Un si joli petit lot…

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Lot d’ici, lot de là.

Un si joli petit lot : ça vous fait penser à quoi ? 😉

Hola, point d’humeur grivoise, les amis, le lot c’est sérieux ! 🙁

Lot au naturel, lot peint (de terre), lot méli mais lot…

Il y a tellement de lots qui n’arrivent pas à sortir du lot.

Faut dire que, dans le logement, les lots, c’est du travail. Ou des travaux !

Non, des travaux ? Mais à lots quoi !

Et si on s’y jetait ? A l’eau ? Canicule oblige… 🙂

 

 

L’immobilier est une terre de perdition.

Impossible de garder un cap sans GPS.

Qu’il convient de protéger avant toute chose, car lot ça mouille. 😉

Surtout quand ils sont en bande… les lots !

Un lot ça va, quatre lots bonjour les dégâts !

Question de vocabulaire élargi : que signifie pour vous l’expression

Un si joli petit lot ?

Mais non, pas les lolos de Lola, enfin !
Gare à Mitou ! 🙂

Un si joli petit lot ?

Ah oui, un joli petit lot de terrain à bâtir, en lotissement ou en diffus !
Plus classique…

Un si joli petit lot ?

Ah oui, un lot de copropriété ? 😉
Image à charge… Renversant, non ?

Un si joli petit lot ?

Ah, mais bien sûr ! Peintre !
En bâtiment ? 😉

Ouiiiiiii !!! Car ce sont ces lots là (et pas de ceux de Lola) dont il est question !

Faut vraiment tout vous expliquer… 🙂

Les travaux, c’est le lot de tout le monde !

Et voilà : on parlait récemment de la cherté des prix dans le logement neuf, et de l’impact du foncier dans cette équation.

Mais les travaux sont partie prenante : et les travaux ce sont les lots.

Rares sont en effet maintenant les programmes immobiliers confiés intégralement à une seule entreprise, dite « entreprise générale » .

La plupart des marchés de travaux sont attribués en « corps d’état séparés » , c’est-à-dire que chaque spécialité se voit attribuer un lot technique.

A titre d’exemple : gros-œuvre, charpente – couverture, électricité, carrelage, peinture, espaces verts, etc.

Au total, un programme collectif peut se retrouver avec 20 à 25 lots différents à attribuer (voire plus), la difficulté étant de les coordonner convenablement et l’intérêt étant d’ordre financier (en théorie, travailler en direct évite – au moins pour partie – les honoraires et marges de sous-traitance généralisée).

L’objectif de maîtrise des travaux est en effet un enjeu essentiel parmi les leviers du respect du bilan prévisionnel.

Quand le foncier est déjà négocié, le permis déposé (ou obtenu) et la stratégie commerciale définie (dont le choix des méthodes, partenaires et niveau d’honoraires), respecter le coût travaux prévisionnel est une impérieuse nécessité.

Car son poids est le plus lourd parmi les postes de dépenses (sauf éventuellement zones foncières en hyper tension) et sa maîtrise n’est pas une simple option.

Sauf à devoir ensuite retravailler le projet pour le simplifier ou déshabiller un peu les prestations ou, inversement, choisir d’augmenter les prix de vente (quand c’est possible…).

Maîtriser les travaux, c’est donc contribuer grandement à tenir son prix de revient et ses prix de vente.

En évitant que les entreprises ne s’en mettent plein les poches ? 🙂

Conjoncture ou conjectures ?

On dit en général « se perdre en conjectures » quand les données apparentes suscitent plus de questions, hypothèses ou supputations que de compréhension spontanée.

Mais s’il s’agissait simplement de se perdre dans la conjoncture ?
Celle du temps présent, de l’opportunité (im)pure et simple ? 🙂

Traduction de ce doute existentiel en dialogue simplifié, mais fidèle à l’humeur du temps 🙂 :

– Bonjour M. l’entrepreneur, mais il est trop cher votre devis ! Vous vous fichez de moi !

Mais non, M. le CROmoteur, je vous promets, j’ai été très raisonnable : un taux horaire minimal, un coefficient de frais généraux faible, une marge de 2 % et un déboursé sec au ras des pâquerettes négocié au plus juste avec mes fournisseurs !

– Blabla ; dites moi pourquoi, alors, mon prix de revient travaux au m² habitable a augmenté de plus de 200 euros hors taxes : 16 % ! En 2 ans seulement !

Mais je ne sais pas moi ! Ce que je sais, c’est que ce qu’il me reste dans la poche est plus faible qu’il y a deux ans, et alors que la conjoncture est porteuse en termes de volumes !

– Fariboles, billevesées et autres menteries ! Si vous dites vrai, et que ni vous ni moi n’en bénéficions, où donc passe ce bel argent ?

Mais… chez les fournisseurs ! A coup d’augmentations conjoncturelles et néanmoins inévitables. Très régulièrement imposées… et non négociables !

Et voilà, c’est la triste vie des travaux et du cycle conjoncturel. 🙁

Comme le cycle de la vie ; c’est assez ressemblant, et les trains de hausses des prix de produits et matériaux, rappellent à CRO ces nuisibles chenillards…

Comment les appelle-t-on déjà ? Ah oui, les chenilles CROcessionnaires ! 😉

chenille processionnaire préhistorique
A A A la queue leu leu… A A A la queue leu leu…

De fait et contrairement à ce que tout être normalement constitué pourrait penser, le couple industriel + plate-forme de distribution pèse lourdement sur la formation des prix en tapant fort quand la demande est forte (alors qu’avec l’effet volume, il aurait éventuellement pu desserrer l’étreinte ? Mais pas question de laisser passer le train de la richesse !) et en modérant ses prétentions, voire en baissant les prix quand la conjoncture est dépressive et qu’il faut alors aider les maîtres d’ouvrage et les entreprises à sortir le peu d’affaires bancales qui veulent bien venir à maturité.

Les béquilles au secours des boiteux… 🙂

Ce phénomène de formation des prix est aggravé par le fait que les industriels sont relativement peu nombreux et que les PME locales du bâtiment (celles qui font le boulot) ne sont pas assez structurées pour se passer des services des grossistes et de leurs plate-formes qui leur proposent non seulement les produits et matériaux mais aussi prestations accessoires et (surtout ?) délais de paiement au travers du crédit fournisseurs.

Un peu la même histoire que l’industrie agro-alimentaire et la grande distribution avec les agriculteurs, quoi !

Moellon et jambon, même combat ! 🙂

Cycles et roue de l’infortune

Les lots font du vélo. Très sensibles aux cycles, quoi !

Et les prix des consultations les plus récentes ressemblent à un numéro d’équilibriste.

Avec un motif d’espoir provenant du ralentissement de la conjoncture : moins de foncier = moins de permis = moins de mises en vente = moins de ventes = moins de chantiers lancés = moins de chiffre d’affaires pour les PME du bâtiment et leurs si gentils fournisseurs.

Et le tout, dans les mois qui viennent, devrait permettre à cette détente de laisser place à une pondération plus vertueuse de la formation des prix ?

Mais oui ! On ne peut pas tout avoir.
En même temps.
Et l’espoir fait vivre… 🙂

 

Faut avoir le moral chenillé au corps ! 😉
C’est bon pour vous ?

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