Plutôt moins que plus, puisque ce n’est manifestement pas la même chose.
Par exemple, en association avec le verbe gagner, on préfèrera « plus » . 🙂
Alors qu’avec dépenser, on aura un penchant pour « moins » .
Et c’est souvent comme ça dans la vraie vie.
Les spéculateurs jouant sur les cours du pétrole préfèrent plus. 🙁
Alors que les schroumpfs de base qui passent à la pompe aimeraient moins.
Et dans le logement neuf ? Ben, c’est pareil.
Mais plus ou moins… Bien sûr ! 😉
On est donc en plein dans l’air du tant, c’est l’époque qui veut ça.
Entre des prix plutôt incertains, difficilement maîtrisables par l’individu, et des perspectives floues dues à la conjoncture en général (et à un crétin mondial en particulier 😉 ), les arbitrages entre faire ou ne pas faire et entre plus ou moins ne sont pas toujours évidents à rendre.
Une question de temps, sans doute ? 😉
Tel est prix qui croyait prendre ?
Dans le logement neuf, les deux dernières années n’ont pas été tendres ; et si un rebond est espéré, il faut encore patienter un peu avant de le voir se concrétiser.
Et comme un certain nombre de promoteurs se sont fait prendre dans ce « pot au noir » , englués dans des rythmes de commercialisation de gastéropode les menant tout droit à un stock d’invendus au moment de la livraison, les rabais, remises et autres opérations promotionnelles ont été monnaie courante.
Cette agressivité commerciale est maintenant en net recul (sans avoir tout à fait disparu) du fait de la diminution de ce stock de logements achevés, mais il en reste quelque chose au niveau des réflexes.
Le goût du « moins » .
Un peu comme les requins avec le goût du sang, certains prospects ont pu en faire leur doctrine de base, et certains services commerciaux privilégier à outrance l’étiquette prix, comme autant de zombies au moment des soldes.
Mais les zombies, ça n’existe pas, et les soldes, ça ne dure qu’un temps ! 😉
Se pose alors la question, non pas d’un retour à la normale – car qu’est ce qui est normal dans un monde où les repères s’effacent très vite ? – mais du temps d’après et de la stratégie à adopter. Ah…
De fait, jusqu’ici, qu’a-t-on appris à part s’être épris du prix ? 🙂
Et un grand prix, ça se gagne ?
En formule 1, oui.
En formule famille, ça se discute !
Toujours est-il que la plupart des intervenants, promoteurs ou commercialisateurs, ont pris le parti de continuer dans la logique du « moins » .
Et quoi de plus logique, pour garantir un petit prix, que de rétrécir tout ce qui peut l’être ?
Dont les matériaux de façade, les prestations et équipements et bien sûr et c’est mathématiquement le plus facile, les surfaces…
Le T2 de moins de 40 m², qui avait disparu à l’ère du PINEL PLUS (rappel : 45 m² minimum obligatoire), fait ainsi un retour en force.
Avec WC souvent dans la salle de bains et, luxe absolu, une fréquence non négligeable de salles de bains commandées par la chambre. Beurk.
Moins de surface, moins de cloisons, moins de portes, d’interrupteurs, de peinture… et plus de logements sur un plateau de surface équivalente : voilà la recette de l’équation petit prix permettant d’élargir le spectre des acquéreurs potentiels (et pas potes en ciel, hein, on laisse les morts tranquilles ! Mauvais goût… 🙁 ).
Et le grand prix là dedans ? Ca peut encore se gagner ?
Le futur, une notion d’avenir ?
Mais c’est quoi, cette question ? Bien sûr !
A condition de savoir ce qu’on veut et va en faire…
Il y a donc probablement de la place pour des logements un peu plus généreux et moins formatés, mais en plus petit nombre pour des raisons évidentes de solvabilité ?
Quoique… Pas forcément si évident en matière d’investissement locatif car davantage de surface, c’est aussi plus de loyer pendant la période de détention, tout comme un potentiel de séduction plus important au moment de la revente 10, 15 ou 20 ans plus tard.
Entre un logement étriqué, manquant de volume et de rangements, et son collègue plus confortable, quel sera celui qui aura mauvaise presse et celui qui trouvera un marché secondaire non décoté ?
Celui qui en aura fait plus ? 😉 Dans une logique de pêche au gros ?
A méditer car, en l’absence de stratégie, le pêcheur prend son risque ! 🙂

Bah, comme vous le savez, il faut de tout pour faire un monde… aventureux !
Plus ou moins, mais de tout ! 🙂
Alors, petits ou grands, on les aime tant nos logements…
Que, quel que soit leur prix, on ne les reniera pas !
Dans la semaine qui vient au moins.
Et profitez bien du chocolat, pour Pâques c’est dans l’air du tant ! 🙂
