Logement neuf : la boule ou les boules ?

Actualités de l'immobilier Laisser un commentaire

« Gouverner, c’est prévoir » paraît il…

Et prévoir, c’est quoi ? Quelqu’un a le mode d’emploi pour le logement neuf ?

Parce que s’il faut avoir la boule (de cristal), pour éviter d’avoir les boules (de suite), ça vaut le coup de donner dans l’anticipation !

Bref, comme souvent, un bon coup de boule bien subtil, ça peut facilement éclairer une situation plutôt emberlificotée… 🙂

Car l’avenir qui déboule ne doit ni nous inquiéter, ni davantage nous mettre en boule. Aucun scénario n’est écrit ou évident.

Pourtant, entre boule à zéro et boulimie, il va bien falloir se faire une opinion !

 

Madame Irma a la boule cristalline.

C’est bien la seule… à y comprendre quelque chose.

Car toute contrepèterie mise à part (ah bon ? 😉 ), la conjoncture actuelle aurait tendance à nous brouiller l’écoute… Oh….

Ce qui est perturbant quand on marche principalement au radar ! 🙂

Lire entre les lignes (de crédit ?)

La plupart des humains normalement constitués tentent d’assurer leur avenir en renouant avec leur chiffre d’affaires et donc avec leurs clients.

Et les chefs d’entreprise ont plus de facilités (de caisse ?) à lire leurs lignes de crédit qu’à lire l’avenir entre les lignes. 🙂

Cet impératif de la survie du direct, de l’instantané, ne doit cependant pas obérer la nécessaire lucidité du temps plus long, celui qui va gouverner la prochaine période.

Et que nous sommes nombreux à interroger !

Pour un avenir plutôt radis, euh ?

Il y a les forcenés de l’optimisme, les acharnés de l’autosuggestion positive.

Ceux-là ont déjà sorti tous les arguments destinés à rassurer les foules (ou à se rassurer eux-mêmes en premier lieu ?).

Les sondages : le désir des français d’acheter un logement est toujours aussi fort, les projets sont toujours là. Mais entre être submergé de désir et passer à l’acte (chez le notaire, bien sûr 🙂 ), le taux de transformation n’est jamais aussi fabuleux que l’espoir suscité (rappelez vous de vos jeunes années, entre le râteau et l’enclume ! 😉 ).

Les statistiques : le niveau des prix dans l’ancien comme dans le neuf est plus élevé en 2020 qu’en 2019, la hausse se poursuit, pas de fléchissement dans l’immobilier etc…

Oui, mais, au-delà de la méthode Coué et de l’effet Placébo du Big Data, qui peut sérieusement connaître – à l’instant présent – la tournure que prendra le marché d’ici la fin de l’année ?

Nous sortons à peine du tunnel du confinement et nous sommes éblouis par la lumière d’un renouveau espéré.

Faut-il donc vraiment ressortir les lunettes de soleil ?

Car tout ce qui se raconte actuellement n’est nourri de rien de ce qui fera son évolution prochaine.
Et les radis mettent du temps à pousser. 🙂

Alors, quel temps pour bientôt, pas un radis, ou radis euh ? 😉

Ce que l’on sait, ou croit savoir

Dans les conversations du moment entre promoteurs, il y a quelques certitudes :

la commercialisation est ramollie, mais les rendez-vous clients vont enfin reprendre. Objectif double : 1- d’abord consolider les réservations acquises (éviter le syndrome de 2008 où les châteaux de sable s’étaient effondrés) et 2– en concrétiser de nouvelles.

– l’offre commerciale est faible et son renouvellement sera laborieux car les permis (au-delà des dernières statistiques qui étonnent tout le monde, chacun pensant être le « couillon » qui a attrapé le Mistigri) ne fleurissent ni ne bourgeonnent en cette fin de printemps, plus marquée par la propension des collectivités à s’occuper de leur propre renouvellement que de celui du stock d’offre des promoteurs. Une surprise ? Ou une manifestation confirmée (…) des bienfaits de la décentralisation en matière d’autorisations d’urbanisme ? 😉

– la faiblesse conjuguée de l’offre et de la demande ne va pas aider à lancer beaucoup de chantiers (au-delà de la reprise de ceux qui étaient en cours), la production s’affichant donc bientôt en baisse significative.

– les programmes en cours de construction seront livrés avec plusieurs mois de retard.

– la profession est super contente de savoir que le ministère réfléchit toujours au contenu du plan de relance. C’est beau des intellectuels en pleine méditation transcendantale… 🙂

– globalement, les banquiers durcissent leurs conditions aussi bien sur les crédits à destination des promoteurs que pour le financement des acquéreurs. La solidarité de façade a ses limites pratiques, c’est une constante dans les périodes troublées !

la sélectivité va donc s’accroître en fonction des profils plus ou moins à risques de chacun.

En touillant tout ça, on peut se dire qu’il n’y a pas de déséquilibre entre offre et demande et que les programmes bien nés trouveront leur public pour un marché en redémarrage progressif (sans compter les actions d’achat en bloc de logements par des structures « para étatiques » qui pourront assécher les stocks d’opérateurs en difficulté momentanée).

Ou se demander si ceci est un équilibre instable qu’un souffle imprévu peut faire tomber d’un côté ou de l’autre ?

Irma, s’il te plaît, aboule les infos ! 🙂

Et ce que l’on aimerait savoir

Enfin, vous je ne sais pas, mais CRO aimerait savoir quelques petites choses de la part d’Irma… 🙂

le plan de relance pour le logement : quand et avec quelles mesures ? Efficaces ?

l’impact réel du chômage d’ici 3-4 mois, après le redémarrage de tous les secteurs d’activité ?

son ressenti psychologique et son impact sur le comportement des consommacteurs ?

Dans ce type de situation, la cohérence et la réactivité sont en effet essentielles.

Et il n’aurait servi à rien de sauver les entreprises (et leurs salariés) en plein cœur de la tourmente si c’est pour ensuite leur couper les vivres trop tôt, avant qu’elles n’aient pu reprendre le cours de leur vie sans béquilles.

Pareil pour les gens, dont la sérénité et la foi en l’avenir feront la différence.

Où l’on en revient donc à l’impulsion générale (et aux sectorielles) que les pouvoirs publics doivent donner – sans attendre Septembre et en allant beaucoup plus vite qu’à leur habitude – afin que la température ressentie soit plus agréable que la réelle. Et pas l’inverse !

L’attrait hypnotique (et puces si affinités) de l’avenir

Ah, le sex appeal des diseuses de bonne aventure par rapport à celui des historiens….
Parce que l’avenir n’attend pas ? 😉A quoi rêvent les promoteurs ?

Il va sans doute falloir penser à embaucher – en cette période de débauche potentielle – un spécialiste de la conviction, un lobbyiste de la pensée, un Mac Gyver de la programmation neuronale, un individu hors normes, quoi !

Ou un simple CRO ? Un CRO méconnu, obscur, laborieux, suspendu à son pendule et à son regard hagard magnétocompatible ? 🙂

On en a connu un, il y a très longtemps, hélas oublié de tous et de toutes, mais dont la puissance empathique était sans pareille… 😉

Un genre d’HypCROtiseur, quoi !

Un hypnotiseur préhistorique : l'hypCROtiseur
Héhé… Fiez vous à mon pendule et accélérez l’horloge des réformes… Tic tac tactique tic tac tactique…

C’est un homme comme ça qu’il nous manque, quelqu’un au regard franc et sympathique, capable de fédérer les énergies !
Non ? 😉

Un homme de convictions, quoi !

Quoique… si le gars me proposait une réforme du logement à l’œil, j’aurais quand même un doute.

Le libre arbitre, c’est CRO important ! 🙂

Allez, à vous de nous dire en commentaires si vous avez d’autres certitudes ou attentes.

S’agirait pas de laisser CRO bosser tout seul dans son coin, hein ?

 

Allez, à vous de jouer !
Et bonne semaine, sans hallucinations collectives… 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *