Le promoteur est-il un loup ?

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Les promoteurs sont-ils des loups ?

Ou des chiens ? Ou des chiens loups ?

Bref, le genre de quadrupède à mauvaise réputation ancestrale pour qui le petit chaperon rouge aurait spontanément du lui donner sa galette (et son beurre) avant de se laisser dévorer (en disant merci pour l’attention qu’on lui porte 🙂 ).

Mais, bien sûr, ce n’est pas le cas et nous allons le démontrer, trait pour trait ! 🙂

L’apparence de la puissance ne serait-elle pas plutôt le pendant d’une certaine fatalité ou dérive darwinienne de l’espèce ? 🙂

 

Dans une logique dominant / dominé ou prédateur / victime, le promoteur est souvent catalogué dans le rôle du puissant ou du méchant.

Dans les romans, dans les films et donc dans l’inconscient collectif

Mais quelle méconnaissance de l’évolution récente de l’écosystème, celle-là même qui le transforme de loup en agneau !

Pas tout à fait ? Ah bon… 😉

Y a un loup quelque part, non ?

C’est ça, il doit y avoir un malentendu.

Car, outre le fait que la musique adoucit les mœurs, crier au loup alors que certains loups ont la voix rock semble un contresens évident. 😉

Avec un peu de miel, la voix serait moins rauque et plus suave ? Voire chevrotante ? 🙂

Bref, avant de hurler avec les loups, essayons d’y voir clair dans la meute !

Promoteur et Promoteurs

Il y a en effet promoteur et promoteurs, car les comportements de chacun sont très liés aux caractéristiques de base.

Avec un ADN parfois soupçonné de mutation accélérée… 😉

Via une approche simplifiée de catégories, on pourrait imaginer quelque chose comme ça :

1- Le promoteur national (ceux qu’on pourrait analogiquement appeler des majors) a une logique de volume, de part de marché, et de résultats financiers trimestriels par exemple

2- Le promoteur régional de bonne taille est un spécialiste de son agglo, structuré et très bien implanté avec un axe stratégique de production de logements compté par centaines

3- Le même mais avec une ambition expansionniste : quand la région n’est plus assez grande, aller ouvrir des agences en Ile de France ou dans les autres régions peut devenir tentant !

4- Le promoteur local de production moyenne, du genre 100 à 150 logements annuels, attentif à l’évolution des équilibres et des comportements locaux

5- Le même mais encore plus modeste, entre 0 et 100 logements, avec un recours au salariat bien plus faible et une implication personnelle tous azimuts (dont stratégique et éthique)

Cette approche (volontairement) simpliste se double d’une question tenant à la nature du promoteur : qui est le vrai patron ?

Une personne physique proche du terrain, consciente d’agir dans la durée et majoritaire dans la détention du capital de sa structure ?

Un ex patron ayant revendu ses parts (pour valoriser ses actifs personnels et favoriser la croissance de la société) et accompagnant l’évolution de l’entreprise ?

Un conseil d’administration hors sol où le décideur n’est pas le propriétaire de la boîte (ni forcément un fin connaisseur de tous les ressorts du métier)?

Tout ceci a forcément des retentissements – en termes de sensibilité personnelle… 😉 – sur la stratégie et la manière de la conduire.

A pas de loup ? Ou sans louvoyer ? 🙂

Hé oui… Quand on constate la diversité des tailles, des ambitions, des chiffres et des méthodes, on comprend vite qu’il ne peut pas y avoir que des loups dans la force de l’âge !

Demandez un peu à la maman de notre bon vieux CROmulus, cette si gentille louve ! 🙂

CROmulus, le Romulus CRO
C’est ça… C’est pas donné à tout le monde d’être un vrai loup…

Il va donc falloir ne pas confondre les promoteurs de la classe biberon avec les promoteurs en herbe 🙂

ni avec les teigneux de la rentabilité financière

et pas non plus avec les carnivores sans pitié et à la dent dure ?

Il faut de tout pour faire un monde !

Le tout est de savoir lequel… 😉

Le promoteur, un serf cerf qui s’ignore ?

La différence entre serf et cerf est finalement assez ténue.

Entre subir le joug du seigneur ou porter les bois, les stigmates de la soumission sont bien présents.

Et dire que certains bichent d’envie en lorgnant du côté du cerf… 🙂

Alors que ce cerf est un éternel soumis :

soumis aux diktats nationaux de la politique du logement (dispositifs financiers et fiscaux qui vont et viennent, servitudes de mixité sociale)

soumis à l’évolution réglementaire technique (réglementation thermique ou environnementale, accessibilité handicapés…)

soumis à l’évolution des taux d’intérêt pour l’efficacité de sa commercialisation (les crédits immobiliers souscrits par leurs clients)

soumis à l’arbitraire du pouvoir local pour les permis de construire, mais aussi – souvent –  pour les prix de vente des logements sociaux ou pour l’accès à certains financements – théoriquement ouverts à tous – comme le PLS (prêt locatif social)

soumis aux exigences croissantes de certains aménageurs pour qui le progrès en ZAC est d’abord un empilement de certifications et la satisfaction politique de leur mandant (sans considération de l’impact de ces règles sur la réalité de la qualité finale du projet ou sur les prix de sortie par exemple)

soumis à l’habitude de se soumettre ? 🙂

Un véritable agneau, ce cerf, finalement ! 😉

De l’agneau au mouton

L’évolution Darwinienne des promoteurs conduirait-elle, ainsi et inéluctablement, au réflexe conditionné comme le confort apparent à l’air conditionné ? 😉

Ah… intéressante évolution de l’espèce, du loup au cerf, du cerf à l’agneau et de l’agneau au mouton !
Quoique non scientifique. 🙂

Les promoteurs seraient donc des moutons ?

Mais oui, des moutons pathétiquement schizophrènes se prenant pour des loups et le laissant penser à une partie de l’opinion ! 🙂

Illusion, illusion, tout n’est qu’illusion. Ou désillusions ? 😉

Et la prochaine fois qu’on vous dira que les promoteurs sont des loups, rappelez vous que le loup est aussi une sorte de masque

Pour ne pas être pris pour un mouton ? 🙂

Allez, et vous mangez quoi pour le réveillon ?
De l’agneau ? Ou un loup ?

 

Bon appétit à tous ! 😉
Et à très bientôt…

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