Le logement moins tendu ou la politique de la zone rouge…

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Le logement est trop tendu. Enfin, c’est un peu trop la zone, il paraît…

Le ministre du logement, Julien Denormandie, veut en finir avec la logique de zonage de la politique du logement.

Ben zut… moi qui pensais qu’il n’y avait pas de politique du logement ! 😉

Il paraît donc qu’elle existe et que – vu qu’on ne parle pas du reste –  son plus gros défaut structurel serait cette histoire de zones plus ou moins tendues.
Qui approchent de la zone rouge ? 🙂

C’est vrai que l’hypertension, c’est mauvais pour la santé.

Mais à être trop cool, on risque peut-être d’enrhumer tout le secteur ?

Bah, il y aura bien une ordonnance pour soigner tout ça… 😉

 

Comment éviter la caricature ? Zonage ou pas zonage.

Décentralisation ou sur-mesure ?

Déclinaison locale d’une politique nationale du logement ou délocalisation totale de la décision stratégique ?

C’est vraiment CRO la zone tout ça…

On veut des réponses ! 🙂
(sinon CRO sort son gilet jaune 😉 pour lutter contre la zone rouge)

L’hypertension, c’est pas bon !

En matière médicale, on le savait déjà.

Mais quand le ministre indique vouloir liquider la logique de zones tendues… j’ai le tensiomètre qui dérape.

Ce n’est pas que l’on soit affectivement attaché à cette manière de gérer les territoires depuis plus de trente ans.

Mais quand même, ça donnait quelques repères ; les bouseux sacrifiés en zone C, les hyper urbains favorisés en zone A (alias pétrozonards 🙂 ). Et entre les deux, les provinciaux hybrides en sursis.

La zone… c’était quand même facile à lire et à comprendre. 😉

Et puis, ça sert à tellement de choses : logement social, aides en tous genres, dispositifs financiers (dont PTZ ou PSLA), dispositifs fiscaux (dont Pinel), niveaux de prix de vente et de loyer (logique de plafonds par zones).

Bref, c’est toute une architecture qui serait appelée à s’écrouler si le gouvernement passait à l’acte. Pourquoi pas ?

Sauf qu’il ne faudrait pas se gourrer juste pour plaire à Gourault et au revirement stratégique d’apaisement qui consisterait à caresser dans le sens du poil (jusqu’ici hérissé) des élus locaux globalement revendicatifs.

Simple hypothèse bien sûr ! 🙂

Jacobins et Girondins dans un bateau ?

Finalement, quel est le modèle souhaité ?

Parce que dire qu’on n’aime pas le système des zones, c’est un peu court.

L’état veut-il garder la main et indiquer assez fermement le cap d’une politique du logement jusque là moribonde ?

Ou bien, au contraire, joue-t-il le jeu d’une décentralisation maximale pour se débarrasser des difficultés de toute nature : relations avec les élus locaux, justesse d’appréciation des besoins par bassins territoriaux, nature et volume des réponses à apporter en conséquence… ?

Tiers scénario : une politique nationale générale avec une déclinaison locale par la mise à disposition d’une boîte à outils et de dispositifs que chaque territoire pourra utiliser (ou pas) selon la volonté locale (mais pas forcément selon le besoin objectif…).

Donc, une fois de plus, il faudrait éviter le syndrome du bricolage 2017 des APL, en flinguant ce qui existe sans imaginer jusqu’au bout ce qui pourra se passer après avoir joué à l’apprenti sorcier.

Histoire d’éviter le sabordage, une vision large, profonde et dynamique ne serait pour une fois pas un luxe superflu !

Sinon, je ne sais pas CRO qui restera dans le bateau pour passer à l’abordage ! 🙂

Jacobins, Girondins, ou Malouins ? 😉

Le droit d’éviter les travers ?

D’accord. La volonté de permettre aux territoires de faire face à leurs besoins réels est légitime.
Car l’exclusion de pans entiers de la carte de France (en termes de possibilité d’accès aux dispositifs financiers ou fiscaux), du simple fait du zonage, pose le problème de la pertinence et de la finesse d’analyse des besoins objectifs.

Mais le niveau de décision qui sera accordé au décideur local va recouvrer deux types de risques opposés :

1- la tentation, pour des bassins en perte de vitesse démographique ou économique, de recourir néanmoins et abusivement aux outils permettant de favoriser la production de locaux et de logements afin de doper à court terme l’écosystème local.

2- la possibilité – a contrario – de stériliser – dans des zones tendues actuelles avec un besoin fort et avéré de développement de l’offre – telle ou telle forme de production, ou d’en favoriser une autre (ou un certain type d’acteur, social ou privé) ; le tout pour des motifs idéologiques ou conjoncturels (pas forcément objectifs ni fondés) sous couvert de représentation de la démocratie locale.

Dans le premier cas, on court le risque de se retrouver bientôt avec des sinistrés de l’immobilier (se rappeler des excès géographiques du dispositif Robien, qui avaient conduit aux restrictions de zonage ultérieures).

Dans le deuxième, on laisse à l’arbitraire local le pouvoir de nuire gravement aux principes de la politique nationale du logement (s’il en existe encore une) ainsi qu’à toute une filière professionnelle et à l’équilibre du marché du logement (via un renouvellement étriqué de l’offre ou une logique de mono produit ou mono acteur).

Supposez un instant que soit déclaré persona non grata le dispositif Pinel sur une agglomération dynamique : 70 à 80 % des ventes de logements neufs disparaissent illico ainsi que l’accession à la propriété et les VEFA HLM qui les accompagnent.
Il ne resterait donc en tant que survivant que le logement social en maîtrise d’ouvrage directe.
Sympa, non ? 😉

Supposition stupide ? Sans doute. CRO magnon = bas de plafond. 🙂
Mais donc forcément envisageable, car s’il n’y avait que de l’intelligence dans ce monde, on le saurait, non ? 🙂

Et comme on voit déjà ce qui se passe pour le parcours des permis de construire et le renouvellement de l’offre, la méfiance est de mise…

Sans esprit taquin bien sûr ! 😉

In medio stat virtus !

De l’équilibre avant toute chose.
Une pesée du système actuel, une vision lucide des objectifs, une définition fine des moyens, une légitimité partagée de la nouvelle règle et des garde-fous pour éviter tous les risques de dérapage.

C’est ça qu’il nous faut, mon Juju !

Parce que passer pour un Mickey une fois, ça va !
Voire même pour un CRO à tête de Mickey…
Vas y CRO, souris quand même ! 😉

Un CRO à tête de Mickey
Mon Dieu, mais qu’ai je donc fait pour mériter pareille humiliation ???

Mais alors, deux fois, bonjour les dégâts !
Il y aurait de quoi se faire Mickey maous !
Enfin, c’est une façon de parler, parce que l’animal a du répondant…

Mickey à la masse
Et un Mickey à tête de CRO, ça vous paraît plus crédible ?

Comme quoi, des Mickey, selon l’image qu’on en a, c’est trompeur…

Comme une communication officielle lapidaire ; il faut gratter un peu pour bien connaître le sujet ! 🙂

Allez, on nous en dira davantage bientôt et on pourra s’intéresser aux détails.

Histoire de vérifier si le diable se niche en zone rouge ! 😉

 

Bon, je vais aller dézoner, là.
Le temps d’une petite pause. Bonne semaine ! 🙂

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