas savoir à quel point c’est utile d’avoir dans son ADN quelques brins certifiés haute pression ! 🙂

A l’usage, bien sûr !
Et, à l’usage toujours, vous préférez une domotique complexe et non sécurisée contre les hackers de tout poil ou le libre usage de chariots (carrossés, silencieux et assez petits pour entrer dans l’ascenseur sans le détériorer) entre le parking et votre logement ?

Ca se discute ? Sophistication technologique contre minoration de l’effort physique…

 

Bon, assez bavardé, retournons vaquer à nos activités de la semaine.
Et sans se mettre la pression, ce coup ci ! 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *