Le logement, c’est qu’aux pieux ?

Promoteurs et programmes Laisser un commentaire

Ca pour être copieux, c’est copieux !

Y a vraiment à manger et à boire dans le logement neuf.

On avale de la contrainte à tour de bras gosier, à tel point qu’on arrive à ne plus avoir d’appétit. 😉

Pour les permis de construire, vous le savez déjà. On sature.

Pour les relations avec l’administration en général, c’est du même tonneau.

Avec les notaires et les banques, pareil, la contrainte, même codifiée, est omniprésente.

Mais alors, ce qui est insupportable, c’est qu’on vienne nous chercher des poux au pieu…

Et au pieu sécant ? 😉

 

Bien sûr, vous me direz que, des chambres à coucher, il y en a dans tous les programmes immobiliers et dans tous les logements.

Alors… avoir à faire à des pieux… ce n’est que logique, somme toute !

Oui, mais des plans pieux comme ça, ça n’aide pas à rêver, ni à avoir des nuits calmes… 🙂

Quand le voile est levé

Pour faire un parking en sous-sol, les promoteurs aiment bien les voiles.

Pas le tchador, ni la voile du mât de misaine.

Non, un voile bien plus modeste, un voile en béton.

Un joli petit terrain, bien simple et sympathique, avec des prospects (la distance à respecter par rapport à la limite avec les voisins) confortables, voilà l’idéal technique du promoteur !

Le genre de voile qu’il n’aime pas lever mais couler.
Car le béton, on le coule, alors que le bateau à voile, c’est plus cool. 🙂

Bref, en CRO comme en détail, pour un parking en sous-sol optimisé et pas trop cher, le voile est l’avenir de l’home sweet home.
Si, si.

On fait venir le terrassier, il creuse son trou, crée et maintient une rampe en plan incliné et il met en place des talus obliques pour éviter que les terres ne s’éboulent.

Il a donc besoin d’une emprise supérieure à celle du parking, vu que les talus ça prend de la place et que ses voiles béton périphériques du parking sont érigés en pied de talus.

Quand talus, tu sais donc lire ?
Oui, mais surtout, tu sais compter ! 😉

Parce que le talus est la garantie de ne pas avoir besoin de techniques plus complexes et plus coûteuses.

Oui mais voilà, avec un rapport de un pour un, on a besoin d’un talus de 3 m + une banquette de 1 m en haut du talus => donc 4 m de recul sont nécessaires pour un « trou » de parking profond de 3 m.

Et éventuellement, avec une pente de 3 pour 2, on va prier pour avoir les 5.50 m indispensables ((3 x 3/2) + 1).

De fait, si votre terrain n’est pas assez ample pour accueillir à la fois les dimensions utiles du parking – « oui, monsieur le maire, mais bien sûr, 2 places par logement, toutes enterrées » 😉 – et le recul indispensable au talus et à sa banquette…

Hé bien, là, c’est le voile et qui met les voiles et le coût travaux qui s’enrhume.

Normal, une fois dévoilé, on est plus sensible aux courants d’air ! 🙂

Le pieu, c’est copieux ?

Hé oui, le voile est sensible au contexte. Et pas qu’en Afghanistan ou en Iran.

Mais, de là à dire que la solution de facilité, c’est le pieu…

Pas toujours, d’où la question existentielle : le pieu sécant, c’est quand ?

C’est quand le voile n’est pas possible, quand on n’a pas le recul indispensable, quand il faut prendre en compte la stabilité de constructions existantes proches (en évitant de décomprimer les terres), quand la nappe phréatique est plus haute que le dallage de votre sous-sol…

Bref, le pieu sécant, c’est assez souvent. Snif. 🙁

Et le pieu, c’est quoi ?

Ben, le pieu sécant c’est une succession de pieux en béton (une jolie machine appelée tarière et ressemblant à une vis sans fin qui extrait la terre et injecte le béton à sa place), avec un recouvrement partiel entre pieux et un pieu sur deux armé.

Comme les pieux circulaires ont une intersection, la paroi est quasiment étanche et les venues d’eau latérales très limitées.

Et le pieu, c’est combien ?

Aïe, ouille, avec le pieu, on est dans de beaux draps… 😉
Les finances sont mises à mal, car cette technique de fondations profondes fait appel à des entreprises spécialisées, et donc assez peu nombreuses, avec des machines coûteuses et des opérateurs formés.

Elle est donc beaucoup plus chère que le recours à des voiles béton périphériques, déjà pas donnés, mais considérés comme la solution de base d’un programme immobilier n’ayant pas de contrainte spécifique en termes d’emprise ou de venue d’eau.

Bref, pour un promoteur immobilier traumatisé, vous aurez compris qu’un pieu, ce n’est pas un lit douillet, même si ça douille ! 🙂

La vie est mal faite… 😉

Sauf pour ceux qui ont vraiment de la chance.

Hélas, le facteur chance est difficilement maîtrisable.

Quoique… certains CRO, avec l’expérience multi-millénariste acquise depuis le commencement des temps…

Le facteur chance
C’est vraiment trop sympa quand le facteur chance vous obéit à la lettre !!!

Enfin, mieux vaut quand même ne pas compter que sur la chance, n’est ce pas ?

Redevenons rationnels et analytiques.

L’espace d’une semaine au moins ? 😉

 

Qu’on vous souhaite excellente. 🙂
Quel que soit votre facteur !

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