Logement neuf : la (con)joncture est-elle un gros mot ?

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La conjoncture. Dont les 3 premières lettres peuvent prêter à contusion… 🙂

Mot court mais gros. Comme les 3 premières lettres de contexte.

Les mêmes ? C’est vrai, mais conjoncture et contexte s’expriment dans un même espace temps.

Il faut dire que nous vivons – et pas seulement pour le logement – une époque à la ***…

Et que l’interprétation des chiffres du logement neuf peut désorienter certains d’entre nous. 🙂

Mais pas ceux qui ont un GPS (Gyroscope de Précision Synthétique) intégré !

L’esprit de synthèse, c’est essentiel. Et principal, foi d’animal ! 😉

 

C’est encore une histoire de chiffres. Ceux du 1er trimestre 2021.

D’un côté, les réservations de logements neufs.

De l’autre, le niveau de l’offre commerciale à la vente ou le rythme d’octroi des permis de construire.

Et, au milieu, les interprétations des uns et des autres, suivant leur penchant naturel. Ou artificiel ? 🙂

Une joncture à la con ?

Oui, oui, je suis d’accord avec les puristes, le mot joncture n’existe pas.

Mais j’avais besoin de faire la jonction avec le contexte ! 🙂

Nous disposons donc de paramètres apparemment contradictoires ; des ventes à la hausse, des permis à la baisse et une offre commerciale en régression itou.

« What the phoque » , comme disent les otaries trop mal élevées ? 😉

Ben, la banquise est en train de fondre, et les litres d’eau douce qui s’écoulent dans la mer sont les larmes de douleur d’une ressource qui s’épuise.

Les immeubles, c’est comme la glace, le stock fond à vue d’œil…

Que disent les chiffres ?

Voyons voir :

    • pour le volet commercial : l’Observatoire de la FPI indique, pour le 1er trimestre 2021, 33 633 réservations de logements neufs (soit 12.8 % de mieux qu’en 2020, mais bien moins qu’avant : 38 744 en 2019, 36 662 en 2018, 38 012 en 2017)
    • pour l’offre à la vente : 9 à 10 000 logements plus basse qu’au 1er trimestre 2020, étiage absolu depuis 2012 et reflet fidèle du grand succès de la politique du logement de notre pays, tellement fluide et efficace…
    • pour les permis de construire : on aurait été en droit d’attendre une nette progression, puisque le 1er trimestre 2020 avait été impacté par le début de la pandémie et son confinement. Sauf que, c’est un nouveau recul qui est constaté (103 400 permis accordés, en baisse de 2.3 % sur la période, avec une mention particulière aux logements collectifs en baisse de 15.2 %), donc une performance bien pourrie, sans aucun effet de rattrapage, illustrant à merveille le pied sur le frein des élus locaux pris globalement.

Dieu que les chiffres manquent de poésie.
Coincés entre prose et nécrose ? 😉

Et que veulent-ils dire ?

Ce n’est pas très compliqué.

En réalité, les ventes du premier trimestre 2021 ne sont pas si élevées : elles sont sensiblement inférieures à celles de 2017, 2018 ou 2019. Donc médiocres.
Et la progression par rapport à 2020 est celle de l’illusion d’un premier trimestre 2020 faible car amputé à compter de mars par l’arrivée de notre coronavirus (mais non, coronavichinois ! 😉 ) préféré.

Donc, la performance commerciale n’a rien de formidable ni d’anormal.
Elle s’étiole même en référence aux chiffres d’années de plein exercice sur le même trimestre.
D’autant qu’une part croissante de ces réservations a été faite au profit d’institutionnels s’engageant dans la constitution d’un parc de logement intermédiaire. Au détriment des particuliers en recherche.
Quand le client a moins de choix, le niveau des ventes recule logiquement. CQFD.

Et comme les permis délivrés continuent de s’enfoncer, inexorablement malgré les semblants d’émotion ministériels encore trop récents, ces ventes somme toute assez ordinaires entament régulièrement le potentiel de logements à la vente.
Qui fond comme la banquise.

Les promoteurs sont-ils des ours blancs qui s’ignorent ? 🙂

Mais que faut-il donc en penser ?

Mais ce que vous voulez ! Vous êtes grands, pas vrai ?

Ce qui est sûr, c’est que – quand on est un ours blanc – on a très envie que la banquise se reconstitue et que – quand on est promoteur – la reconstitution de la banquise commerciale passe par une (vraie et durable) relance des permis de construire accordés et pas par une simple sortie des violons de la communication politico institutionnelle.

D’autant qu’en matière de musique, le violon n’est pas forcément à la mode.

Chez les CROs, tout le monde sait ça d’ailleurs, depuis la percée du petit sCROmae dans les charts ! 🙂

Vous ne le connaissez pas? Mais si, bien sûr ! Un CRO plein de classe !

Ca nous change un peu… 😉

sCROmae, ou Stromae en mode CRO
C’est quoi, le nœud du problème, déjà ? La banquise ???

Mais oui, mon petit sCROmae ! La banquise ne se décrète pas, elle se re-construit.

Alors, le refroidissement du climat, c’est pour quand ? 🙂 Ce serait formidable !

Manière de réchauffer avec un peu d’humanité les chiffres con-joncturels… 😉
Et les petits cœurs serrés (note du CRO : à cause du portefeuille qui prend trop de place ?) des promoteurs ?

Bah, bah, bah… Arrêtons là le mauvais esprit et les gros mots. 😉
Il faut en garder un peu pour la semaine prochaine !

 

Et d’ici là, passez en une bonne.
De semaine ! 🙂

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