Pluriels irréguliers : Un signal, des signes hauts

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Ce qui est singulier, au début d’une relation, ce sont les signes.

Et ce qu’ils ont de particulier, c’est qu’ils constituent souvent autant de signaux significatifs ou de pistes à l’intention d’un observateur attentif.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que, pour l’instant, le gouvernement et son « ministère des sphères immobilières » n’émettent pratiquement que des signaux faibles à destination du logement.

C’est à dire des signaux difficiles à capter ou à analyser.

Bref, de toutes petites choses, alors qu’on en attend de grandes.

Et il ne faudrait pas pas que cette faiblesse des signaux finisse par nous faire déchanter. Ou chanter.
Comme les touches des calculettes de Bercy.

Le chant du signe… moins.

 

Les premières prises de position du ministre de tutelle du secteur immobilier ne sont guère tonitruantes.

Ce qui n’est a priori pas dérangeant.

Un tout petit filet d’informations distillées qui ne remonte officiellement aucun gros poisson.

Une entrée en matière qui est un bonjour du bout des lèvres.

Pourtant quand on dit bonjour, en Auvergne, on dit bien « Chalut ! » ? 😉

Et là, il devrait y en avoir du poisson ! 🙂

Les économies se ramassent à l’APL !… (la bonne blague)

L’APL sera donc rabotée de 5 euros par mois. En principe.

Sacrifiée sur l’autel des économies au nom de son inefficacité relative due à son effet inflationniste supposé.

Jamais entendu pareille couillonnade, même si l’air est à la mode…

Pour qu’il y ait effet inflationniste, il faut qu’il y ait une latitude à la hausse laissée aux agents économiques qui profiteraient d’une sorte d’effet d’aubaine pour augmenter les loyers.

Ce qui ne serait nullement le cas, si les aides au logement n’étaient versées qu’en fonction d’un loyer du logement (conventionné ou pas) ne dépassant pas un certain seuil (déjà le cas, en particulier pour les logements conventionnés du secteur social).

Il n’y a donc aucune fatalité, ce qui renvoie alors de manière évidente à une logique de refonte du système et de calibrage plus fin des bénéficiaires et des loyers plafonds.

Mais le coup du rabot… c’est juste intellectuellement minable, l’arme des faibles en courage et en imagination, car cela ne résout rien et sert simplement à faire quelques économies injustes et de court terme.

Tout en se donnant bonne conscience apparente en termes de communication institutionnelle, bien sûr.
Y a un minimum… 🙂

J’avais cru comprendre que c’était exactement ce dont on ne voulait plus.
Faire semblant.

Changer d’époque et de pratiques ?

Car la recette est facile (mais pas miracle) dans la droite lignée des comportements habituels de Bercy.
A des années lumière d’un comportement vertueux qui demanderait au contraire de faire preuve de créativité et de tout redéfinir.

Objectifs, moyens, délais, méthode….

Pour aller plus loin, de mon point de vue, les aides au logement (quitte à ce qu’elles fassent éventuellement partie d’une aide unique plus large par ménage) sont au contraire les seules capables de gérer finement la logique de solvabilisation et de solidarité inhérente au besoin fondamental de se loger.

Car elles peuvent prendre en compte l’évolution dans le temps – au plus près et au plus juste – des personnes que l’on souhaite aider.

A condition, bien sûr, de poser des plafonds (de loyers, de revenus, de profils de ménages…) et des verrous auxquels il faut prendre le temps de réfléchir collectivement pour éviter les dérives qui ne servent aujourd’hui que de prétextes et pas de commencement de solution.

PTZ et loi Pinel sont dans un bateau…

Si on comprend bien les murmures du pouvoir, il serait question de revoir à la baisse le profil du PTZ.

Funeste idée. Déjà qu’il y a bien peu d’accédants à la propriété en zones urbaines et que cet outil est le seul qui ait un peu d’impact dans sa version actuelle.
Celle que tous les professionnels avaient applaudie.
Et qui ne coûte pas cher du tout à l’état.

Alors quoi ? Remettre en cause le potentiel d’évolution sociale de tout un pan de la population pour des économies de bouts de chandelles ?

Autre murmure (destiné à prendre la température, à sonder les coeurs et les esprits ou bien incertitude temporaire mais réelle ?) : le sort de la loi Pinel.

Avec un dispositif qui serait conservé mais pas forcément dans les conditions actuelles ?

La tentation du rabot fait des émules ?

Mais alors… de sacrées têtes d’émules ! 🙂
Qui n’ont toujours pas compris ce qui était arrivé pendant les 2 dernières années du Scellier et au dispositif mort-né Duflot ?

Heureusement qu’il ne faut rien casser de ce qui marche…. 😉

A la décharge de Bercy (toujours à la manœuvre quand il s’agit d’économies), la bonne santé actuelle du secteur (dont le neuf qui fait actuellement de gros scores) incite à laisser croire (surtout quand on a très envie de prendre ses désirs pour des réalités) que le soutien peut-être diminué pour faire des économies sans trop de dégâts sur l’activité.

Ce qui est à peu près aussi stupide que de supprimer à un pied de tomates surchargé de beaux fruits bien lourds le tuteur qui le tient debout.

C’est exactement l’inverse, mes beaux Messieurs : c’est le dispositif fiscal bien calibré qui fait (après quelques mois) monter le flot des réservations dans les bureaux de vente.

Puis quand la somme de ces réservations permet d’avoir constitué la pré-commercialisation demandée par la banque vient ensuite le lancement du chantier ; et les emplois du bâtiment.

Réduire l’amorçage revient à supprimer le tuteur aux tomates.

Et les statistiques tomates favorables d’aujourd’hui n’auront aucune suite demain.
Sans proportionnalité aucune (la lenteur accrue des pré-commercialisations engendrant automatiquement des abandons de programmes par suite de l’allongement des délais et des désistements des réservataires les plus anciens).

Autre sujet de perplexité avec les pistes susurrées qui recouvrent en parallèle des questionnements de restriction géographique intensifiée, ce qui ne manquerait pas de produire des dégâts économiques dans les zones nouvellement exclues (quid des zones B1 ?).
Alors que les besoins sont patents ailleurs qu’à Paris, sur la Côte ou dans le Genevois…

Vous avez dit pertinence ou relance ?
Pourquoi pas, mais il va d’abord falloir bien réfléchir et bien décider.

Montrer qu’on n’est pas tous des bêtes…

Il faudrait quand même éviter d’avoir à verser plus tard des larmes de CROCROdeal !

crocodile de l'immobilier préhistorique
Bouh… Z’avez pas un Kleenex ? Il est pas gentil Jacquou pour l’instant !

C’est vrai, quoi, ça servira à rien de pleurer après si on fait des bêtises, hein mon Jacquou ? 🙂

Avec un CROCROdeal, on peut toujours négocier plus ? 😉

Car il ne manque plus qu’un signal et des signes hauts, mon Jacquou.
On peut compter sur toi ?

Bonne semaine à tous, et il est toujours possible de faire un signe en commentaires !

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