DCE, pas DCA !

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La Défense Contre l’Aviation – alias DCA – le grand public connait.

Des canons au sol qui essaient de dégommer les avions qui bombardent, ça parle à l’imaginaire collectif.

Mais le DCE ??? Alors là, vous pouvez toujours faire une enquête d’opinion ! 😉

En termes de notoriété, spontanée ou assistée, le DCE passe largement en dessous des radars…

Alors que, franchement, un DCE bien ficelé, ça bombarde aussi ! 🙂

Tous les entrepreneurs du bâtiment vous le diront, qu’un Dossier de Consultation des Entreprises bien fichu, c’est un vrai bonheur !

 

Bon, de vous à CRO 😉 , on prend son bonheur comme on peut et où on le trouve à l’heure actuelle !

Donc, un DCE bien ficelé, c’est déjà ça… car c’est une bonne introduction à un appel d’offres potentiellement fructueux et à une meilleure maîtrise du prix des travaux. Et du prix de revient global.

Bref, entre DCE et DCA, le promoteur avisé choisit rapidement son camp.

Pas besoin de se faire canarder encore une fois ! 🙂

Mais avant de consommer, faut préparer !

Ben oui. C’est bien beau de dire qu’on veut un beau et bon DCE.

Encore faut-il le préparer avec soin. Dans le détail et avec cohérence.

Avec une certaine harmonie entre les pièces graphiques et les pièces écrites.

Chapi et Chapo, euh, non, Gérard (Menvussa) et Dimitri (Sellektif) vont vous expliquer tout ça ! 😉

Dimitri : Salut mon Gégé, tu m’as l’air tout renfrogné, quelque chose te chagrine ?

Gérard : Non, non, Didi, plutôt préoccupé tendance concentré, tu vois ?

Dimitri : T’as un os à ronger au boulot ?

Gérard : Ouais, un gros morceau, un DCE

Dimitri : Hein ? Décès, euh ??? Quelqu’un est mort ?

Gérard : Mais non, triple buse ! D.C.E. !!! En 3 lettres, et un paquet de documents…

D : Et c’est quoi, ce machin ?

G : Ben, c’est tout le dossier qu’on doit monter avec les plans, les descriptifs des travaux, et toutes les pièces administratives, pour permettre aux entreprises de chiffrer les travaux du dernier programme immobilier.

D : Et c’est compliqué à mettre au point ?

G : Un peu quand même, vu que le point de départ c’est le permis de construire et que le point d’arrivée, c’est le DCE.

D : Et c’est quoi, la différence ?

G : Tu te moques un peu, là ? C’est comme les DUPLO et les LEGO. Le permis de construire, c’est DUPLO et le DCE c’est LEGO.

D : Y en a un plus compliqué que l’autre ?

G : C’est surtout que c’est beaucoup plus précis ! L’architecte va devoir passer des plans relativement sommaires du permis de construire à des plans au 1/50ème beaucoup mieux définis et réfléchis, permettant à l’entreprise de savoir ce qu’elle doit construire et comment. Car il faut qu’elle puisse faire son devis sans états d’âme métaphysiques !

D : Et c’est l’archi qui fait tout ?

G : Pas vraiment, tout dépend s’il a une mission complète ou pas. Sinon, c’est le MOE qui…

D : Le quoi ? Aime haut euh ?

G : Groumpfff… Le MOE, c’est le maître d’œuvre d’exécution, celui qui va suivre le chantier et à qui on confie en amont la rédaction des pièces écrites ; en gros, il va mettre au point tous les descriptifs techniques et s’assurer en coordination avec l’architecte de la parfaite (quoique…. en théorie 🙂 ) cohérence et adéquation des pièces graphiques et écrites.

D : Et les entreprises vont tout bien comprendre ?

G : C’est un peu l’objectif. L’architecte produit aussi un carnet de détails avec une somme de schémas et de croquis portant sur les points singuliers pour venir compléter la description et les plans généraux. Et puis, autour de la table, il y a plein de spécialistes !

D : Des spécialistes de quoi, Gégé ?

G : De la réglementation de la construction, comme le contrôleur technique, ou de la structure béton, ou le géotechnicien pour la qualité du sol et la définition des systèmes de fondations, ou le thermicien, ou le coordinateur pour la sécurité et la protection de la santé. Et l’acousticien. Et la Tantina de Burgos !

D : Je ne savais pas que des dames espagnoles jouaient un rôle aussi important… 😉 Mais j’ai bien compris qu’avec de telles équipes, même un amateur de DUPLO peut jouer en LEGO !

G : Avec un peu d’application quand même, hein !

D : C’est beau comme un jeu de construction tout neuf ce que tu me racontes !

G : C’est normal, vu que c’est du neuf !

D : Et après le DCE, il se passe quoi ?

G : Après, c’est la grande aventure de la consultation des entreprises, le souffle de l’inconnu, la bourrasque de la réalité qui te frappe de plein fouet !

D : Ahlala, j’en frissonne quasiment ! Et tu vas me le raconter, tout ça aussi, hein ?

G : Mais oui, mon petit Didi, mais pas tout de suite ; je ne voudrais pas altérer le cours paisible de tes nuits ! 🙂

Et parer les coûts…

C’est trivial mais constant. Un bon DCE permet d’éviter les dérapages en cours de chantier.

Un ouvrage mal exécuté car mal décrit, et c’est la cata. Identifier l’erreur, casser, refaire.

Avec une entreprise qui peut se cabrer et demander une rallonge tarifaire.

Et un dérapage du planning du chantier à gérer.

Car il y a plusieurs types de compteurs sur un chantier ; les jours, les euros, la qualité de l’ouvrage, tout ça compte et doit être mené à bien.

A tel point qu’il faut parfois se transformer en guerrier de l’impossible.

Se référer à l’expérience universaliste et multi millénariste de la longue lignée des CROs. 😉

Comme celle des SamouCROails !

Un Samouraï de la lignée des CROs
Cochonnerie de descriptif ; ils m’ont filé des massues au lieu de mes sabres !!!

C’est tellement facile de se tromper et de dénaturer un ouvrage… 😉

Mais, bah, tant que l’on ne reste pas désarmé devant l’adversité, on arrive toujours à faire face ! 🙂

 

Et on tiendra bien 7 jours de plus. Avec ou sans DCE.
Bonne semaine à tous ! 🙂

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