Promoteurs : en attente du moteur ?

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statuscroLe plan de relance du logement, c’est comme une voiture chez le garagiste.

S’il se contente de vous parler des performances théoriques, c’est moyen.

S’il vous fait des retouches cosmétiques à la carrosserie pour améliorer l’esthétique ou le coefficient de pénétration dans l’air, on n’est pas loin de brasser du vent.

En fait, le garagiste commence à devenir crédible quand il vous montre qu’il y a bien un moteur sous le capot.

Et pas un moteur de deudeuche pour bouger un semi-remorque.
Pour le logement c’est pareil.

Et c’est ça aujourd’hui la grande question chez les promoteurs : quand ?

 

Dans Promoteur, il y a pro, c’est vrai.
Mais un pro sans moteur c’est comme un ange sans ses ailes ou un diable sans ses cornes (suivant l’image que vous en avez 😉 ).

Bref, ça ne ressemble à rien. Et ça ne sert à rien.

Déjà que c’est dur de se faire une opinion des promoteurs ; alors, des pros sans moteurs… 🙂

De la théorie à la pratique : vite et bien !

On a parlé du plan de relance la semaine dernière et vous avez pu lire des infos un peu partout depuis le 29 Août.

Les annonces ont un avantage, elles font naître un espoir et remobilisent les troupes.
A condition de ne pas souffrir du syndrome du soufflé au fromage.

A trop attendre, il se ratatine et n’est plus rattrapable.

Pour atteindre peu ou prou son objectif, le plan de relance devra donc :

  1. ne pas être inférieur à ce qui a été annoncé (tentation classique de jouer l’effet placébo, plus le risque de détricotage par Bercy ou par les députés dans une ambiance mouvante)
  2. être mis en place très rapidement et dans son intégralité
  3. être amélioré en direction de l’accession à la propriété sociale ou intermédiaire

Sinon, il y aura de la déception et une efficacité réduite, atteinte du syndrome du soufflé au fromage.

L’exercice du métier de promoteur par gros temps

Les métiers, c’est en général quelque chose de difficile.
On en avait d’ailleurs moqueusement parlé par ici.

Pour être efficace, il faut d’abord savoir profiter de circonstances favorables :

Pour se faire un rail, vaut mieux être à la SNCF.
Pour s’envoyer en l’air, chez Air France.
Pour gagner au l’auto, chez Renault ou PSA.

Pour être promoteur… je cherche…. un certain degré de confiance et d’inconscience sont nécessaires ?
(mais pas suffisants, on est d’accord 🙂 ).

Ce qui n’était jusqu’ici pas gagné pour la confiance, les résultats commerciaux du dispositif Duflot ayant donné naissance entre professionnels à quelques amabilités du style « Duflot, du flou, du flop » avec une variante tendance produit laitier que je vous laisse imaginer.

Et comme l’accession à la propriété est elle-même en panne…

Il nous fallait un vrai réchauffement climatique ! 🙂
(c’est peut-être pour ça que Duflot est partie ? 😉 )

L’état d’esprit des promoteurs : relance ou attentisme ?

Les deux mon général !

Les promoteurs ont envie de relance. Après plusieurs trimestres difficiles, nombre d’entre eux ont des rythmes de vente inférieurs à leurs prévisions, ou plus simplement à leurs besoins.

Du coup, comme la pré-commercialisation est à la fois une règle de prudence et une obligation, de plus en plus de programmes immobiliers sont restés dans les cartons.

Certains de manière définitive, avec des accords fonciers périmés ou des permis de construire devenus caducs, mais une part non négligeable est remobilisable en cas d’amélioration rapide de la conjoncture.

Il faudra bien sûr au préalable remettre à niveau les ventes sur les programmes déjà lancés, mais la situation commerciale des promoteurs n’étant qu’une mosaïque de cas particuliers, il devrait être possible de lancer une offre effectivement nouvelle assez vite.

Ca c’est pour l’espoir et l’envie.
Et il faut donc se préparer à monter dans le bon wagon si le train démarre.

Mais le train (de mesures annoncées) ne démarrera pas tout seul.

Et une attente prolongée est néfaste pour tous.

Pour les acquéreurs (investisseurs en tête) qui hésitent déjà à s’engager, de peur que les règles futures ne s’appliquent pas à leur achat s’ils signent un contrat de réservation avant.

Pour les promoteurs et les professionnels en général qui continuent à rester sur la défensive de peur d’être une nouvelle fois déçus par des annonces survendues.

Pour les finances publiques et le PIB qui ne profitent pas d’un redémarrage des ventes, et des chantiers dans un second temps rapproché.

Heureusement – si l’on peut dire – l’agonie continue et accélérée de la conjoncture immobilière a été une paradoxale et excellente nouvelle puisqu’elle a convaincu cet été ministres et technostructure  – après les chiffres médiocres du second trimestre – qu’effet placébo, pansements et emplâtres seraient largement insuffisants.

Et les consultations d’instances professionnelles ont changé de braquet jusqu’à aboutir aux annonces du 29 Août qui ne doivent être qu’un début d’un tout cohérent, puissant et mis en oeuvre très vite si l’on veut collectivement réussir.

Vaincre ou mourir ?
(de rire, même jaune, ça nous est déjà arrivé plusieurs fois ! 😉 )

Orchestrer la relance

Heureusement, sur ce blog, et même si on n’a pas de « Think Tank« , on a une idée précise de ce qui pourrait convenir pour orchestrer la relance, et depuis longtemps !
(quelques dizaines de milliers d’années, ne me traitez pas d’opportunisme 🙂 )

Il nous faut un vrai orchestre ! Tempo boogie-woogie des cavernes !

Status CRO
Status CRO, ils connaissent la musique et le tempo de la relance !

C’est vrai quoi ! Tout ce que vous voulez (whatever you want), ils l’ont !
(parfois à coup de hache ou de massue, mais c’est l’époque qui voulait ça 😉 )

Donc, si le gouvernement voulait bien passer de la valls lente au boogie-woogie, les promoteurs sont pour !

 

Et vous, vous préférez un tempo lent ou rapide pour vous remettre en ordre de bataille ?
(nb : mince j’aurais du parler du rock et des Rolling Stones ! Si ça c’est pas des spécialistes de la pierre avec pareil nom !)

 

 

 

 

Une réflexion sur « Promoteurs : en attente du moteur ? »

  1. Aujourd’hui, on attend toujours quelque chose de nouveau et de révolutionnaire pouvant sortir le secteur de l’immobilier de cette crise. En effet, il n’est pas toujours évident pour un promoteur de trouver le bon chemin, surtout à l’heure actuelle où le secteur est dans une grande impasse. Une mesure de relance efficace, c’est ce qu’il nous faut.

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