Logement neuf : branché ou pas ?

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Bah bah bah bah bah bah bah… Mais bien sûr !

Branché à fond le logement neuf ! Et raccordé tous azimuts !

Mais ça vaudrait quoi, un joli bâtiment tout rutilant, s’il n’était pas raccord avec son environnement ?

Rien du tout. Et c’est bien pour ça qu’il faut faire jouer ses réseaux ! 🙂

Gaz, électricité, fibre optique, courrier postal, ascenseur, eaux usées, eaux pluviales, eau potable, ohlala !

Hé oui, ça en fait, des raccordements à réaliser avant de livrer un immeuble, vu que ses habitants auraient du mal à se passer de ces services là.

On n’est pas des bêtes, quand même… Quoi que ? 😉

 

Ce n’est pas l’aspect le plus glamour d’un projet immobilier, ni la plus grande des difficultés techniques.

Pas non plus le cœur de cible du marketing produit. Et pourtant.

Et pourtant, tout le reste serait réduit à néant, ou fortement contrarié, par un défaut de raccordement à l’un ou l’autre de ces réseaux.

Sans réseaux, zéro ? 🙂

Combien de livraisons en rase campagne ?

Marrant, ça. Il n’y a jamais de statistiques sur les livraisons avortées, les reports de dernière minute et les convocations de clients devenues périmées et à refaire.

Pas de statistiques, mais des histoires entre collègues promoteurs, du genre l’hôpital qui se moque de l’infirmerie, si vous voyez le genre ? 🙂

Un retard de branchement gaz ? Embêtant quand on livre des logements équipés d’une chaudière gaz. Et qui sont de fait privés d’eau chaude et de chauffage. 🙁

Un retard de raccordement électrique ? Bah, quelques bougies et un réchaud gaz feront l’affaire pendant quelques semaines ?

Un mauvais raccordement du réseau d’eaux usées ? Aïe, ça y est, on est vraiment dans la caca !

Un ascenseur qui attend désespérément sa mise en service ? Encore un promoteur qui n’avait pas le niveau ? 😉

Bref, il ne faut pas croire que tout soit si simple dans l’arrière-boutique de la construction de logements neufs !

On a besoin de quoi, alors ?

De pas mal de choses, à vrai dire.

Côté énergies et fluides : gaz (de moins en moins vrai avec la disgrâce des énergies fossiles et l’avènement de la pompe à chaleur), électricité, eau potable.

Côté communication : fibre optique et courrier postal.

Côté mobilité : ascenseur.

Côté réseaux humides gravitaires : eaux usées (alias assainissement) et eaux pluviales.

Quand on a tout ça en temps et heure, on n’est pas trop mal ! 🙂

Bon, rentrons un peu dans le bétail, sans être trop vaches…

Gaz :

    • penser à demander la suppression des branchements existants, vu que sinon… pschittttt pendant les travaux de terrassement ou de démolition 🙁
    • intégrer dans les plans des réseaux conformes, gaines, cheminement, protection
    • signer la convention avec Grdf
    • réceptionner ces ouvrages et faire poser les compteurs

Electricité :

    • pareil, penser à neutraliser tous les  compteurs, branchements existants (parfois même faire déplacer des poteaux ou des lignes à haute tension, voire même à les faire enfouir ; si, si, CRO a vu ça récemment 🙂 )
    • anticiper le besoin (ou pas) d’un transformateur à intégrer dans le programme… L’horreur absolue car le gestionnaire de réseaux peut changer d’avis à tout moment, car l’avis initial donné au moment du permis de construire ne correspondra peut-être pas à l’état du réseau électrique au moment de votre demande de branchement !
    • signer les conventions de branchement et de remise des ouvrages (la fameuse convention RRO)
    • suivre la réalisation des colonnes, pose de compteurs, obtention du CONSUEL…
    • intégrer au mieux la contrainte des IRVE (installation de recharge de véhicules électriques), qui est à la fois une opportunité de faire évoluer les usages et une difficulté supplémentaire (réserve de puissance, colonne horizontale permettant le piquage des dérivations individuelles ultérieurement)
    • gérer la date de mise sous tension de l’ensemble immobilier et la période d’ALS (l’alimentation libre service, sans abonnement, avec une puissance ridicule de 1 Kw par compteur logement sur une durée de quelques semaines)
    • faire tester les pompes à chaleur et les mettre en service avant la livraison (en souscrivant des abonnements temporaires plus puissants…)

Fibre optique :

    • bien définir la prestation intérieure avec un électricien spécialiste des courants faibles
    • mais aussi, amener la fibre depuis le domaine public (une chambre télécom sur la route, souvent) jusqu’à l’équipement de l’immeuble (souvent un local en sous-sol, ou un placard, ou une gaine bien dimensionnée)
    • le faire assez tôt et s’assurer que le prestataire (Orange, SFR, autre opérateur public local) a bien déclaré l’existence de cette nouvelle infrastructure. Hum… il est arrivé que l’un ou l’autre oublie d’appuyer sur un bouton de validation et une installation parfaitement conforme n’était pas reconnue quand les nouveaux habitants voulaient souscrire leur abonnement => salaud de promoteur ! 🙂

Courrier postal :

    • prendre contact quelques mois avant la livraison avec La Poste, localement.
    • s’assurer que l’emplacement des boîtes aux lettres leur convient
    • se coordonner pour la pose des serrures officielles avant la livraison mais après la pose des boîtes (ça parait logique, comme ça, mais ce n’est pas toujours aussi limpide dans la vraie vie)

Ascenseur :

    • petit point de détail sournois : vérifier que la carte sim a bien été prévue et installée, car sans carte sim pas de communication téléphonique, donc pas de possibilité de signaler un incident en cabine et donc pas de mise en service…
      (ce point est maintenant plus simple que lors de la préhistoire des télécoms où il fallait installer une ligne fixe… ce qu’on ne fait pas en 10 mn !)

Eau potable :

    • faire valider le dossier technique au concessionnaire local
    • obtenir le devis de branchement au réseau public, le vérifier, et le payer
    • valider l’emplacement du compteur général
    • si on choisit un système d’individualisation de comptage (facture directe du fournisseur d’eau à l’occupant du logement), monter le dossier technique, valider le devis, payer la pose des compteurs

Eaux usées et eaux pluviales :

        • monter le dossier technique et le faire valider (notamment sensible pour les eaux pluviales, cf exigences d’infiltration et de rejet limité voire interdit au réseau pluvial…)
        • obtenir les devis et les regarder soigneusement pour éviter les abus de chiffrage
        • les valider, les payer, vérifier la date de raccordement effective
        • ne pas oublier le contrôle de bon raccordement avant la livraison (un tuyau à caca raccordé sur les eaux pluviales, c’est pas net 🙂 , et c’est visible via un système de colorants versés dans les WC avec contrôle visuel dans les regards extérieurs) ; parce que reprendre des réseaux…

Bref, au risque d’en avoir oublié, on peut dire que même si les réseaux ne sont pas visibles, ils n’en restent pas moins essentiels au fonctionnement et à une livraison réussie ! 🙂

Et heureusement, parce que si l’on ne se fiait qu’à la communication commerciale… 😉

Mister Bean en CRO commercial
Y a pas que les réseaux non plus, hein ? Le MarCROting, ça compte aussi !!!

Et certains diront ensuite que Mister Bean est has been…

Alors qu’il est juste intemporel. Comme les aïeux de CRO et toute la lignée de ses descendants ! 🙂

En résumé du jour : rien ne sert à être bon en marketing si on est nul en réseaux (le lièvre et la tortue, quoi !).

 

Qu’on se le dise ! Au moins pendant la semaine qui vient.
Qu’on vous souhaite excellente. 🙂

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