Loyers encadrés : quelle allocation de locations ?

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Des loyers encadrés, c’est beau comme un tableau de maître encadré ?

Ou comme un cadre qui ne trouve pas de logement pour payer un loyer ?

Ou peut-être comme le principe d’une simple location qu’on ne peut plus encadrer ?

Pffff, mais non, ce sont les vilains propriétaires que les encadrants ne peuvent plus encadrer !

Et quand on ne peut plus blairer ou encadrer quelqu’un, qu’est ce qu’on fait ?

On le traite de blaireau ? Sans doute. 😉

Mais surtout, on l’encadre ! Enfin, son loyer au moins…

Pour se faire plaisir, pour la beauté du geste ou pour la bonne cause (efficace) ?

Aaaahhhh… C’est que vous en avez, de ces questions ! 🙂

 

C’est un thème récurrent et sujet à controverse : l’encadrement des loyers.

Commençons par le dire clairement : c’est couillon.

Mais pas couillu, contrairement à ce que certaines présentations voudraient nous faire croire.

Et pourquoi ? Parce que.

Non mais, CRO aussi sait être dogmatique quand la situation l’exige ! 🙂

Mais, pour vous, il va faire un effort… 😉

A première vue, c’est clair !

Faisons dans le raccourci mental. Pour les fatigués du bocal (tout le monde, quoi ! 🙂 )

Hypothèse simpliste :

Vous avez à la vente une botte d’un kilo de radis à 15 € (ouais, bon, ça fait cher le radis, surtout pour ceux qui n’en ont pas beaucoup 🙂 , mais on ne va pas chipoter pour ça ! ).

Le ou la Maire du village vous dit : « non, mais, t’es pas un peu fou là ? De par chez nous, le radis, il ne peut pas dépasser 9.99 € la botte. Je t’interdis de le vendre plus cher. Et je demande à la Police Municipale de te surveiller. Après, si ton radis a une grande terrasse une taille nettement supérieure à l’ordinaire, qu’il est orienté sud ne pique pas et qu’il a un goût de logement conventionné fraise des bois, là je peux envisager de t’autoriser un petit complément de prix… » .

Votre premier réflexe sera sans doute de penser : « non mais, il ou elle se mêle de quoi ? Il ou elle ne peut pas me lâcher la grappe ? » .

Première erreur de votre part : ce n’est pas une grappe mais une botte de radis. Si, en plus de la botte de radis, il faut réglementer le raisin sec, on n’a pas fini de commencer ! 🙂

Puis, une fois que vous aurez compris que l’enfer c’est comme le pas radis, ou presque la même chose, quoi, vous aurez fait un gros progrès !

Vous serez peut-être écœuré de la culture du radis en zone septentrionale alors que le climat se réchauffe, mais vos dispositions psychologiques à court terme importent peu à l’édile.

L’essentiel, pour lui, est la satisfaction immédiate du consommateur de radis bon marché, dont il escompte qu’il saura lui prouver sa reconnaissance à l’occasion des prochaines échéances électorales

Et l’accessoire, dont il n’est peut-être (mais ce n’est pas sûr, le cynisme ou l’imbécillité ayant encore de bons jours devant eux) pas spontanément conscient (au débotté, quoi 🙂 ) , c’est à dire votre volonté de continuer à vous casser le dos en sabot pour des bottes qui vous bottent moins, ça, c’est quelque chose qui l’intéresse assez peu selon toute vraisemblance.

Par nature et ambition.

Conclusion facile :

« Ben Maire alors, si je dois me casser le dos pour que ma botte m’échappe, je vais me retrouver va nu pieds en moins de deux ! » .

Et là, vous y êtes. Le doute s’installe. Et la démotivation ? 😉

Mais c’est clairement faux…

Bon, si c’est clair à première vue pour le radis, pourquoi c’est à l’évidence faux pour le logement en location ?

Parce que c’est PA-REIL !!! 🙂

Et c’est là que l’encadrement devient couillon, vous étiez prévenus ! 😉

Supposez que vous soyez propriétaire d’un ou plusieurs logements que vous avez mis en location (oui, bon, ne vous excitez pas, c’est pour de faux, hein ! 🙂 ).

Quand vous prenez dans le museau une contrainte financière (et psychologique) supplémentaire sur vos recettes, alors que les dépenses sont toniques (augmentation des frais d’entretien, accélération de la taxe foncière), votre envie de maintenir ces logements dans le circuit de la location « classique » d’habitation risque de faiblir.

Avec, dans la masse des gens concernés, des stratégies diverses :

    • laisser le logement vide (on le rencontre assez souvent)
    • choisir la location de courte durée (genre Air BnB ou autre), que l’on rencontre encore plus souvent
    • revendre le logement
    • trichouiller pour contourner le caractère coercitif du dispositif d’encadrement

Et avec une évidence : on ne crée aucune offre nouvelle de logement alors que les flux de sortie augmentent.

Et donc avec une conséquence : le parc résidentiel locatif s’étiole.

Ainsi, dans la vraie vie, on pourra constater qu’à court terme les loyers seront peu ou prou contenus par la limite réglementaire, mais il faudra éviter de pleurer quand on se rendra compte que le déséquilibre entre l’offre et la demande s’aggrave et qu’on loge de moins en moins de monde car aucun être sensé ne veut investir quand on le bride (vous savez, l’aspect psychologique dont tout le monde fait fi parmi les décideurs alors qu’il gouverne le monde ?).

LA solution, ce n’est bien sûr pas de diminuer le nombre de bailleurs, mais d’augmenter le nombre de logements. Evident pour les gens non dogmatiques.

Et, pour cela, créer un contexte favorable, autant que faire se peut ! 🙂

Et on fait comment quand on peut peu ? 🙁

A louer, ou à critiquer ?

On ne va manifestement pas tresser de lauriers à tous les esprits débordants d’imagination malthusienne.

Souhaitons leur simplement de tourner leurs capacités créatives vers des options plus positives.

Car un bon logement à louer est un logement vivant, et plus il y en a, mieux c’est, demandons à tous ceux qui cherchent !

Il serait temps de méditer sur les mérites respectifs d’approches aussi radicalement opposées, avec l’intensité conceptuelle qu’était capable de déployer notre illustre, vénérable et néanmoins iconoclaste ancêtre commun RafiCRO ! 😉

Raficro, cousin de Rafiki
Mmmmmmm…. Zéro + zéro, la tête à Toto !!!

Hé oui, l’ancêtre des maths modernes, c’est quand même l’arithmétique.

Merci RafiCRO. Difficile d’additionner des choses qui n’existent pas.

Comme des bottes de radis encadrées ou une nouvelle offre providentielle de logements ? 😉

C’est fatigant de méditer. CRO va maintenant se taire.

 

Pendant une semaine. Bonne nouvelle !
Ca va vous faire des vacances ! 🙂

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