La confiance n’exclut pas le contrôle ?

Promoteurs et programmes Leave a comment

Promoteur immobilier est un beau métier. 🙂

En général. Ceci étant moins vrai selon la conjoncture du moment…

Mais il y a des choses qui ne changent pas quelle que soit la conjoncture : l’amour de la puissance publique pour le contrôle.

Dont celui du respect des règles de construction.

Faut dire aussi : quand on a à faire à des loustics comme les promoteurs immobiliers, on se méfie forcément, hein ? 🙂

En tout cas, on devrait. 😉

Plaisanterie mise à part, on ne va quand même pas faire une confiance aveugle aux maîtres d’ouvrage et à leurs architectes, maîtres d’œuvre, entreprises, bureaux d’études et contrôleurs techniques, si ???

Franchement, faire confiance… 😉

 

De toute façon, l’état est passé par là.

Donc, entre confiance et contrôle, le choix est vite fait.

Et c’est tant mieux ! Sinon, de quoi on se parlerait aujourd’hui ? 🙂

Construire comme un castor ?

Heu, non, vraiment, il faudrait essayer de faire un peu mieux que les castors, s’il vous plaît…

Parce que la construction bois laissée aux amateurs, c’est très risqué ! 🙂

En plus, les castors, ils sont nuls en construction acier ou béton, alors…

Il faut donc construire bien mieux et de manière bien plus fiable que les castors.

Et pour ça, il faut respecter des règles.

Et pour vérifier le respect des règles, il faut un contrôle. De l’état.

Le fameux CRC connu de tous les professionnels de l’acte de construire : le Contrôle des Règles de Construction !
(non, pas le Carnage Rituel des Castors ! 😉 )

Petit détail : ledit contrôle peut avoir lieu jusqu’à 6 ans après l’achèvement des travaux, c’est à dire qu’il vaut mieux avoir de la mémoire et que l’équipe ayant procédé à la construction du bâtiment n’ait pas disparu en tout ou partie…

Mais l’intemporalité de la démarche n’a pas de prix et fait tout son charme. 🙂

A peu près le même que l’épée de Damoclès ?

Eviter la perte de contrôle ?

La maîtrise, c’est ce qui est demandé, vous l’avez déjà compris.

Bien maîtriser les règles et les appliquer scrupuleusement dans l’acte de construire.

Le promoteur (ou l’organisme HLM ou tout autre maître d’ouvrage) reçoit dont un joli petit courrier recommandé entouré d’un petit ruban rose torsadé (bon, oubliez le ruban, c’était pour faire joli…) dans lequel on lui explique la démarche.

Par exemple :

vous avez eu la chance d’être retenu pour un contrôle, en application de l’article L181-1 du Code de la Construction et de l’Habitation, et que, consécutivement…

– il faut commencer par remplir tout un tas de formulaires et d’attestations, et constituer un dossier avec tout plein de documents et de plans. Le tout en moins d’un mois.

– sachant qu’on va contrôler le passage des brancards (escaliers, ascenseur, circulations…), l’aération / ventilation des logements (donc le bon fonctionnement de la VMC entre autres), la sécurité incendie, les hauteurs de garde-corps, des fenêtres basses et des rampes d’escalier, et plus généralement, l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap.

– et on vérifiera ça sur place, dans un trimestre ou deux, ceci impliquant la visite de logements (*)

(*) super drôle : en principe, il est souhaité (on vous l’écrit) que les logements soient si possible « en situation d’attente de livraison et inoccupés » . A se faire pipi dessus. Mais on se retient. 🙂
Parce que, si vous avez suivi, le contrôle peut se faire jusqu’à 6 ans après l’achèvement des travaux, et c’est souvent la déclaration d’achèvement des travaux qui va déclencher la potentialité du contrôle.
Autant vous dire que, quand on parle a minima de 5 à 6 mois après l’achèvement et la livraison, les logements sont en général vendus et occupés… Un détail ! 🙂

Bien sûr, des mois après la livraison, le promoteur n’a plus aucune clé ni droit de regard sur les parties communes (confiées au syndic de copropriété) ou sur les logements (propriétaires occupants ou locataires).

Il va donc falloir communiquer gentiment pour obtenir qu’une partie des logements puisse être visitée.

Histoire de renforcer le lien social, sans doute ? 🙂

Contre mauvaise fortune bon cœur ?

On le dira comme ça.

Ce n’est pas que passer un gros paquet d’heures voire de jours fasse plaisir.
Surtout pour une tâche que le professionnel jugera improductive, voire anxiogène.

Et davantage encore en période de vaches maigres comme en ce moment.

Mais pourtant : il en faut bien des règles !

Et des contrôles et des contrôleurs ! 🙂

Et puis, sait-on jamais, il se pourrait même que soit révélée une anomalie.

Sulfureuse ? 😉

CRO, des fleurs et des fumées
Huuuummmmm. C’est si bon de s’extraire du contexte !!!

Mouais. En principe, une erreur ça pue, et après on n’est plus en odeur… de sainteté.

Mais, si on parvient à se détacher un tant soit peu de l’instant présent, on arrive à trouver du positif, même dans un contrôle CRC ! Si !

Le truc, c’est d’y croire… 🙂

Bon, CRO va aller changer son filtre à air.
Parce que ce n’est pas tout d’y croire, il faut aussi nous laisser respirer ! 😉

 

Tiens, on va faire ça entre nous. Pendant 7 jours.
Qu’on va se souhaiter excellents ! 🙂

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