Post 2012 : une nouvelle Révolution pour le logement ?

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En France, les marchés du logement sont très sensiCro bonnet phrygienbles aux interventions de l’Etat. Les récentes élections ayant modifié les rapports de force et la couleur politique dominante, il parait évident que les règles du jeu vont changer sur un certain nombre de points.

Dans quelle mesure, sur quels aspects, à quelle vitesse ?
En résumé, une question toute simple. La nouvelle politique du logement : évolution ou Révolution ?

Ce qui ne va pas changer : les moyens de l’Etat

De ce côté là au moins, les certitudes sont au rendez-vous. On peut toujours ergoter sur le terme, mais entre chiche, impécunieux, économe, prudent, rationnel, limité, chacun trouvera le qualificatif qui lui convient pour s’avouer que l’état providence appartient – pour un temps au moins, mais c’est le temps présent – au passé.

Foin d’opulence donc, et il va falloir faire avec les moyens du bord. Comme le navire était initialement fort chargé, est-il possible d’espérer que racler les fonds de tiroir et faire preuve  d’intelligence collective nous rendrait assez riches de créativité, d’espoir et de quelque budget aussi, avouons le, pour dessiner les contours d’un dessein cohérent ?
A défaut d’être haut en couleurs….

Ce qui ne devrait jamais être oublié : un logement pour tous

Finalement, tout le monde est d’accord. A l’impossible, nul n’est tenu.

Mais sur ce deuxième point aussi, l’accord devrait être unanime : ce n’est pas parce que les temps sont durs qu’il faut renoncer à son idéal ou au minimum syndical de cet idéal.

La troisième évidence est qu’il n’y a pas un seul besoin mais une grande diversité de situations selon les revenus, selon le lieu de résidence (urbain, rural, zone tendue ou pas…), selon le projet de vie ou l’âge. Il faut donc poursuivre un objectif de diversité de produits dans la définition des règles du jeu.

Reste aussi le problème de l’accessibilité financière des différents types de logement, en locatif comme en accession. Et c’est là – dans la définition des nouvelles règles du jeu – qu’il faut faire fonctionner la matière grise sans parti pris.

Lutter contre l’effroi en soufflant le chaud

On n’aurait soi-disant même plus les moyens de se payer un slip

Heureusement, l’histoire est là pour nous rappeler que les sans-culotte, vêtus de leur seul bonnet phrygien, ont réussi l’exploit de prendre leur vertu à deux mains et de se serrer les coudes. On se demande encore bien comment ils ont pu faire !

Le tout en luttant contre le froid, leur pudeur et le ridicule, tout nus avec un petit bonnet sur le sommet du crâne…

Voilà un exemple qui aurait de quoi nous ragaillardir et susciter des élans, sinon révolutionnaires, au moins de (bonne) volonté ! Une bonne volonté qui :

  • conduirait chacun des acteurs a abandonner les oeillères idéologiques (quelles qu’elles soient)
  • privilégierait des solutions de fond plutôt que des artifices de communication
  • accepterait le cas échéant de reconsidérer les limites et prés carrés traditionnels
  • pousserait même l’administration régalienne (pourquoi ce terme, alors qu’il y a bien longtemps que le festin est terminé ?) dans un sursaut d’intelligence et d’honnêteté intellectuelle à comptabiliser les « plus » mais aussi les « moins » dans le chiffrage de ses mesures

Au total, il reste donc sans doute malgré tout des marges de manoeuvre pour une évolution résolue et intelligente des règles du jeu plutôt que pour une Révolution de palais logement.

Au lieu de couper les têtes, utilisons les enfin !

 

Et vous, vous pariez sur quels ingrédients dans la prochaine loi de Finances de cet automne par exemple ?

 

 

 

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