L’ordre de service : les quelques mots qui font saliver de bonheur les entreprises du bâtiment et des travaux publics.
Le moment de la libération du désir d’action contenu depuis des mois.
Car, pour une entreprise, être désignée gagnante d’une adjudication ou d’une consultation privée, c’est comme au restaurant quand vous feuilletez le menu. 😉
Ca aiguise l’appétit, ça fait rêver, ça procure des gargouillis dans l’estomac, mais ça ne nourrit pas son homme (ni sa femme) ! 🙂
Il ne suffit donc pas de gagner un droit de préférence sur les autres concurrents, mais bien de voir le projet support de cette consultation démarrer sa vraie vie.
Le lancement officiel des travaux, il n’y a que ça d’authentique dans la vie réelle.
Et il faut donc savoir, ou estimer, quand l’ordre de service sera enfin délivré… 🙂
Ce qui est vrai de l’ordre de service pour les entreprises l’est tout autant (voire davantage ?) pour les maîtres d’ouvrage.
Car le temps de gestation du projet, entre la prospection foncière, les négociations avec la mairie, le travail du permis de construire avec l’architecte, l’instruction du permis, la purge du délai de recours des tiers, la préparation des documents de consultation (avec architecte et maître d’œuvre d’exécution notamment), le lancement de l’appel d’offres, l’analyse et la négociation des offres remises : tout ça vous épuise une équipe qui n’attend que le moment de voir ses efforts enfin récompensés.
Pouf, pouf… 🙂
Mais que fait le sévice d’ordre ?
Petite différence entre service d’ordre et ordre de service : l’ordre… des mots. 😉
Mais aussi qu’il est difficile de faire la loi et d’imposer un délai ou un moment précis à l’ordre de service.
L’animal est d’un caractère très indépendant et suit volontiers sa propre logique multipolaire.
Pour engager définitivement un projet immobilier et donner le feu vert des travaux aux entreprises, il faut en effet avoir acquis quelques certitudes.
Et pas que des certitudes…
Vu qu’il faut avoir acheté le foncier avant toute chose.
Et donc avoir bouclé le volet financier avec son banquier préféré.
Et donc…
(non mais, faites un effort, vous ne croyez tout de même pas qu’on va tout vous expliquer, si ? 😉 )
Ben oui, quoi, à quel moment le banquier va pouvoir et vouloir donner sa bénédiction ?
Quand il aura sécurisé le dossier.
Et il lui faut quoi pour être heureux ? (vu que le bonheur de son banquier est quand même un minimum syndical…)
Au moins 4 choses :
– que le porteur de projet (le promoteur, quoi, dans le cas qui nous concerne) ait constitué l’apport en fonds propres exigé
– qu’il ait atteint ou dépassé le seuil de pré commercialisation demandé
– que son prix de revient (dont celui des travaux) soit inférieur au plafond défini
– que l’ensemble des garanties négociées ait été formalisé
Là, on peut commencer à se relaxer les zygomatiques ! 🙂
Un problème de visibilité ?
En gros, on est en train de dire que le promoteur, avant de donner l’ordre de service doit être au point :
– juridiquement et financièrement
– techniquement
– commercialement
Ce qui revient à affirmer qu’il lui faut être performant, et fin prêt, sur plusieurs fronts, pas toujours convergents. 🙁
Par exemple, en supposant que le volet budgétaire des travaux ait été concluant, il reste à savoir – en fonction de la date de l’ordre de service – si les principales entreprises retenues seront à ce moment là disponibles et en mesure d’honorer leur engagement.
Et donc arriver à être prêt commercialement dans une fenêtre de tir raisonnable et compatible avec cette disponibilité « technique » des entreprises.
Question subsidiaire : comment être en position d’assumer une phase de pré commercialisation efficace alors que le ralentissement du rythme de placement des produits fait qu’au fur et à mesure que de nouveaux de contrats de réservation sont signés, les plus anciens clients aient la tentation de se désister ? Ouille.
Ceci est une nouvelle version, customisée promoteur, du vieux problème de la baignoire qui se remplit via son robinet mais qui fuit en même temps par sa bonde défectueuse. Et dont il faut calculer l’heure à laquelle elle sera (enfin) pleine… 😉
En résumé, James Bonde nous emm**** !
A moins que ce ne soient les maths ?
Bref, quand toute une profession est sous l’eau, comment un promoteur normalement constitué peut-il avoir un peu de visibilité sur ses lancements de travaux ?
Aaaaaaaahhhhhh…. Mais c’est trop facile ! 🙂
En prenant exemple sur CRO ! 😉

Franchement, vous auriez du y penser tous seuls !
C’est tellement décontractant, l’ambiance sous-marine, la mer, le corail, les poissons, les étoiles et le sable…
Sans oublier le détail qui tue : le périscope immobilier 2026, bien sûr, visibilité garantie !
Il ne faut rien se refuser puisque c’est gratuit.
Allons, il ne reste plus qu’à le commander au Père Noël (pas gagné vu le calendrier ! 🙂 ).
Bah, avec pareil équipement, on devrait être capables de voir venir…
Oui, mais quoi ?
Ceci est une autre question. 😉
A traiter cette semaine chez vous.
Mais en vous portant bien, of course ! 🙂