Dur métier que celui de promoteur, en toute saison.
Mais la pire ( 😉 ), c’est quand même l’été.
Entre les épisodes de canicule et la dépression saisonnière de sous activité, difficile de surfer sur une vague de tonicité !
C’est vrai, quoi ! Plus un seul chantier en activité, des grues à l’arrêt, tous les prestataires liés à l’acte de construire éparpillés sous des latitudes aussi nombreuses qu’exotiques…
Difficile de faire dériver son esprit quand rien d’excitant ne se passe autour de vous. 🙁
Juste les bulletins météo, et encore, même là on dirait qu’on a droit à des rediffusions ! 😉
C’est comme ça, l’été. Pour un promoteur au mois d’août.
On laisse filer les degrés en comptant les heures, et en priant la rentrée pour qu’un petit vent de fraîcheur vienne raviver le feu sacré. 🙂
Mais qu’est ce qu’on s’emm**** sur le front de l’activité !
Tuer le temps
Heureusement, il existe une sorte de promoteur mieux organisé que les autres.
Ou plus créatif ? 😉
Le genre à servir de sujet de conversation à deux impétrants désœuvrés, nos amis récurrents (et pas récurant, hein, ils ne sont pas là pour faire du nettoyage !) alias Gérard Menvussa et Dimitri Sellektif.
Dimitri : salut Gérard, alors tu bulles comme il faut ?
Gérard : houla, mais c’est mal me connaître Dimitri !
D : ben quoi, on est au mois d’août quand même !
G : et alors, il a une maladie honteuse le mois d’août ?
D : bah, tout le monde sait bien qu’en août les promoteurs immobiliers n’en filent pas une rame. A part les pagaies du club de canoë kayak, bien sûr…
G : oh, la mauvaise langue ! Hé bien tu vois, je t’oppose un démenti formel ; je n’ai pas une minute à moi.
D : la bonne blague. Tiens, une supposition : disons que je te demande un rendez-vous professionnel lundi prochain ?
G : ah, pas possible, je suis pris.
D : oh ? Toute la journée ?
G : oui, j’ai piscine à Marrakech. Une histoire de joint venture pour une résidence club à créer.
D : et mardi, pareil ?
G : ah non, mardi c’est moins ludique. J’ai resto au Ritz. Pour affaires bien sûr.
D : bon, mercredi alors ?
G : pas possible, j’ai sortie cinoche avec les enfants. Le Loup de Wall Street. Pour leur montrer qu’il existe pire que les promoteurs, c’est une sortie éducative qui va les préparer au monde professionnel.
D : oui, tu as raison ; il faut leur faire toucher du doigt que tout est relatif dans ce bas monde. Alors, jeudi peut-être ?
G : tu n’y penses pas ! Journée de repos, après un début de semaine comme celui-là !
D : et vendredi, c’est aussi repos en préparation d’un week-end chargé ? Hum ?
G : mais non, vendredi, c’est plein pot ; stage de conduite karting sur le circuit de Monza !
D : professionnel, ça aussi, peut-être ?
G : absolument, c’est mon fournisseur italien de carrelage et faïence qui offre. Pourquoi s’en priver ? Je ne voudrais pas le vexer.
D : alors là, tu as raison ; déjà que tu as du mal à trouver des clients, si en plus tu te fâches avec tes fournisseurs, tu ne verras plus personne à la rentrée !
G : mais ne me dis pas des trucs comme ça, malheureux ! Avec ce genre de raisonnement tous les mois seraient des mois d’août ! Vision d’enfer…
D : alors que la rentrée, c’est tellement mieux : les embouteillages, les grèves, la rentrée scolaire, la bagarre sur le budget 2026, la motion de censure, le gouvernement qui tombe, la prise de tête pour le nom du prochain 1er ministre, les orientations budgétaires à redéfinir ou confirmer, le risque de dérapage calendaire pour le vote du PLF2026, l’éventuelle absence de mesure structurante en faveur du logement neuf si le nouvel exécutif n’en veut pas… T’as raison, mon Gégé, de ne pas aimer le mois d’août. Mais les autres ne valent pas forcément mieux…
G : mais si, forcément, le pire c’est de ne rien faire, l’immobilisme. Comme en août, quoi !
D : c’est sûr que, quand il ne se passe rien, rien ne peut s’améliorer. Alors que du mouvement peut naître l’espoir !
Et le principal, c’est bien de garder des motifs d’espoir, non ? 🙂
Un de perdu, dix d’heureux trouvés ?
Ben voilà, si chaque fois qu’on perd une illusion ou un motif d’espoir on en retrouve une dizaine en pleine forme, ça va le faire !
Comme quoi… un simple petit dicton, à peine détourné 😉 , ça vous procure un bien fou. Il suffit d’y croire, bien sûr.
Mais si vous n’y mettez pas la plus élémentaire bonne volonté, hein, faudra pas venir vous plaindre ! 🙂
La volonté, c’est essentiel. D’autant que ce n’est pas parce que quelque chose est improbable que cela ne peut pas arriver. La preuve ?
Tiens : est-ce que vous avez déjà vu un mammouth faire de la balançoire ?
Et pourriez vous croire que cette balançoire résiste à pareil traitement ?

Ben voilà, vous avez à la fois la preuve et l’explication : quand on aime…
Allez, on y croit tous ! 🙂
En plus, le mois d’août n’a que 31 jours…
Et il n’en reste que 7 pour votre semaine.
Qu’on vous souhaite super calme, bien sûr ! 😉
