De la maison à la niche ! fiscale…

Billets d'humeur 4 commentaires

Des orteils sur un blog immobilier ?La niche fiscale a bon dos. Explication au pied levé :
à entendre les arguments budgétaires régulièrement resservis, on a l’impression que bénéficier d’un avantage fiscal est une mauvaise action.
Avec une dimension morale prononcée qui justifierait de sanctionner en réduisant l’avantage.
Certainement une adaptation budgétaire de notre morale judéo-chrétienne ???

Pourtant l’investisseur n’est pas chien. Quoique… quand on lui donne un os à ronger il s’en occupe !

 (Attention : chaussée glissante ; vous êtes en présence d’un billet d’humeur. Prenez vos distances pour éviter les chocs)

Cette histoire de niche, moi, ça me démange. Morale ou Finances ?

Une esbrouffe médiatique maison à destination des masses crédules ?

Une recherche sincère d’économies sur le dos du logement ?

Un problème des tiques ? Et puces si affinités ?

Une question me taraude : les investisseurs sont-ils des parasites ?

Le lien étroit entre les maisons et les niches

Je ne vois qu’une explication possible à cet aveuglement généralisé : le chien est le meilleur ami de l’homme. Ma maison est ta maison, ma niche est ta niche, mes amis sont tes amis etc… Et à force de se fréquenter on en arrive à la confusion ou au mélange des genres.

Du genre Poutine est ton frère, ou bien l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours, vous voyez bien ce que je veux dire ? …… Non ?

Vous ne voyez pas le rapport avec Poutine ? Pfff….. 🙁

Poutine est russe, s’il est russe c’est qu’il est slave, s’il est slave c’est qu’il s’nettoie et si ce n’est toi, c’est donc ton frère !

Evident après coup, n’est-ce pas ? Hé bien pour la niche fiscale, c’est du même acabit. Il y a beaucoup d’approximations et de rapprochements infondés, quoi.

Du coup, si vous êtes dans la niche, vous êtes forcément un parasite. Dans le meilleur des cas vous en fréquentez. Et n’êtes donc pas fréquentable, ou de loin seulement (c’est peut-être pour ça qu’on vous envoie à la niche d’ailleurs).
Conclusion : l’investisseur est un mal nécessaire

La niche fiscale : un amour contrarié ?

C’est vrai ça, pourquoi parler de niche ? Il aurait été plus sympathique de parler de couffin ou d’alcôve, au parfum potentiellement plus affectueux :-).

Mais demander de l’affection en matière fiscale, c’est comme espérer Noël en été. A part changer d’hémisphère côté globe terrestre ou côté cerveau, la cause est perdue d’avance.

Il y a donc un problème de vision : une niche fiscale ça coûte ; et la maison ça ne rapporte pas.

Attention, hein, ce n’est pas ce que je pense, c’est ce que j’en déduis à contrecoeur.

Parce que, si je devais réfléchir, je changerais peut-être d’avis en me demandant si la TVA est positive pour le budget de l’état, si les honoraires perçus par les géomètres, bureaux d’études, architectes ou les travaux payés aux entreprises leur sont utiles pour payer des charges sociales, plutôt que d’avoir à payer des allocations aux chômeurs.

Et si je réfléchissais davantage, je pourrais aussi avoir une pensée émue pour toutes ces taxes non perçues par les collectivités locales en taxes d’aménagement, droits de mutation puis taxes foncières ou d’habitation.
Et pour le moral de la nation.

Et si en plus j’avais de l’imagination (ça commence à faire beaucoup de si), je pourrais penser qu’une niche, c’est beaucoup plus petit qu’une maison, et beaucoup moins sexy pour un humain en principe !
Pourquoi donc se réjouir d’une niche ?

l'immobilier, à mourir de rire
Le point de vue de CRO :  « Sérieux, l’immobilier ? Laissez moi rire !!! »

Projetez vous un peu à votre niveau et imaginez que vous vouliez acheter votre petit nid familial.

Par exemple, vous voyez un panneau  « maison à vendre » sur le site www.logic-immo.com .

Dans le contexte immobilier traditionnel pour humains, ça a un sens, mais si vous voyez « niche à vendre » ou « niche à acheter »…
vous allez vous précipiter sur l’affaire ?

Je ne pense pas que ce panneau déclenche le même désir frénétique d’achat, ou alors c’est que le vendeur a vraiment du chien !!!

Non, vraiment, je crois qu’on nous raconte des histoires à dormir debout ou à tomber à la renverse.

A moins qu’on nous prenne pour des enfants ?

Mais les histoires à faire peur aux petits enfants, ça fait bien rire les adultes… surtout ceux qui ont un peu de vécu, comme notre bon vieux CRO !

 

Dites nous un peu si vous avez gardé une âme d’enfant ou si vous avez un regard d’adulte pour les choses sérieuses. Ou les deux ? 😉

4 réflexions au sujet de « De la maison à la niche ! fiscale… »

  1. Je dirais même plus, je suis d’accord. Enfin, je crois. Ce qui compte, il me semble, c’est que quand on est dans une niche on fait le jeu de l’état. Les niches sont, normalement, pas mises au hasard, et sont là pour inciter les gens à les utiliser. Si une niche est créée par l’état, c’est qu’il veut qu’on l’utilise. Par exemple, l’état veut plus de propriétaires alors hop il crée une niche pour les propriétaires.
    En utilisant une niche on va dans le sens de la politique voulue par l’état. A condition, bien sur que ce dit état gère bien ses niches, mais c’est son problème.

  2. Le problème de ces niches fiscales ce n’est pas une pseudo haine envers les investisseurs (ou les riches) mais une intervention de l’état dans un marché privé. En privilégiant certains investisseurs l’état déséquilibre le marché. Résultat, l’argent publique est mal employée et contribue à financer des opérations inutiles et coûteuses qui enrichissent les amis et empêchent les primo-accédant d’entrer sur le marché.

  3. @ Seb : je comprends votre raisonnement, mais je pense qu’il est faux. Je l’entends souvent et un peu partout, ce qui ne lui donne pas plus de valeur à mon sens. D’une part, l’état est gagnant sur une niche comme le Scellier 2012 par exemple, mais il dit le contraire car Bercy compte les dépenses et pas les recettes de tout genre et ce n’est pas politiquement correct. D’autre part, une mesure de soutien n’est pas nécessairement inflationniste si elle est bien calibrée, avec des garde-fous bien pensés, ce qui n’a pas toujours été le cas, là c’est vrai et c’est le moins qu’on puisse dire.
    Enfin, je vous suis totalement, la difficulté des primo-accédants à trouver chaussure à leur pied est réelle, du fait d’un retrait de l’état (qui finance de moins en moins l’accession à la propriété), même s’il semble que le reprofilage en vue du PTZ+ puisse améliorer un peu le sort des moins fortunés des candidats 🙂
    Retrouver un marché plus fluide pour les primo-accédants suppose de jouer sur plusieurs leviers en même temps : coût du foncier (et donc incitation à le libérer : l’état prend le chemin inverse avec l’alourdissement programmé des plus-values sur les terrains à bâtir), coût de construction (superposition de normes et techniques sans discontinuer), fiscalité de l’aménagement (la nouvelle taxe d’aménagement coûte 2 à 3 fois plus que la TLE ancienne à projet équivalent) etc… Sur tous ces sujets, nous ramons collectivement à contre-courant, mais l’espoir fait vivre et je connais des acteurs de l’immobilier qui essayent à leur niveau de nouvelles pistes pour diminuer les prix de vente, de petits progrès mais sans miracle hélas…

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