Parlez vous bien le logement ?

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C’est important la maîtrise des langues.

Les politiques maîtrisent ainsi, par exemple et à la perfection, la langue de bois.

Et il faut tourner 100 fois la langue dans sa bouche avant de parler.

C’est peut-être aussi pour ça qu’ils parlent plus vite que les autres.

Mince, un bout de bois à faire tourner (sans foi ? euh, non 🙂 ) cent fois dans sa bouche avant de s’exprimer… 🙂

C’est beaucoup trop douloureux ! Pour leurs joues. Et tant pis pour nos oreilles.

Blague à part, du côté des langues vivantes, savoir parler l’immobilier, option logement, c’est quand même un sacré avantage sur le commun des mortels.

Enfin… surtout si on s’intéresse au logement ! 😉

 

Mon chien ne sait pas parler logement.

Normal, sous influence de Bercy, il considère que c’est une niche fiscale. Or il n’aime que les canapés. 🙂

C’est le genre de langue qui ne l’intéresse donc pas ; du coup, il n’écrit pas cet article.

Quand on ne maîtrise pas la langue, est-on toujours le chien de quelqu’un d’autre ? 🙂

Condamné à utiliser la langue d’aboie… Oui, mais l’aboiement !

Aaahhhh, c’est donc pour ça ? 😉

Démêler l’ivraie du faux ?

Les mauvaises graines donnent rarement de bons fruits.

Et les raisonnements primaires basés sur des mensonges pas davantage.

En ce sens, la publication des comptes du logement 2017 m’emplit d’allégresse toute contenue. 🙂

Pas parce que ce document officiel contient 72 pages, mais parce que la rubrique des aides au logement (à partir de la page 39) rétablit une vérité que Bercy et les chantres du coup de rabot budgétaire (mince alors, et s’ils utilisaient d’abord le rabot sur la langue de bois, ça marcherait sûrement très bien ! 🙂 ) adorent camoufler et transformer.

Certes, le logement coûte. Mais il rapporte bien davantage !

Comme le chien de CRO. Il s’appelle Bercy.

Hop ! Va chercher !

Et il rapporte… Gentil, le chien.

Pourquoi Bercy ? Parce qu’il fait très attention aux apparences. C’est un chien policé.

Pour en revenir au nerf de la guerre, on y apprend que les aides au logement (en diminution de 0.3 % relativement à 2016) ont coûté 41.9 milliards d’euros en 2017. Snif, sortez les mouchoirs.

Pendant que les prélèvements relatifs au logement culminaient à 74.4 milliards d’euros.

C’est y pas beau, braves gens ? 32.5 milliards de bénef !
Votre honneur d’amateur de logement (ou de professionnel 😉 ) est lavé.

Le logement n’est pas un parasite pour le budget de la nation.
C’était une question des tiques.

C’est même tout le contraire… Champagne ? 🙂

Mézard lors, qu’est ce qu’on doit comprendre ?

Comprendre. C’est pour ça qu’il faut parler la langue !

On n’a plus besoin de traducteurs et on évite ainsi les contresens.

On apprend au passage dans ce document que les aides à la personne étaient déjà en régression l’année dernière et que la bonne santé actuelle du logement est portée par une construction neuve importante et un nombre de transactions record.

Ce qui était vrai en 2017, mais commence à dater – en termes de tendances actuelles – depuis les arbitrages de la dernière loi de finances et les avatars de la guérilla réduction de loyers / APL assortie de la logique de recentrage PTZ et Pinel.

En gros, il semblerait officiellement que le logement rapporte davantage quand l’activité est soutenue, et que donc il faille (une sorte de sport national ?) que l’on handicape l’activité pour gagner moins ?

C’est très français, ça, la peur de gagner.

Et pourtant, on est des champions, pas vrai ? 🙂

Avec 2 étoiles ! C’est à croire qu’ils s’en foot ?

Zut alors, mon Jacquot, s’agirait de s’en rappeler plus d’un été !

Sinon ce sont les futurs comptes du logement qui vont prendre un coup de vieux !

A part ça ?
Ben… dans la catégorie avantages fiscaux aux producteurs (13.5 milliards), la répartition de 39 % au logement social et de 33 % aux propriétaires occupants devance de loin la part du secteur libre (25.7 %).

Dont environ 2.4 milliards pour les dépenses liées à l’investissement locatif (graphique 1 de la page 44), à comparer aux recettes (page 45) tirées notamment des taxes d’urbanisme, de la tva sur terrains, de la tva sur logements neufs et à une part de taxe foncière générée dès la livraison.

Le côté le plus sympa, c’est l’évolution annuelle très têtue des recettes de l’état sur le dos du logement : +1.7 % ; +3.5 % ; +3.6 %; +5.7 % par an, respectivement, depuis 2014.

Quelle constance. Quelle belle participation aux finances du pays.

Et, pour rester poli de la glotte, poly, CROly, CROlyglotte…

Honnissons dorénavant la langue de bois au profit des langues vivantes ! 🙂

CRO polyglotte
Heu, c’est à dire que, là, je vais avoir du mal à choisir quelle langue parler !

 

 

Mais ce n’est pas grave du tout d’avoir le choix des armes, CRO, le tout, c’est de les maîtriser !

 

Allez, on ne vous fait pas languir plus longtemps…
Bonne semaine ! 🙂

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