Les chiens aboient et la Caravelle passe ?

Actualités de l'immobilier, Promoteurs et programmes 2 commentaires

Masculin : bon vent.

Féminin : bonne vente ?

Les femmes seraient-elles donc si matérialistes ? 😉 Ou juste plus lucides ? 🙂
Car naviguer à vue, c’est plus simple quand les ventes sont favorables.

Les chiffres des ventes de logements neufs pour 2018 sont donc sortis de leur boîte.

A claques. Sans mériter trop d’applaudissements, quoi.

Pour conforter le reflet d’une époque où l’absence de vision ouverte et lucide et d’enjeux à long terme retentit forcément sur l’écosystème logement.

La réalité dépasserait-elle la friction ? 😉

 

Difficile de naviguer dans le brouillard.

Difficile aussi d’avancer sans vent. Ou sans ventes quand le navigateur est promoteur de profession.

Sauf à sortir les rames. Mais ramer sur le sable… les frottements, c’est sans doute idéal pour les biceps mais pas pour l’économie !

Ventes 2018 : trou d’air ou vol à voile ?

Ben, nous y voilà. On en avait parlé, il y a 4 semaines, à l’occasion d’une digression sur le fantomatique et fantasmé choc d’offre.

Les chiffres des ventes n’étaient pas encore connus mais une baisse de l’ordre de 10 % était subodorée pour 2018.

La FPI vient de dévoiler le panorama du dernier millésime au cours d’une conférence de presse.

Résultat officiel des courses : – 10.5 % à 150 783 unités. 🙂

Avec un retrait nettement moins prononcé sur les ventes au détail (accédants à la propriété et investisseurs : – 7.3 %) que sur des ventes en bloc en repli marqué (pour l’essentiel, les fameuses VEFA HLM issues des servitudes de mixité sociale : -22.4 %).

Autant dire qu’au-delà des paroles lénifiantes des instances officielles de toutes obédiences, ce qui était prévisible et prévu a commencé à se produire et ne va pas s’arrêter tout de suite.

Le vent médiatique ne remplace pas une bonne brise porteuse… 😉

A moins d’être vraiment planeur ! 🙂

Evidence n° 1 : le défaut d’offre et le reformatage des systèmes d’aide (suppression de l’APL accession, recentrage géographique du PTZ et du Pinel) pèse logiquement sur les ventes à l’unité.

Evidence n° 2 : et l’atteinte à l’équilibre budgétaire des organismes sociaux (l’épisode baisse de loyer – baisse des APL entamé à l’automne 2017) les incite ou contraint en moyenne (selon les capacités financières ou postures tactiques de chacun) à moins d’ambition sur la production neuve.

Avec un effet ricochet sur le lancement des programmes privés dont certains, contraints d’attendre l’arrimage de la remorque de leur contingent social, retardent (dans le meilleur des cas) leur engagement effectif.

CRO facile à anticiper pour tous les observateurs un tant soit peu attentifs ou compétents.

Mais ne disons pas de gros mots… 🙂

Jeter un voile pudique sur la voile ?

Pour 2019, pas besoin d’être grand navigateur pour deviner la tendance ; il y aura en fin d’année un nouveau signe moins devant les chiffres.

Comment pourrait-il en être autrement puisque :
1- le contexte « réglementaro-financier » des ventes en bloc ne semble pas appelé à changer sur un bateau par ailleurs à forte inertie et
2- qu’en parallèle la baisse de l’offre déjà constatée va s’aggraver du fait de l’approche des municipales 2020 ?

Rien que du très simple à comprendre dans cette logique d’essoufflement. A moins que quelqu’un n’ait une autre idée ?

Il va donc falloir – pour les opérateurs – réduire la voilure en termes de volumes de ventes espérés et de programmes à lancer. Ce qui est bon signe ! 🙂

Car ceci signifie qu’il y a encore une voile… parce qu’à la rame…

Donc, si le vent du commerce reste actif (vous savez, le taux d’écoulement des programmes qui se tient bien, du fait du resserrement de la demande sur les programmes actifs, moins nombreux désormais), les bateaux qui réussiront à prendre la mer devraient arriver à bon porc port sans difficulté particulière.
Cochon qui s’en dédie ! 🙂

Il va donc falloir maintenant repenser à des choses comme « Small is beautiful » ?

A moins que, avec des rêves de grandeur ou un bel optimisme, on puisse espérer une bonne surprise ?
Comme la découverte fortuite d’un nouveau continent ? Imaginez un peu…
Un rêve de promoteur…

« – Dis Papa, c’est loin, l’Améfric ?
Tais toi et nage ! » .

Quand on repense à Christophe Colomb et à son ancêtre CROlomb…

Mais non, CROlomb, pas CROlombo !!!

On se dit qu’il y a vraiment de l’espoir !

Mince, réfléchissez deux secondes, bande d’incrédules ; si Christophe s’était appelé Gérard

Gérard Collomb, le gars, l’ex ministre Collomb avec 2  L ailes, il aurait été bien plus performant qu’une Caravelle maritime ! 🙂

Vu la vitesse à laquelle il s’est volatilisé ! 😉

Christophe Colomb en mode CRO
Zut, en caravelle et sans homologation pour l’Améfric. Va falloir ruser pour atterrir…

Bon, d’accord, il faudrait refaire tous les manuels d’histoire pour changer le prénom, et ceux de géographie pour rebaptiser l’Améfric.

C’est sûr, c’est un peu relou. Et en plus, à quoi ça nous servirait un nouveau continent, hein ?
Faudrait déjà commencer par arriver à toucher terre sur ceux qu’on connait ! 🙂

D’où la question du jour : en sachant que si les chiens aboient et que la caravelle passe sans s’arrêter, est-ce que cette caravelle pourrait ramener la concorde dans le petit monde du logement ? 😉

Méditez un peu sur la piste canine ; on citera les copies les plus incisives dans, mettons… 12 mois ?

 

Et d’ici là, bonne semaine !
Sans statistiques… 🙂

2 réflexions au sujet de « Les chiens aboient et la Caravelle passe ? »

  1. Le logement… Toujours le logement. Comme si il n’existait que ces produits. Bon c’est votre came. Attendez vous à un +
    Les prix. Car oui tout ce qui est rare est cher. Pas de volume=hausse des prix pour des produits médiocres (mais ça vous le savez)

  2. @ Marius : hola, mais on n’est pas dans du Pagnol ! 😉
    Pour le logement, c’est sûr, je ne parle que de ce que je connais le mieux. Ca évite de dire (trop) de bêtises.
    Après, les produits sont objectivement plus performants qu’il y a 10 ans par exemple, et la course à la performance n’est pas terminée.
    Ce qui en fait un facteur d’augmentation des prix, en sus de la surenchère foncière, effectivement, conséquence du malthusianisme volontaire (directement ou indirectement) de la sphère publique… 🙂

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