Elections, piège à béton ?

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C’est un fait établi, qui relève quasiment du folklore traditionnel franchouillard. 🙂

Les élections municipales sont régulièrement l’occasion, pour bien des candidats, de casser du sucre (ou du béton ?) sur le dos de la construction.

Qu’on se le dise (ou le répète…), le logement neuf n’a pas bonne presse auprès des prescripteurs des documents d’urbanisme locaux.

Pendant des décennies, les statistiques des permis de construire ont ainsi connu des coups de mou plus ou moins marqués dans les 6 à 18 mois précédant les scrutins locaux.

La faute à un manque de culture ou de conscience de l’utilité du logement, couplé à la volonté délibérée d’éviter les sujets qui fâchent les voisins de projets de construction ? 🙁

Sans doute, mais un doute habite CRO maintenant.

Et si ce genre de repère sociétal venait à se perdre ou se dissiper ? 🙂 …….

 

Ahlala, mais ce serait une catastrophe, braves gens, vous l’imaginez bien ! 😉

Perdre un totem sociétal de plus ! Le refus de construire qui serait mis entre parenthèses ?

Mais au nom de quoi, grands dieux ?

Ce serait comme prendre la foudre ! Nom de Zeus !!!

Des arguments en béton ?

Revenons sur le vécu des promoteurs au cours des 10 à 20 dernières années au moins.

Il fallait faire le plein de permis de construire suffisamment tôt dans le cycle électoral municipal, pour ne pas tomber en panne sèche dans la période de 6 à 18 mois précédant le scrutin.

Et il était très fortement conseillé d’éviter le sacrilège absolu de planter une grue dans les (environ) 3 à 6 mois du bourrage d’urne démocratique.

Faut quand même pas perturber le citoyen ordinaire au point de lui donner la tremblante qui le pousserait à glisser malencontreusement le bulletin du rival dans l’enveloppe de tous les désirs !

Y a des limites à l’exercice du droit d’exercer, hein ? 🙂

Bref, ce non-dit était souvent rappelé verbalement au porteur de projet, histoire qu’il ne l’oublie pas…

Et si jamais il avait le malheur d’avoir un trou de mémoire, la municipalité pouvait éventuellement omettre de donner le droit de mettre en œuvre le montage de la grue nécessaire à l’élévation de la structure.

Zut, la faute à pas de chance !

Le devoir de mémoire, c’est quelque chose en démocratie ! 😉

En résumé, l’idée était de vivre en bonne intelligence en évitant de provoquer qui que ce soit ou quoi que ce soit comme remous local avant la mère (pour le ou la maire) de toutes les élections locales.

CQFD, la faute à Dédé ! 🙂
(Dédé, l’adjoint au maire ? 😉 )

Après le sac, le ressac ?

La question que certains se posent aujourd’hui est celle d’une éventuelle prise de conscience et / ou de changement de paradigme.

Ah.

Sur l’air de « maintenant que la crise du logement est avérée, aigüe et que tout le monde en a conscience, l’ambiance va changer » , tout le monde espère ne plus avoir la tête dans le sac et veut croire en un ressac bienvenu (après le sac qui étouffe, l’heureux sac, quoi, sûrement bio ? 😉 ).

Le genre de changement de mouvement d’opinion qui accompagnerait une vision positive de l’acte de construire et, donc, mettrait fin au raccourci perceptible dans certaines conversations.

Comme celle de nos amis,  Dimitri Sellektif et Gérard Menvussa ? 🙂

Dimitri : dis, Gégé, ils font quoi à côté de la maison de tes parents ?

Gérard : pfff, m’en parle pas, ils font un building !

Dimitri : hein, un building, même pas un immeuble ? Un truc encore plus haut ?

Gérard : ouais, bon, c’est pas la Tour Eiffel, mais quand même, rez-de-chaussée plus deux étages… Sur sous-sol !

Dimitri : oui, c’est un étage de plus que la maison de tes parents.

Gérard : mais c’est pas pareil, Didi, c’est plus haut, c’est plus épais et il y aura plus de gens dedans et même des HLM !

Dimitri : ah, d’accord, alors c’est un building épais et habité par plein de gens qu’on ne connait pas ?

Gérard : c’est ça ! Tu vois que tu comprends quand tu fais un effort !

Dimitri : et le maire a donné le permis de construire ?

Gérard : ça, c’est le truc que je ne comprends pas ; on est quand même à la campagne, ici !

Dimitri : heu, enfin, à la campagne… Dans la banlieue d’une grande ville et avec une gare TER… Y a longtemps qu’on n’a plus vu le moindre poil de la queue d’une vache !

Gérard : c’était mieux quand il y en avait encore.

Dimitri : au fait, Gégé, c’est pas toi qui m’avais dit que tu cherchais un petit appartement pour ta fille ?

Gérard : si, pourquoi ?

Dimitri : parce que, dans le « building », il y en aura sûrement ; alors que les vieilles villas 4 et 5 pièces des années 60 et 70, pour loger ta fille… Sans compter que tes parents commencent à se faire vieux et qu’un appartement sympa avec deux chambres et pas d’entretien…

Gérard : oh, mais t’es un agent commercial de l’ennemi, toi ou quoi ?

Dimitri : et le jour où tes parents voudront déménager ou devront aller en EHPAD, tu vas en faire quoi de la vieille maison qui a besoin d’une grosse réhabilitation ?

Gérard : mais je t’en pose, moi, des questions à la noix ?

Dimitri : heu, non, mais tu devrais peut-être t’en poser davantage, tu ne crois pas ?

Gérard : mouais, n’empêche, elles étaient très belles, les vaches…

NOTE DU CRO : oui, mais dans la vie, il n’y a pas que des vaches en souvenir ; il y a aussi des carnivores en vrai, et on ne les nourrit pas CRO avec des CROquettes, en principe ! 😉

CRO et le tigre aux dents de sabre
Les temps changent, les temps changent, les temps changent… Je vais m’en faire un copain… Glups.

Bon, manifestement, les jeux ne sont pas encore faits et il reste un petit bout de chemin à parcourir.

Ce que l’on va d’ailleurs pouvoir observer très bientôt, puisque les nouveaux conseils municipaux seront rapidement en place et que leurs prises de position et postures (que l’on espère plus pragmatiques que dogmatiques 🙂 ) donneront rapidement la température ressentie

Ah, au fait, et dans la vraie vie, il arrive assez souvent que les voisins réfractaires de la première heure vous interrogent ensuite sur ce que vaut leur bien, dans l’hypothèse (fort improbable, d’après eux 😉 ) où ils devraient le mettre en vente !

Les amis ou les ennemis, ça dépend souvent des circonstances, de la temporalité, et de l’air du temps.

Qui serait en train de changer ? Bonne nouvelle !

Parce que, si l’étang change, on va pouvoir ferrer de nouveaux poissons. 🙂
Y en a marre de tourner en rond dans cet aquarium…

 

Encore une semaine à tirer avant le premier tour.
Allez, on se la coule douce ? Profitez ! 🙂

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