Grains de vie de promoteur… SAV oh le détour ?

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On ne peut pas dire qu’une vie de promoteur soit monotone.

Une vraie vie. De vrai promoteur.

De ceux qui pratiquent encore la totalité de la chaîne de production d’un logement.

De la prospection foncière à la livraison. Et au SAV !

Ah, le relationnel post livraison, où l’on perçoit enfin ce que chacun a bien ou mal fait, et compris (ou pas).

Et qui réserve ça et là quelques surprises, joies, déceptions ou anecdotes.

Ce qui fait le sel de la vie ? On le dira comme ça… 😉

 

Ouf, le programme est livré. Le plus dur est fait.

Ah bon, vous croyez ? C’est vrai que – quantitativement – on est arrivé à bon port.

Mais, nerveusement, il arrive parfois que le plus dur soit encore à venir.

Et l’avenir, c’est du temps passé… 😉

DE LA BOX AU BOXON

Mais qui sont donc ces aliens qui vous demandent une intervention en SAV parce qu’ils n’ont pas internet à la prise du séjour ou de la chambre alors qu’ils n’ont pas branché de câble entre « le cul de leur box » , sagement rangée dans l’emplacement réservé de la gaine du tableau électrique, et la baie de brassage qui relie ses prises RJ45 aux prises des différentes pièces.

Grande et double déception 😉 :

    1. hé non, les gens n’ont pas écouté les explications à la livraison (pour les accédants) ou pas répercuté aux occupants (pour les investisseurs ou gestionnaires) => poser explicitement la question du petit câble qui fait toute la différence avant d’envoyer l’entreprise pour un SAV inutile…
    2. Prout ! La communication par câble virtuel n’existe pas encore… Il y a bien un ersatz qui s’appelle le WIFI, mais là, c’est par les airs, comme les paroles qui s’envolent ! Et les aigris restent ? 🙂

ELECTRIQUE CITE

PDL : ne pas s’offusquer quand on vous interpelle en ces termes. Non, votre interlocuteur ne vous traite pas d’homosexuel ailé ou féminin. Il s’enquiert simplement de l’identifiant de son installation électrique (le fameux « point de livraison » ) .

CONSUEL : Quand les occupants d’un logement vous disent qu’il faut absolument leur donner le Consuel (certificat de conformité électrique) de leur logement car leur fournisseur d’énergie le leur réclame pour souscrire un abonnement.
Pfff… mais non, tous leurs voisins ont déjà souscrit leur abonnement sans ça. Ils ont juste besoin du PDL qui est la référence unique et absolue d’identification du logement. Car si le logement est équipé d’un compteur Linky plombé et qu’Enedis a mis en place son alimentation temporaire en libre service, c’est bien que l’installation est complète et conforme.
Sauf que certains opérateurs semblent ne pas le savoir… et les nouveaux arrivants dans un logement neuf non plus.  Constat pas CONsenSUEL.
Snif. 😉

VOIE DE GARAGE

Place de parking PMR : ne jamais s’énerver quand un client vous fait un esclandre parce que sa place de parking est une place aux normes handicapé et que le sigle est peint au sol. Passe encore qu’il ait oublié ou pas vu les plans du contrat de réservation ou ceux annexés à l’acte de vente, mais quel est le souci ? Avoir une place très accessible de 3.30 m de large, ou penser que les voisins vont le prendre pour un handicapé ? On se pose encore la question dans les chaumières… 😉
Et dire que son voisin râle d’avoir une place de 2.30 m de large !
Bonne nouvelle : ça leur fera un sujet de discussion. 🙂

Des venues d’eau dans le parking en sous-sol : ben oui, c’est fréquent quand le parking a les pieds, les fesses ou la totalité de son volume dans la nappe phréatique. Et ça peut arriver aussi en cas de très fortes précipitations quand le caniveau de bas de rampe automobile n’arrive pas à tout absorber (ou parfois, quand les pompes de relevage sont en défaut). Un parking en sous-sol n’est pas étanche et n’a pas vocation à servir de lieu de stockage de mobilier ou autre (mais l’écrire dans l’acte, dans la notice descriptive notariée et dans le règlement de copropriété n’est manifestement pas suffisant…).
Eau surprise ! 😉

APPEL DE FONDS OU CRI DU CŒUR ?

Quel grand moment de tristesse et de solitude quand un client vous demande de justifier votre appel de fonds de livraison. Vous – bêtement – vous avez fait une soustraction entre le prix de vente TTC du logement et les sommes déjà perçues à ce titre. Normal, quoi.
Alors que lui, c’est beaucoup plus sophistiqué : il a pris le montant de son prêt, moins ce qu’il a payé au notaire le jour de l’acte (dont les frais d’acte), moins les autres décaissements (dont des sommes payées au titre de garanties locatives ou d’assurances diverses à des tiers) et il trouve un chiffre ésotérique et différent mais forcément plus faible.
Et il vous explique que vous vous êtes trompé et vous demande de lui justifier.
Comment dire : c’est mon client quand même… va falloir expliquer CRO finement et sans vexer ! 🙂

L’ACHEVEMENT, C’EST MORTEL !

Quatre ans après la livraison, un client vous demande la DAACT. Sans autre explication. On lui pose donc la question du pourquoi.
Il doit justifier de la date d’achèvement auprès de l’administration fiscale.
Et là, vous vous rappelez le temps passé à expliquer à l’époque, à chacun de ces clients et à leurs conseillers, qu’ils pourront justifier de la date d’achèvement avec la production de leur procès-verbal de livraison (et pas avec la DAACT, intervenue plus tard, s’agissant d’un programme comportant des bâtiments distincts livrés de manière échelonnée). Car, contrairement à une légende trop bien installée, la preuve de l’achèvement peut être faite par tout moyen (et pas seulement par la DAACT) et le PV de livraison en est le meilleur et le plus individualisé.
Il faudra donc continuer d’évangéliser les foules... avant d’être achevé à son tour ? 🙁

ANTICIPER, C’EST LA CLE ?

Début de migraine. Une agence immobilière sous mandat de gestion avec un client acquéreur vous appelle pour récupérer les clés du logement. Mais bien sûr, sans problème !
Sauf que le logement est encore en chantier, n’est pas livré et pas intégralement payé.
On en reparlera plus tard ? 🙂

LE SENS DU SEVICE…

Savoir se faire mal pour minorer les réclamations ou les traiter au mieux, c’est tout un état d’esprit.

Mais l’exercice peut se révéler périlleux, voire carrément… casse-pied ?

Bah, tant qu’on parvient à ne pas finir esCROpié ! 😉

Un CRO estropié
Ben, c’est raté ! Pour la quille, c’est plutôt la béquille !!!

Bon, d’accord, c’est pas parce qu’on a un look à faire partie de la Cour des Miracles qu’on en fait à chaque fois. 🙂

Et il existe sûrement bien d’autres professions où le risque objectif est supérieur.

Mais les promoteurs sont tellement sensibles des orteils… certains d’entre eux au moins ! 😉

Et vous savez quoi ?

 

Il est temps de les mettre en éventail.
Bonne semaine à tous ! 🙂

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