Un statut qui s’entrebâille ?

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C’est trop bien, le feuilleton du statut du bailleur privé.

Pas le temps de s’ennuyer, ni de bâiller.

Et pourtant, avant de bailler sereinement avec un vrai bail statutaire, on devrait encore avoir le temps de bayer aux corneilles !

Vu que ça fait un sacré bail que ça dure cette histoire… 😉

Vivement qu’on lui dise bye bye, mais, d’ici là, de Charybde en Scylla, le tourbillon politico médiatique aura encore fait des dégâts !

Alors que, franchement, bailler un petit coup en toute sécurité et avec un rendement décent pour son logement préféré, ça ne mérite pas qu’on nous érige une statue…

Non, c’est vrai, mais un statut consistant, en revanche, ça pourrait grandement aider ?

Enfin, c’est juste une suggestion, hein ? 🙂

 

A force d’entrebâiller la porte du statut du bailleur privé, celle-ci pourrait-elle s’ouvrir ?

Comme le disait Charles Perrault dans le Petit Chaperon Rouge , « Tire la chevillette et la bobinette cherra » !

Et, de fait, on adore se casser la bobinette à notre époque aussi !

Alors qu’ouvrir la porte à ce nouveau statut, ce serait si facile et gratifiant pour tous !

Vingt fois sur le métier remets ton ouvrage ?

C’est ça, on y est presque. A vingt. Ou en vain ?

C’est tellement difficile de compter. Alors que conter, ou se la raconter, c’est d’une si cynique facilité… 🙁

Un exemple (récent) au (quasi) hasard ?

Amélie (mélo ?) de Montchalin au Sénat (sur l’air de Martine en vacances ? 😉 ).

Il paraît que la dame est économiste de formation. Peut-être.

Mais déconnomiste de déformation, ça, c’est sûr ! Ou de désinformation ?

Bref, son intervention du 30 novembre au Sénat a été un grand moment de stupidité sournoiserie institutionnelle.

En gros, après que Marc-Philippe Daubresse ait tenté de faire toucher du doigt la nécessité de faire suffisamment bouger les curseurs pour que cela ait un impact, la ministre (ou mini sinistre sur le coup ? 🙂 ) a expliqué…

ou tenté d’expliquer que la divergence d’opinion de Bercy résidait dans une logique d’intensité différente et que, comme Bercy savait ce que le dispositif allait coûter mais pas ce qu’il allait rapporter

Bref, vous avez compris la suite : si ça coûte sans être sûr de ce que ça rapporte, autant faire très peu (ou faire semblant ?). D’où le résultat du vote, après une présentation aussi scélérate (qui ne se dilate pas pour une fois 🙂 ) que cynique.

Or, comme vous vous en doutez (et la ministre le sait très bien, à jouer les mères la vertu pour tuer dans l’œuf l’initiative en pouvant clamer ailleurs et plus tard qu’elle l’aura formellement soutenue), un dispositif tronqué est réduit à ne pas séduire et convaincre et donc à l’inefficacité, ce que Marc-Philippe Daubresse a illustré en le comparant à un oiseau dont on coupe les ailes.

M’enfin, M. Daubresse, vous n’avez pas compris, là n’est pas le sujet ; c’est pas d’ornithologie qu’on cause, c’est de Martinologis 😉 (quand elle sera rentrée de vacances) !

Retour à l’envoyeur ?

Ce bras d’honneur gouvernemental, aussi crétin que de mauvaise foi (n’ayons pas peur des maux…) n’a forcément pas fait plaisir à toute la filière du logement neuf et de la construction qui se demande encore comment on peut nier à ce point l’évidence et douter de l’efficacité économique de ce levier, alors qu’il manque des milliards de TVA depuis 2 ans, justement depuis que le Pinel a réduit son action puis disparu.

D’autant que même la Cour des Comptes avait conclu à l’utilité et à l’efficience du dispositif.

Les professionnels de tous bords vont donc se tourner vers ceux qui – dans le parcours législatif – viennent chronologiquement après le Sénat : la Commission Mixte Paritaire et l’Assemblée Nationale.

Leur mission : comprendre que le boulier de Bercy est cassé et qu’à part le ministère des Finances, le reste du monde peut faire preuve de bon sens et se rendre à l’évidence qu’on ne peut pas faire boire un âne qui n’a pas soif (pardon pour l’image inadaptée à tous les investisseurs 😉 ).

Et qu’aucun logement locatif ne se fera (ou en si petite quantité) si le cadre de cet investissement n’est pas incitatif.

Demandez un peu à un maraîcher s’il prétend récolter quoi que ce soit sans avoir semé et arrosé ?
Et ne vous attendez pas à ce qu’il vous dise : « ah, mais comme je ne suis pas sûr de la récolte, je préfère planter un rang sur 3 et ne pas arroser ??? » .

Le raisonnement par l’absurde, c’est ce qui s’applique le mieux aux inepties de Bercy, non ?

Et si le 1er ministre – en tant que pilote en chef – pouvait s’en persuader et apporter sa pierre (solide) à l’édifice au lieu de jouer les (pierre) Ponce Pilate… ce ne serait pas de refus !

Quand on veut du résultat, dans le contexte contemporain, il vaut mieux se salir les mains (dans le cambouis) que se les laver… 🙂

Pour quel résultat prévisible ?

Prévoir ? Par les temps qui courent (plus vite que le commun des mortels) ?

Mais on ne prévoit plus rien, messieurs dames, on subit les avanies (et framboises ? 😉 ) de fonctionnaires ou politiques hors sol qui croient qu’en ne faisant rien, il va forcément se passer quelque chose de positif.

Il est vrai que le temps de Noël approche ! 🙂

Alors, bien sûr, espérer en un beau et gros gâteau, c’est tentant.

Et imaginer la cerise surmontant le gâteau, c’est motivant.

Mais hélas, comme le dit si bien la ministre, experte en matière de proportionnalité, « tout est affaire d’intensité » et même d’intense cité ? 🙁

La cerise sur le gâteau de CRO
Mais… Heu… C’est la cerise qui est trop grosse ou le gâteau trop riquiqui ???

Sur ce dernier point, eu égard à la taille réelle du gâteau, on n’y est pas tout à fait, avec une approche de décroissance (intellectuelle) qui prend le pas sur un volontarisme de bon aloi qui serait pourtant essentiel (au nom de l’aloi ? 😉 ).

Cherchez l’erreur dans le paradoxe de cette machinerie bien huilée et stupidement intelligente !
Sans artifice ? 🙂

Hola, CRO, mais t’énerverais tu de ce pas ?

Ben oui, je l’avoue benoîtement, un peu moins de faux-semblants et davantage de bon sens et de logique avec une volonté d’entreprendre : ce serait quand même plus dynamisant que le frein à main pour prendre de la vitesse ?

Allez, plus que 3 semaines avant la fin de l’année.
Mais, bon sang, elles risquent d’être vraiment longues. 🙁

 

Et si on commençait par apprécier la prochaine ?
Sans avoir à réfléchir ni à … statuer sur sa qualité objective ! 🙂

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