OFS : un logement simple et efficace ?

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A se taper le cul par terre. Ou la tête contre les murs ?

Pourquoi faire simple et efficace quand on peut faire compliqué et… ?

Il y a, comme cela, parfois, des moments de doute dans les cerveaux « cromagnoniens » . 🙂

Est-ce le monde qui est si complexe, ou les humains qui le dirigent qui s’ingénient à le rendre incompréhensible ?

En 3 lettres ? OFS.

Comment un sujet légitime peut-il, et à ce point, trouver solution ou réponse absurde et kafkaïenne à une question simple ?

Un logement moins cher et abordable par un foncier sans excès, c’est forcément hyper administré et castrateur ? 😉

 

Cette histoire de castration taraude… le cortex des primitifs de l’âge premier de la pierre. CRO douloureux, la castration ! 🙂

Certes, l’immobilier neuf n’est pas à la portée de toutes les bourses.

Mais de là à les couper ! Les pouvoirs publics exagèrent… 😉

Et une usine à gaz, une !

Imaginez un peu qu’on vous les coupe !

Non… pas les crédits… non, pas ça non plus, bande de dégénérés ! 🙂

Les cheveux en quatre.

Dans ce fichu pays, pourtant Rabelaisien, la médiocrité intellectuelle semble aller de pair avec le manque de courage et de compétence.

Mariez le tout à des influences corporatistes, à la main mise de la haute administration, à son penchant de contrôle absolu (qui la rend toujours plus incontournable et assoit sa pérennité d’état dans l’état, au point qu’on se demande qui gouverne en fait) et aux intérêts bien pensants d’une somme d’acteurs faisant fonds de commerce d’une approche non (ou moins) lucrative du domaine du logement.

Et vous obtenez quoi ?

la production de PSLA

Un magnifique spécimen de la machine à produire de la bêtise.

Remarquez bien qu’on voit ça très souvent :

le taux inatteignable de 25 % de mixité sociale (dont on s’ingénie ensuite à bidouiller les règles de décompte pour ne pas perdre la face)

l’inutile complexité du PSLA qui donne la migraine à tous les gens normaux qui s’y intéressent à cause de la tva à taux réduit (cf le nombre de commentaires monstrueux sur un des vieux articles du blog en date de novembre 2012)

le désastreux épisode des APL nuisible aux HLM (il y a 2 ou 3 ans), avec le rétropédalage technico médiatique ultérieur

le dézingage des aides à la construction en zones « détendues », sur lesquels le ministre Denormandie revient maintenant à grand renfort de sémantique

l’abandon en rase campagne de l’objectif initialement affiché de 500 000 logements neufs par an, devant l’immense réussite du choc d’offre annoncé et toujours attendu ( 😉 )… alias choc mou. Le projecteur étant maintenant braqué sur la rénovation dont le ministre dit « J’ai fait de la rénovation un marqueur très fort de mon action » . A suivre… 🙂

l’idée lumineuse de territorialiser la politique du logement, tout juste annoncée par le ministre du logement (plutôt un abandon de souveraineté et un gage politique donné aux maires…), et de redonner du pouvoir aux maires pour construire ???
Superbe fumisterie d’un nouvel eldorado de la pensée dominante officielle : alors que si le nombre de permis de construire se fait toujours plus maigre, c’est très souvent pour assurer la réélection de l’occupant du fauteuil. Et alors que la plupart des PLU révisés sont moins généreux que la version antérieure, avec par exemple des zones UA qui passent en UB, des UB en UC, des coefficients d’emprise au sol qui fondent comme neige au soleil, ou des exigences de parking qui augmentent, plus les chartes et les commissions illégales d’avant-projet, le tout sous le regard morne des vaches qui regardent passer les trains ? (ah, zut, non, ce ne sont pas les vaches qui peuvent retoquer les PLU, ce sont les préfets… pauvres vaches qui n’ont rien à négocier ! 🙂 ).

Dans le même ordre idée, un rapport remis par le député Lagleize, visant à contrer la hausse des prix du foncier et la spéculation, sera débattu à l’assemblée nationale.

La solution préconisée ? La généralisation des OFS… Youpi… 🙁
La dissociation du foncier et du bâti serait LA solution. Trop fort… 😉
Et ils ont été nombreux à lui souffler ça dans le creux de l’oreille ?
Le pire c’est qu’il y croit peut-être et qu’on ne lui en veut pas.

Car comment produire un rapport dans un domaine pour lequel on n’a pas de compétence particulière et donc pas de capacité à avoir une pensée critique en connaissant tous les tenants et aboutissants ?

Bref, quand le bal des premiers communiants de la solution miracle sera terminé, on pourra discuter plus sérieusement de logement, vous ne croyez pas ? 😉

Et si on arrêtait un peu de faire semblant ?

Parce que, comme disait mon arrière arrière arrière grand trisaïeul CROlipiégé, les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures.

Et celles que nous vivons depuis plus de 10 ans n’ont que trop duré.

Ah, tiens, CRO s’énerve ? 🙂
Un peu, oui, car la connerie – habituellement et gentiment traitée d’insulte à l’intelligence – finit par devenir insupportable à la longue, surtout quand elle se double de privation de liberté et de main mise plus générale sur le libre arbitre des acteurs.

Et les objectifs, alors, ils ne sont pas valables, peut-être ?

Mais si, justement, il est parfaitement légitime de vouloir éviter que le logement ne soit un bien de luxe, inaccessible au plus grand nombre.

Mais faut-il pour cela le mettre davantage entre les mains de structures publiques ou d’institutions para publiques ou sociales qui vont faire leurs choux gras de cette nouvelle avancée de mise en coupe réglée ?

Le tout en mettant fin à la notion de propriété pleine et entière et à l’espoir (évanescent aujourd’hui) de l’ascenseur social par le logement.

Au nom de quoi faut il brider la capacité pour des parents – qui auront travaillé et remboursé des décennies – à transmettre un vrai patrimoine à leurs enfants, plutôt qu’un ersatz de droit d’usage amélioré et à plus-value limitée, officiellement traqué au nom de la lutte contre la spéculation ?

En réalité, sous couvert de limitation de l’envolée des prix, ce qui est visé est la généralisation des OFS et des baux (dont BRS) qui visent à créer des parcs de logements – sociaux ou intermédiaires – globalement gérés par la puissance publique (prise au sens large) et sa cohorte d’institutions.

Cette vision castratrice et moralisatrice du parcours résidentiel et patrimonial des ménages est évidente et insupportable.

Alors que d’autres solutions sont possibles – bien plus simples et non dogmatiques – mais demandant plus d’honnêteté intellectuelle, de compétence, de désintéressement et de courage de la part de toutes les parties prenantes.

Tiens, une image pour illustrer le propos : vous avez besoin de faire un trajet d’un kilomètre en terrain plat et en ligne droite.
D’accord, c’est simpliste mais c’est juste une hyCROthèse ! 😉

D’un côté, on vous propose une moto, mais avec direction assistée, deux roulettes à l’arrière, une ceinture de sécurité, une roue de secours, une caméra de recul, plus permis de conduire obligatoire délivré conjointement par le préfet et le pape, et avec autorisation parentale obligatoire, bien sûr !
Et un comité de sélection qui décidera si vous avez le droit de l’utiliser les jours pairs ou impairs.

D’un autre côté, on vous propose un VéloCROlex !

Tout simple, tout libre ! Sans contraintes administratives exorbitantes.

Vous choisissez quoi ?

Ben voilà… CRO aussi. Et pas uniquement par nostalgie ! 😉

vélosolex de cromagnon
Grrrr… vous êtes sûr que c’est efficace quand c’est aussi simple ?

Parce que tout ce qui stérilise (ouais, la castration, on en a marre ! 🙂 ) la capacité de chacun à agir librement, par une inutile complexité et le passage obligé par de multiples mains ou dispositifs, est le signe défaitiste d’une vision d’avenir sociétal sans aucun souffle.

Pas de place pour le privé, alors ?

Mais si et c’est bien là une autre facette (épineuse) du problème.

Car les acteurs du privé sont avant tout des gens pragmatiques, avec donc le plus souvent un penchant opportuniste affirmé.

Et que croyez vous que décidera un acteur économique : lutter dans la durée contre la marée des OFS et des BRS réunis ou essayer de faire son beurre à court terme dans le nouveau contexte législatif et économique du moment, en vendant moins cher une tranche de logement écrémé à l’arôme artificiel (au lieu d’un logement au lait entier et à l’arôme naturel).

La facilité fera (hélas, trois fois hélas) son œuvre, tout le monde remballera ses opinions et – comme dans le cas des attributions de terrains en ZAC – quasiment tout le monde ira à la soupe pour ne pas louper le wagon fléché.
(où l’on rejoint le débat sur la responsabilité individuelle : si je ne le fais pas, les autres vont le faire…)

Du coup, si même certains acteurs du privé – dont parmi les plus gros et les plus « institutionnels » – sont persuadés qu’il y a un marché à prendre, qui va donc aller critiquer une démarche aussi globalement et funestement inepte ?

Les vocations de Don Quichotte ne sont pas si nombreuses !

Et quelles solutions pour faire plus simple et plus efficace ?

Un logement simple et efficace.

Ben… il semblerait qu’on doive se le mettre OFS… 🙂

Dérive continue d’un secteur professionnel libre vers une activité administrée.

Où l’exception semble vouloir devenir la règle.

Où le droit de faire est progressivement remplacé par l’obligation de quémander et en demandant pardon à l’avance.

Pardon de déranger en voulant construire.

Construire et vendre en pleine propriété.

Construire en toute période (même 1 à 2 ans avant les élections).

Et construire en respectant le droit de chaque individu à des aspirations personnelles au lieu de promouvoir des parcs habités étanches à rotation garantie ?

A quoi rêvent les promoteurs ?

Va  bientôt falloir faire appel à OFS 117 pour avoir un foncier libre doublé d’un permis ! 🙂
(eux, il y a longtemps qu’ils ne sont plus libres…).

Ah… Et pour ce qui est de rendre le logement plus simple et moins cher ?

Commençons d’abord par maîtriser les coûts du foncier (pistes possibles : redensifier les PLU, pousser les maires à construire plus et plus dense, et conditionner l’accès à certains dispositifs comme le PTZ et le Pinel, utiliser intelligemment le droit de préemption), de la construction (traquer les ententes des industriels ou distributeurs, veiller au possible développement de toutes les filières dans le cadre de la future réglementation thermique et environnementale) et de la commercialisation (à quand la transparence évoquée depuis si longtemps sans aboutissement ?) avant de dépecer la propriété de logements que les acquéreurs – pour un prix proche – préfèreront entière et réellement transmissible.

Ce qui dans le contexte actuel, abordé très récemment par ici, relèverait d’un sursaut de lucidité et de courage dont beaucoup rêvent mais que peu espèrent vraiment.

De peur d’être déçus ? 🙂
Non… c’est déjà arrivé ? 😉

 

Et vous, vous voulez une vie sur-administrée ?
Ou un avenir personnel ? 🙂

2 réflexions au sujet de « OFS : un logement simple et efficace ? »

  1. Il me semble qu’un acteur ayant quitté la FPI (pour ne pas le citer) souhaite lui aussi cette maîtrise des coûts de foncier… Facilitant la concurrence positive et la maîtrise des prix de vente dans le neuf.
    Malheureusement le combat n’est pas encore gagné, CRO dur peut-être 🙂

  2. @ Div’ : la plupart des acteurs « dominants » (dont état, administration, institutions diverses et professionnels bien installés) pensent avoir intérêt à garder le terrain de jeu en l’état. Tout changement de paradigme serait donc une disruption… dont on ne sait pas si elle est en marche ! 😉

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