C’est une tradition, et un constat.
A la mi-août, dans le secteur de la construction neuve, c’est le calme plat.
Encéphalogramme ou activité, c’est le point mort absolu chez les promoteurs.
Personne pour bosser et rien à dynamiser. Ca roupille un max. 🙂
Au mieux, on peut espérer faire un peu de rangement, de classement ou d’affûtage de crayons pour la rentrée, mais c’est bien tout.
Gare à la tentation du surmenage saisonnier, la tradition des chantiers, dans le logement, ça se respecte religieusement.
Alors, une période coincée entre canicule et ventre mou d’août…
Comment vous dire ? Le vide intersidéral, la sieste permanente.
Les chantiers ? Fermés.
Les clients ? Déconnectés.
Les partenaires ? En cure de désintoxication 😉 !
Tout le monde est à fond, quoi. Mais sans excès ! 🙂
A la mi-août…
Ben, à la mi-août, c’est la fête à Marie, l’Assomption, le moment où la Vierge Marie a décidé de rejoindre le ciel.
Mais tu m’étonnes ! Y a rien de mieux à faire à ce moment de l’année !
Un peu comme un Mexicain traditionnel après le déjeuner, en plein soleil : le repos forcé ! 🙂
Bref, depuis que Marie et les congés payés ont montré la voie, le mois d’août, c’est une plaie dans le bâtiment.
Un débrayage saisonnier sans intervention des syndicats, une grève du zèle qui s’ignore ou un assoupissement généralisé sous les assauts des vagues de chaleur et de la torpeur qui les accompagne ?
En tout cas, le résultat est là : rien à se mettre sous la dent (et pas davantage chez Eve), même pas un mini sujet d’actualité lié à la construction ou au logement neuf !
Un blog de CRO à la raie quand l’activité ça fesse ?
Mais oui, c’est tout à fait ça ! 😉
Pffff, même les chutes sont molles au mois d’août… 🙂
Un promoteur en août, ça fait quoi ?
Ca fait ce que ça peut, braves gens. Ca s’emm****.
Ca commence par lister tous les sujets qui n’ont pas été traités ou finalisés.
Ca prépare les dossiers qu’il va falloir pousser vite fait à la rentrée.
Ca envoie ensuite des mails pour envoyer la baballe à tous ceux dont on espère ardemment une prompte réponse.
Ca regarde ensuite revenir désespérément les réponses automatiques d’absence des correspondants, comme la tombée des feuilles en automne :
– « Raté ! Je suis absent jusqu’au 31 août ; revenez vers moi quand je serai là !«
– « Oups, vous m’avez loupé ! En congés à Honolulu pendant 3 semaines. En cas d’urgence faites un mail à : glandu@savconges.com «
– « En congés jusqu’au 21 mars inclus«
Le dernier exemple est du vécu et c’est le plus douloureux, car on ne sait pas de quelle année on parle, et attendre jusqu’en mars, pour le moral, c’est sacrément long. 🙂
A moins que le message d’absence automatique n’ait pas été mis à jour ? 😉
Sinon, on peut aussi passer sur les chantiers pour remettre en place les clôtures périphériques tombées, en l’absence pour congés annuels des entreprises et des maîtres d’œuvre, et à la demande des services des municipalités.
Ou faire des sudoku ?
Ou prendre quelques jours de congés à son tour ?
Histoire de faire râler ceux qui auront pris la peine de nous répondre entretemps ? 🙂
Comme c’est mesquin ! 😉
Prisonnier au repos forcé ?
Il y a un peu de ça : quand on est à bloc tout le reste de l’année, ralentir autant en août a quelque chose de perturbant.
Mais c’est aussi, objectivement, le moment où l’on peut lever le pied et récupérer un peu sans nuire à la fluidité de l’activité, vu que les autres… sont aux abonnés absents aussi !
Sauf que, pour les forçats, y a pas de repos qui vaille !
Surtout pour les acharnés qui seraient un peu à la masse ? 🙂

Vous me direz que tout ça est aussi question de tempérament !
Les élites et la masse, ce n’est pas forcément fait pour s’entendre ! 😉
Sauf en août, vu que tout le monde est ramolli ?
Allons, allons, que tout le monde profite bien du ralentissement.
Ca ne dure qu’un temps. Mais plus d’une semaine ?
Qu’on va vous souhaiter sereine…