En matière de logement neuf, difficile de faire mouche ?

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D’une manière générale, atteindre son but (faire mouche, quoi !) n’est pas chose facile.

Les errements et incohérences multiples qui émaillent le parcours de la pseudo et fantomatique politique du logement à la française en sont une démonstration patente.

Patente mais pas épatante.

Parce qu’au lieu d’être épatés, on est plutôt dans le pâté… de (prise de) tête. 🙂

D’absence de vision en renoncements, de renoncements en tergiversations, de tergiversations en corrections à l’arrache, les soubresauts des décisions publiques font irrésistiblement penser à un électrocardiogramme de mouche en rut.

Pourquoi une mouche ?

Mais c’est très simple, enfin ; parce qu’elle nous a piqués ! 😉

 

Les promoteurs sont sûrement des mouches drosophiles. Hé oui, révélation scientifique de première importance… 😉
Foi de promoteur !

Non pas que CRO se dise cela tous les matins en se regardant les poils des pattes, non (quoique… 😉 ), mais parce que le sentiment d’être une bête de laboratoire s’impose tous les jours davantage.

La mouche CROsophile est au promoteur ce que le Journal Officiel est à l’administration qui nous gouverne.

Son double expérimental. 🙂

La mouche aime-t-elle donc le vinaigre ?

La science tâtonne.

La mouche drosophile (alias le promoteur) est couramment appelée « mouche du vinaigre » .

Et on dit pourtant qu’on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre.

Y aurait-il donc des mouches contre nature ?

Ou des promoteurs qui préfèreraient des pots de miel ? 🙂

Sûrement… depuis le temps qu’on leur reproche de se sucrer !

Ce qui paraît donc certain, c’est que la mouche CROsophile, comme son double promoteur, est un sujet idéal pour les expérimentations.

Un comportement prévisible, voire simpliste, des chromosomes faciles à extraire et à exploiter : le candidat idoine aux mesures tests ! 🙂

Ne cherchons pas plus loin l’incohérence de la politique darwinienne du logement : nous sommes dans un laboratoire in vivo, dans lequel les chercheurs de l’administration et de la sphère politique ne comprennent rien à la science, ne savent pas ce qu’ils cherchent, ne sauront même pas reconnaître ce qu’ils trouveront et comptent donc (benoîtement ou cyniquement ?) sur les réactions du monde extérieur pour savoir s’ils sont allés dans la bonne direction ou pas.

Monde abusivement merveilleux… 🙁

Et, pendant ce temps là, nous sommes de facto privés de l’écoute du fabuleux chant d’amour de la mouche drosophile. 😉

Ou  du chant de son descendant CRO magnonesque, alias CROsophile ! 🙂

mouche drosophile en CRO
Ouais, hé bien moi, j’ai pas envie de chanter… Avec vos bêtises ma femme a pris la mouche !

De fait, quel promoteur aurait le cœur à chanter dans un contexte aussi négativement connoté, et par la conjoncture, et par l’inconséquence des pouvoirs publics ?

Car, si la science tâtonne, la politique ânonne.

Mais laissons les bourricots de côté, on a déjà à s’occuper de la mouche du coche… 😉

Celui qu’elle loupe si souvent !
Et pour lequel elle devrait pourtant faire diligence… 🙂

Faire mouche, c’est donc contre nature ?

Faire mouche en ce moment, pour le logement neuf, c’est cocher beaucoup de cases, dont au moins :

    • relancer au plus vite l’activité, et donc obtenir des permis de construire et pouvoir vendre à des clients motivés et solvables (d’où l’intérêt des dispositifs comme le PTZ et le Pinel)
    • chercher les voies et moyens de rendre le logement neuf plus abordable (ceci ne passant pas prioritairement par la facilité artificielle des techniques juridico-financières de démantèlement de la propriété entre foncier et bâti mais par la capacité à faire baisser d’abord la réalité des coûts du foncier, des travaux et de la distribution commerciale, et par un allègement de la fiscalité – TVA – selon le profil des publics visés)
    • accompagner le mouvement général de transition écologique, de manière compatible avec (et sans mettre en péril) les deux objectifs précédents

L’extraordinaire, c’est que depuis des années que ces objectifs sont (ou devraient être ?) sur la table, il n’y ait rien eu de cohérent et d’ambitieux discuté entre la sphère publique et les organisations professionnelles, dans l’esprit d’une équation globale et non pas de mesurettes techniques successives ou sectorielles.

Et le magnifique, c’est que, depuis la mi Mars, et malgré les paroles soporifiques de Juju de Normandie, on n’ait vu aucun plan de relance faisant participer le neuf.
Ils ont du gober des mouches ? 🙂

Sûrement, mais la langue de bois est devenu un « art » trop commun pour être apprécié à sa juste valeur médiocrité.

Remarquez, le plus beau là-dedans c’est qu’on va bientôt nous vendre le simple relooking des outils actuels (PTZ et Pinel) comme une sublime avancée ! Si, si, vous verrez !

Et les professionnels de tout poil (aux pattes, comme les mouches) vont faire semblant de s’en réjouir fortement, et à grand bruit, manifestation évidente d’un très grand soulagement – et de la « fierté » d’avoir été entendus – après avoir frôlé le désastre absolu.

Alors qu’il n’y a eu ni rapidité ni mesure forte, juste une incompréhension totale des enjeux… Sortez les mouchoirs. 🙂

Dire qu’on voudrait s’intéresser à la course des astres et qu’on a du mal à éviter celle au désastre.
C’est-à-dire, tomber comme des mouches ? 😉
Pitoyable…

Une nouvelle espèce de grands mamamouchis ? (dans la colle…)

Les grands dignitaires de la prise de décision officielle devraient enfin comprendre que les fausses bonnes manières et le respect du protocole ne travestissent que les apparences et ne garantissent en rien la qualité du contenu.

Une petite relecture du Bourgeois Gentilhomme, en toute humilité (et sans prendre la mouche, hein ? 🙂 ), serait un premier pas !

Ce qu’il y a « d’ébouriffant » à l’occasion d’une crise pandémique dont on nous dit volontiers qu’elle est aussi (ou plus) grave que celle de 1929, c’est que – mises à part les toutes premières mesures générales d’urgence économique fort bienvenues – il n’y a pour le logement pas de réflexion de fonds en guise de relais intellectuel, pas de renouvellement de l’horizon désiré.

L’absence de désir… Pauvre mouche drosophile… 😉

Il faut cependant avouer qu’entre une haute administration hyperstatique crispée sur ses attributions, ses prérogatives supposées et ses certitudes souvent infondées et un personnel politique à la fois intérimaire et interchangeable (donc de passage et incompétent cf les mouvements du ministère du logement par exemple : en 3 ans, d’abord personne, puis Richard Ferrand, puis Jacques Mézard, ensuite Julien Denormandie et enfin Emma…), arriver à concilier compétence, audace, mobilité intellectuelle, vision d’ensemble, définition d’objectifs ambitieux et continuité dans l’action…ça, tout ça, c’est beaucoup trop demander.

Plus de pouvoirs que dans une entreprise et moins de compétences ?

Faut dire aussi… attendre du grand Mamamouchi davantage qu’une comédie !

Enfin, on ne va pas insister, ni enfiler les perles (ni en***** les mouches 🙂 , vous l’attendiez en clair celle-là ? Non, non… 😉  ), chacun se fera une opinion à sa manière.

Dis Emma, tu pourrais nous changer ce système vite fait ?
Mais toujours depuis Paris, hein ?

Parce que, tant qu’à être mené en bateau, autant que ce soit… en bateau-mouche ! 😉

La décentralisation n’a pas que du bon !

 

Allez, c’est tout pour cette semaine.
Que l’on souhaite constructive à toutes les fines mouches ! 🙂

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