Opérateurs du logement : stratégie « go low » ?

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Mais non, pas gigolos ! Tout de suite les mots qui fâchent ! 🙂

Aller comparer les producteurs de logement à de simples gogo dancers…

Faut pas charrier quand même !

C’est sérieux, la stratégie en période chahutée !

Est-ce qu’on doit relancer plein pot (go fast ? 😉 ) ou faire le dos rond (go low) dans le genre profil bas pour ne pas prêter le flanc aux vents mauvais ?

Pas évident du tout, braves gens, de trancher !

En matière de stratégie, faut pas se planter, surtout quand rien n’est évident.

Y a au moins ça de clair. Le logement neuf, c’est dément ! 🙂

 

On ne va pas se raconter d’histoires, ni se faire un film. Par les temps qui courent ce serait forcément une série B.

Mais quand même.

On aimerait bien connaître le scénario pour la fin 2025 et 2026.

C’est trop demander, peut-être ? 🙂

Qui abuse boira ?

Arghhhh… Faut pas abuser. Sinon on boit la tasse ?

Comme à la mer, il ne faut pas ouvrir la bouche trop tôt. Faute de quoi la première vaguelette qui passe vous inonde le palais. Et vous étouffe.

Glups, déjà qu’on a du mal en ce moment avec de simples petits logements, imaginez un peu avec un palais ! 🙂

Ahlala, la vie est dure, c’est vrai. Raison de plus pour se méfier de ne pas avaler de travers.

Ou de ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre.

Car que nous disent les augures pour les mois qui viennent ?

    • sur la situation économique
    • sur la stabilité politique
    • sur l’évolution des taux du crédit immobilier
    • sur une ou des mesures de soutien au secteur d’activité

Ben, euh, bof, c’est à dire que, peut-être, si l’on en croit l’analyse des selles de mouettes sur la presqu’île du Cotentin… bref, on ne peut pas surfer sur quoi que ce soit d’évident.

Donc, quand vous êtes un grand groupe immobilier, ou un tout petit CROmoteur immobilier de province, vous prenez quelle hypothèse ?

Vous faites un pari (qui vaut bien une messe, il paraît 🙂 ) ou vous serrez les fesses en priant le Seigneur ?

Seigneur, triez pour nous…

Bon, si c’est le Seigneur qui trie, on évitera peut-être la voie de garage ?

Mais c’est pas sûr ! 😉

Récapitulons :

    1. un promoteur qui ne prépare pas l’avenir est un promoteur mort
    2. un promoteur qui prépare trop l’avenir est un mort qui s’ignore
    3. un promoteur qui hésite trop longtemps va ressembler au promoteur du 1

Explications :

    1. si le promoteur 1 ne prépare pas de nouvelles opérations, à supposer que le contexte s’améliore (ce qui finit toujours par se produire, mais au terme d’un temps incertain et potentiellement long), il n’aura pas d’activité, pas de chiffre d’affaires, ne pourra pas conserver le noyau dur de ses équipes et il ne sera bientôt plus qu’un souvenir micro économique
    2. si le promoteur 2 croit au contraire en un redémarrage puissant ou rapide (les deux, c’est quand même super optimiste ! 🙂 ) et qu’il prépare tout plein de beaux projets, il a quand même sacrément intérêt à éviter le risque mortel du surstock (stock d’invendus ou portage de fonciers trop nombreux à développer)
    3. on ne va pas vous faire un dessin, si ? Déjà qu’il n’est sûr de rien le promoteur 3, le pôôôôvre !

Arrivés à ce stade, on n’est guère plus avancés.

Ne rien faire confine au suicide.
Mais faut-il faire confiance à l’avenir, et développer à tout va (en se basant sur la croyance du métier qui laisse à penser que c’est quand tout va mal et que les autres ne font rien qu’on fait de bonnes affaires…) au risque de se prendre les pieds dans le tapis (car les temps actuels ne répètent pas forcément les schémas du passé, aussi bien en temporalité qu’en intensité) ?

Poser la question, c’est y répondre ? 😉

Et en courant haltère natif, on fait le poids ?

Vue la situation électrique, ça se pourrait bien, tiens, tiens…

Et s’il existait d’autres voies, au moins une troisième, pour titiller une logique alternative qui tiendrait la route ?

Pour ne pas rester les deux pieds dans le même sabot en attendant un miracle ou la fin des haricots ?
Tout en refusant le risque d’une indigestion funeste par un trop plein de relance productiviste ?

Quand on ne sait pas choisir, il faut penser à ménager la chèvre et le chou.

Faire un peu, pour préparer un redémarrage minimaliste ; et faire en mode sécurisé. Tout ça pour avoir un petit volant d’activité prêt à démarrer assez vite.

Soit en consolidant des accords fonciers gratuits (des promesses de vente de foncier comestible), soit en prenant position par un achat en pleine propriété sur des biens dont la valeur de revente n’est pas basée sur les espérances du potentiel constructible mais sur la valeur de marché de ces biens (revente auprès de particuliers cherchant un terrain ou un logement), afin d’éviter un risque de forte moins-value en cas d’échec du développement du projet ou de conjoncture durablement et férocement défavorable.

Ce type de stratégie alternative n’est ni brillant ni révolutionnaire. Juste raisonnable.

Ce qui est sans doute une qualité dans un monde où tant de situations ou de personnes ne le sont pas ? 😉

CRO et la marionnette Trump
J’exige une relance de l’immobilier dans les 24 heures !!! Euh, 100 jours, ça nous ira aussi !

Pauvre CRO ! En être réduit à tirer des fils en coulisses.

D’ici à ce qu’il se prenne pour Pénélope…

On n’est pas encore à deux doigts du dénouement, mes amis ! 🙂

Mais, cent fois sur le métier remettons notre ouvrage et la roue finira bien par tourner !

Enfin, sans doute. Et à force… 😉

Bah, pour l’instant, on va se la jouer tranquille.

 

Faut pas s’exciter par ces chaleurs !
A la semaine prochaine… 🙂

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