Se projeter au jour d’à (peu) près ?

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L’instant présent, c’est bien.

Mais quand il n’est pas top, penser au jour d’après, c’est mieux.

Ainsi va la vie des confinés, d’échéance en déchéance, à quémander la bonne nouvelle qui éclairera le jour d’après.

Enfin… d’après ou d’à peu près ?

Car, à trop côtoyer l’imprévu, on n’est plus sûr de grand chose. Ou pas ? 😉

Et, dans l’univers des promoteurs, c’est la même chose. Reprise, relance…
Comment retrouver quelques certitudes ?

Si possible plus rassurantes que les questions encore en suspens ! 🙂

 

En mai, fais ce qui te plaît.

Je sais, on est encore en avril. Mais ceci ne tient qu’à un fil.

Et c’est tellement sympa de penser au joli mois de mai.

En mode déconfiné ?

Ne pas confondre des confitures et déconfiture

Un petit pot de confiture, c’est agréable.

Mais ne pas avoir de pot et quand même la déconfiture, c’est moins appétissant.

Déjà, un virus chinois qui se fait la malle et fait du mal à Paris, c’est un pari… cantonais. 😉

Si encore il s’était arrêté à Paris ! 🙂 (aïe, les oreilles vont siffler…)

Bref, dans les arrière-boutiques du logement, l’heure n’est pas seulement aux constats mais à savoir comment on va pouvoir et devoir remettre au pot pour avoir à l’été un peu de confiture.

Parce que confiné, oui, déconfiné oui, mais définitivement déconfit, non !

Parce que le confit, on aime ça… 😉

Et pas uniquement le confit d’intérêts, hein, le capital c’est bien aussi ! 🙂

Reprise ou relance ?

Quand il y a un accroc, on peut repriser.

Mais quand on est complètement déchiré… on reprise ou on relance ? (à incendie)

Pour ceux qui aiment les constats bien établis :

– la quasi totalité des chantiers de construction neuve a été stoppée courant Mars

– les collectivités n’instruisent plus les permis de construire

– la prospection foncière est à l’arrêt

– la commercialisation est aussi au point zéro (difficile de signer des contrats quand il faut d’abord rencontrer des gens dans la vraie vie et faire la découverte client, découverte produit etc…) ; la signature dématérialisée ne peut pas tout…

– les notaires sont au ralenti dans leur grande majorité. Peu ou pas d’actes et donc pas de trésorerie nouvelle pour les opérateurs

les coûts fixes de chantier ou de financement (agios sur les découverts) continuent de tourner et de peser sur entreprises ou promoteurs

Hummmm…Ca fait du bien des certitudes qui font mal ! On en redemande ? 🙂

Ben, vu l’état des dégâts, une reprise doublée de relance ne serait pas du luxe.

Vuitton faire face à l’impondérable ou pas ? 😉

En mars, un coup de barre, et (après) ça repart ?

On est loin des vieilles publicités pour friandises chocolatées. Mars est maintenant derrière nous.

Depuis peu, un certain mouvement de reprise des chantiers se fait jour.
Au rythme des arrivées de masques (et de gel) rendant possible le respect des consignes sanitaires minimales.

Entreprises comme maîtres d’ouvrages savent que l’immobilisme est la plus mauvaise solution.

Ce qui ne va pas résoudre automatiquement toutes les discussions sur la prise en charge des coûts spécifiques à l’épidémie de Coronavirus (deux aspects : les moyens de respecter les exigences sanitaires et l’éventuel impact de l’adaptation du chantier à la productivité des entreprises).

On peut donc parier que la quasi totalité des chantiers de promotion immobilière ou des acteurs du mouvement social aura repris avant la fin mai.
Mais avec des livraisons qui seront décalées de plusieurs mois (délai d’arrêt du chantier + organisation du redémarrage et montée lente en cadence + rythme de croisière moins rapide ensuite).

Il faudra donc communiquer en direction des clients dès qu’il y aura un peu plus de visibilité sur les nouveaux plannings et les points d’arrivée des livraisons.

Pour autant, la reprise des chantiers et l’information des clients ne sont que les aspects les plus évidents et les plus immédiats de ce qui est communément appelé la reprise.

D’autres sujets, sans doute plus déterminants, restent à aborder…

Des enjeux avec lesquels ne pas jouer ?

D’aucuns pourraient penser que – comme la mise au point mort de l’économie a été voulue et non subie – il suffirait d’appuyer une deuxième fois sur le bouton « pause » pour que tout redémarre sans délai et sans effets secondaires.

Vision suroptimiste des choses, car les effets psychologiques de la séquence actuelle – au hasard 😉 : confinement, décompte quotidien des décès, incidence sur le chômage et sur les défaillances potentielles d’entreprises – peuvent modifier le comportement des candidats acquéreurs, au moins pendant un certain temps.

Ce risque commercial réveille chez les promoteurs le souvenir douloureux de 2008, quand la crise initiale des subprimes avait déclenché un quasi arrêt de la commercialisation et un mouvement d’annulation de réservations qu’ils croyaient acquises. D’abord consolider l’existant.

Le réflexe de protection (ou de légitime prudence) est donc de ne pas lancer pour l’instant de nouveaux programmes en chantier dès lors que le taux de commercialisation est un peu faible ou à peine au-dessus de la ligne de flottaison habituelle.

Car payer les frais et travaux d’un chantier quand la commercialisation ne suit pas, c’est à la fois coûteux et très risqué : coûteux du fait des agios et très risqué du fait de la date de péremption de la ligne de crédit ou du dépassement du plafond de découvert autorisé.

Le banquier est toujours moins souriant en période de basses eaux.
Sans doute le stress hydrique ? 🙂

Le vrai jour d’après ne sera donc pas celui de la reprise… des chantiers, déjà en cours ; mais bien celui de la création des conditions d’une relance consolidée de la demande.

Confiance, vous avez dit confiance ?

Dans la jungle, peut-on avoir confiance ?

En général, quand on dit à CRO qu’il peut avoir confiance, CRO se méfie.

Réflexe atavique multimillénariste ! 🙂

CRO préfère constater par lui même que les raisons de la confiance sont réunies.

Quel mal élevé, ce CRO… Mais c’est normal !

C’est si difficile de se projeter soi-même vers l’avenir quand on ne sait pas de quoi il va être fait ! 😉

Mais tout ça peut s’organiser avec un peu de technique et de bonne volonté, pas vrai, mon CRO ?

CROtapulte, la catapulte améliorée
Yaahhhhh ! On y va ! A fond vers l’avenir !!!

Il me surprend parfois ce CRO, avec cet enthousiasme enfantin… 🙂

Se catapulter nécessite ainsi une certaine dose de confiance et le vrai redémarrage de la filière ne pourra intervenir qu’en donnant au client final cette confiance et cette envie de croire en l’avenir.

Au point de transformer frilosité attentiste en comportement actif d’investissement.

Sans motif objectif d’envie et de confiance, pas de sursaut commercial, sans sursaut commercial pas de nouveaux chantiers et donc pas d’emplois ni de relance réelle.

Donc, une question : au-delà des légitimes et sympathiques pressions et suggestions de chaque corporation, le gouvernement saura-t-il prendre assez vite la mesure de la relance psychologique indispensable à travers de nouvelles dispositions en faveur du logement ?

« Wait en dents de scie » , comme ne disent pas les anglais ? 😉

Bon, retour au confinement actif pour CRO.
Faut quand même commencer par relancer les chantiers en cours… 🙂

L’avenir (le vrai) attendra ! 😉

 

Bonne semaine à tous les confinés.
Et sortez masqués ! 🙂
(psttt : n’oubliez pas les devises du jour sur Twitter https://twitter.com/MursEtOrteils 😉 )

 

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