2022 : le logement, sinon rien !

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Nous sommes au printemps 2022. Si ! Déjà !

Bon, pas pour de vrai, bien sûr. 🙂

Mais c’est tout comme.

Avec tous ces Schtroumpfs qui nous bassinent à longueur de temps de cerveau disponible sur des thèmes aussi inintéressants que la sécurité ou l’immigration… à moins que ce ne soient l’insécurité et les migrations ? On ne sait plus.

Donc, on y est déjà, sauf à modifier l’agenda. 😉

Oh, pas la date, non, mais le sujet, le barycentre des réflexions.

On ne va quand même pas s’emm***** pendant des mois alors qu’on a un sujet tout neuf à mettre en avant ? 🙂

Le logement, ça vous parle ?

 

L’époque est parfois vide de sens, l’ère de rien… 😉

Et il ne ferait pas de mal de s’intéresser à un besoin fondamental plutôt qu’à une surenchère de fantasmes d’exclusion.

Se loger correctement ou devenir propriétaire, ce n’est pas un gros mot ?

Mon ennemi, c’est…

Non, non, ce n’est pas forcément la finance. 😉

Le vrai ennemi, c’est la connerie. Oh, ça, c’est un gros mot ?

Le mot, oui, certes, mais moins que le concept, qui est compréhensible par chacun.

Faisons en donc un tout petit mot pour rasséréner les bégueules : appelons la « C » .

« C » est une insulte, surtout quand « C » est collective.

Car comment expliquer qu’un sujet comme le logement ne figure pas parmi les préoccupations essentielles ?

Peut-être que tout le monde n’est pas d’accord avec ça dans les sphères décisionnaires ?

Non, vous le croyez, vous ? 🙂

Une péri histoire moderne ?

Imaginons une certaine discorde. Feutrée. Mais féroce.

Et inventons des prénoms pour ses acteurs.
Toute ressemblance avec des personnages existants serait bien sûr totalement fortuite. 🙂

Evidemment !
Vous me connaissez CRO bien maintenant ! 😉

Emmanuelle : je vais aider à relancer la construction. Je suis ministre du logement quand même, il faut bien que je fasse quelque chose !

Barbara : tsss, tsss, pas trop quand même, quand on construit, on utilise de la matière et on consomme du carbone et ce n’est pas bon pour la planète !

Emmanuelle : mais les besoins sont là, tout de même. Il faut continuer à construire !

Barbara : le moins possible. Tu gères le logement, tu ne l’exagères pas, s’il te plaît…

Emmanuelle : Jean, Jean, y a Barbara qui fait rien que de m’embêter.

Jean : et qu’est ce qu’elle te fait ?

Emmanuelle : rien.

Jean : et qu’est ce qu’elle veut que tu fasses ?

Emmanuelle : rien.

Jean : ben, ça va, ça, c’est pas trop difficile, si ?

Emmanuelle : mais je veux construire moi ! Construire est une prio ratée, heu, non, une priorité ! Je veux pas être la ministre de la baisse du parc de logements. Pire que Cécile… la honte !

Jean : bon, je vais t’aider. Mais tu ne le dis à personne, hein ! On va faire un discours sur la relance du logement.

Emmanuelle : chic, un discours !

Jean : et on va nommer une commission.

Emmanuelle : top, une commission. Chez Carrefour ou chez Lidl ?

Jean : chez le roi de la moutarde.

Barbara : Manu, Manu, help ! Je dois faire face à une mutinerie !

Manu : hein, une minuterie ? T’as qu’à la débrancher !

Barbara : mais non ! Une MU-TI-NE-RIE !!! C’est Emmanuelle qui bidouille avec Jean dans mon dos.

Manu : et qu’est ce qu’ils te veulent ? Ils te font des misères ?

Barbara : oui, ils veulent construire ! Tu te rends compte ? Quelle horreur…

Manu : ah, ça c’est sûr, ça ne vaut pas un bon placement sur les marchés financiers. Construire. Mais quelle idée !

Barbara : tu vas m’aider, hein ?

Manu : oui, mais discrétos. Et tout en sophistication. Tu vas inventer un système fiscal révolutionnaire.

Barbara : hein ?

Manu : tu prends le système actuel. Tu gardes le nom, tu mets un « + » derrière et tu le rends beaucoup plus difficile à atteindre et coûteux à construire, en fixant des objectifs de performance à la noix.

Barbara : t’es mon idole, Manu. J’ai tout compris ! Jean est content parce qu’il dit qu’il relance. Emmanuelle est contente parce qu’elle pousse un nouveau dispositif. Bruno est content vu que le dispositif va lui coûter moins cher. Et moi, je biche vu qu’on va fabriquer beaucoup moins de logements avec cette usine à gaz !

Manu : tu vois, c’est si simple de compliquer les choses…

L’art du contrepied ?

Le logement est jusqu’ici aux abonnés absents.

A cause du prix de l’abonnement ? Abonné aux faux jetons ? Ou aux jetons de présence ? 😉

Va falloir mettre un cierge pour la cause du logement.

Un seul prêtre vous manque et tout est dépeuplé ? 😉

Un baptême, c’est mieux qu’une extrême onction pour la relance !

Bref, prêts au dialogue avec nos amis Dimitri Sellektif et Gérard Menvussa ? 🙂

Dimitri : Salut, mon pote ! Il paraît que tu fais campagne pour les Présidentielles ?

Gérard : En fait, je préfèrerais faire la ville que la campagne. Mais pour faire la ville, faut commencer par la campagne dans ce pays…

Dimitri : Et pourquoi la ville ?

Gérard : Parce que c’est dans les zones intenses que le défi est le plus grand et que les besoins les plus prégnants se situent. L’équation la plus ardue pour le logement, elle est là !

Dimitri : Mais t’es un gros malade, toi. Tu veux résoudre des problèmes aussi difficiles ? Mieux que les autres ? Et tu crois que c’est en parlant comme un dictionnaire et en sortant ta calculette que tu vas y arriver ?

Gérard : Attends, je commence par poser des questions simples.

Dimitri : Du genre ?

Gérard : Voulez vous un gros immeuble tout neuf à côté de chez vous ?

Dimitri : Nid oui nid non. C’est sexy comme approche psychologique…

Gérard : Bien haut et bien beau.

Dimitri : Tu progresses…

Gérard : Avec ascenseur, parking en sous-sol, isolation au top, économies d’énergies garanties, loggia, terrasse, fibre optique, transport en commun au pied de l’immeuble, services et commerces à proximité, et des normes environnementales au taquet !

Dimitri : Attends, attends, j’ai les glandes salivaires qui frétillent ! Et tout ça pour combien ?

Gérard : Pour 25 ans. Le temps de rembourser l’emprunt.

Dimitri : Mais non, triple buse ! Pour quel prix ?

Gérard : Le prix d’une conscience apaisée. Plus 4 à 5 000 euros du mètre carré. Un détail.

Dimitri : Ben, mon cochon. Tu es sûr que tu veux être Président ? Parce que ton équation, là, y a un paramètre que tu n’as pas encore maîtrisé…

Gérard : Quoi ? Le Prix ? Tu crois ?

Dimitri : Evidemment, gros nigaud ! Et pas que le prix ! Le système global qui permet d’acheter dans la pratique. Bien sûr qu’il faut une volonté, mais un moyen, c’est bien aussi !

Gérard : Ah. Tu crois que je dois inventer un dispositif ?

Dimitri : Ben, ce serait mieux. Et même une somme de dispositifs, une architecture du parcours résidentiel. Pour ne pas condamner les gens à perpète !

Gérard : Mince alors. Une volonté et des moyens. C’est pas si compliqué apparemment.

Dimitri : A condition de ne pas faire semblant…

Désir de strapontin ?

Ce n’est pas parce qu’on fait dans le trône, depuis quelque temps, qu’on doit mépriser le strapontin.

Une petite place bien méritée, c’est bien aussi pour faire son beurre.

A condition qu’il soit au frais.

Car s’il n’est pas frais, c’est qu’il est rance, et l’errance ne mène nulle part. 😉
Sauf à un point d’arrivée… très hasardeux.

Pour atteindre un objectif clairement identifié, tout ne dépend donc pas que du gabarit.
Ce que la petite Arya a suffisamment démontré ? 🙂
(oui, oui, toujours la référence à Game of CROnes)

 

ARYA en mode CRO
Même pas peur des gros défis. Lucidité, compétence et détermination pour faire poids.

Récapitulons : un petit strapontin pour le logement pendant la campagne des Présidentielles, ce serait bien mieux qu’une absence totale… comme depuis trop longtemps.

Maintenant que le parcours est balisé et qu’on connaît les tendances spontanées des principaux protagonistes…

Garçon ! (ou fille ???Une politique du logement bien fraîche, s’il vous plaît !
Avec du corps… et un peu d’esprit ? Pour une fois. 😉

 

Esprit, es tu là ?
Bah… en tout cas, nous, on sera présents la semaine prochaine ; et avec un truc spécial pour Noël !
🙂

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