Logement social : l’amarrer ou la marée ?

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Il y a des jours où l’on se demande quelle est la logique des choses.

Ou celle des décideurs. Ou les deux.

A moins que l’on ne fasse semblant de se questionner tant la réponse est évidente ?

A défaut d’être glorieuse ou intelligente.

Ainsi va le cours des évènements, où le court l’emporte sur le long.

Quand le logement ne semble plus officiellement un enjeu.

Et que, paradoxalement (?), pour le logement social, l’amarrer ou la marée semblent deux potentialités interchangeables.

Mais tant qu’on peut se marrer… 🙂

 

On peut rire de tout. Et, franchement, il vaut mieux. 🙂

Parce que quand on voit la facilité à passer du tout au rien (et réciproquement d’ailleurs), on mesure bien la distance entre l’opportunisme simpliste de l’instant et l’intelligence complexe de la durée.

Mais quand la logique du temps long est devenue un terrain vague, comment s’étonner de prendre régulièrement la marée ? 🙂

Une pantalonnade un peu short ?

Des gamins en culotte courte. Tendance commedia dell’arte.

Avec le recul, le rétropédalage de la séquence actuelle vécue par le monde du logement social fait sourire.

Les évidences finissent toujours par se rappeler à notre bon souvenir.

Ainsi, taper très fort sur un acteur économique (certes privilégié) pour faire des économies budgétaires sans rien analyser des conséquences et revenir en marche arrière 18 mois plus tard en constatant les dégâts, n’est pas un modèle vertueux de prise de décision…

Vous me direz, encore heureux que cette phase de correction intervienne !

Car les chiffres de production neuve du logement social ne sont déjà guère fameux.

Ou fameuh ? Bref, la construction broute un peu… 😉

Et présenter les mesures correctives ou d’accompagnement comme « deux accords ambitieux » est un effet de manches légèrement abusif.

Sans l’erreur d’analyse initiale, pas besoin de correctif.

Mais la communication est tellement plus ambitieuse que la réalité… Une banalité ? 🙂

Un pacte pour quel impact ?

Pacte, pactole, impact… quels sont les enjeux ?

Facile, l’accord ambitieux appelé « Pacte d’investissement pour le logement social » prévoit une production neuve de 110 000 logements par an sur la période 2020-2022.

Pour mémoire, les chiffres les plus récents sont éloquents : 124 000 en 2016, 113 000 en 2017 et 109 000 en 2018.

L’ambition consiste donc juste à enrayer la baisse, sachant que 2019 (année charnière entre les derniers chiffres connus pour 2018 et la première année du Plan d’investissement 2020-2022 pour le logement social) ne devrait pas être brillante non plus, entre le contexte compliqué de renouvellement de l’offre immobilière en général et les équilibres financiers du logement social.

On est donc là, une fois de plus dans la grande saga de la non politique du logement, en présence d’un palliatif de court terme, un chewing-gum de circonstance (atténuante) collé sur une voie d’eau au fond de la barque pour l’empêcher de sombrer…

Grande victoire s’il en est !

Pour être tout à fait juste, il est également demandé aux acteurs du logement social de rénover thermiquement 125 000 logements par an (sur un patrimoine global de 4.5 à 5 millions de logements, dont certains déjà réhabilités ou peu déperditifs). Rien d’ébouriffant.

Au total, une négociation où chaque partie essaie de sauver les meubles avec le sentiment d’échapper au pire.

La peau, la polie, la politique du logement ?

M’enfin… qui vous autorise à parler des absents ?

Autant invoquer les morts ou les grands anciens, tant qu’on y est !

Comme la lignée pharaCROnique, branche égyptienne des CRO, et son représentant Toutencarton (encore une chance qu’il ne soit pas en mousse, question crédibilité 🙂 ), celui qui avait réussi à bâtir des pyramides en … carton ! Mais si !
(pour faire baisser les prix ou pour l’empreinte écologique ?)

Quand on a des convictions, on les assume, hein ? 😉

Comme la construction de masse, avec l’aide du dieu soleil Râ, par exemple ?

Un pharaon CRO
Râ masse ? Pour le logement ? Ca pour ramasser, on ramasse !!!

 

Pour résumer la séquence actuelle, chacun veut sauver sa peau et négocie une sortie polie et policée sans aucune inflexion, révision ou refondation de la politique du logement.

Où cela peut-il donc mener ?

Mais nulle part, puisque le statu quo convient aux deux parties ! 🙁

Conséquence logique puisque le logement n’est officiellement pas un enjeu avec une accumulation des indices (pas de ministre en début de quinquennat, IFI, absence de visibilité dans le périmètre du Grand Débat…).

Dans une société pyramidale pourtant, ça aurait pu avoir un sens ? 🙂

La momification nous guette…

 

Mais pas cette semaine ! 😉
Profitez-en…

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