Le logement à l’épreuve du PLF 2016

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croupedesvisL’épreuve, l’épreuve….

Mais c’est ça le problème, il faut toujours donner des preuves !

Et là, je dois dire que des preuves… dans le projet de loi de finances 2016, j’en cherche.

Des preuves d’affection ? Des preuves par neuf ?

Ben oui, c’est ça, quand on est dans le neuf on est forcément affecté !

Décidément, le logement, c’est toujours du bricolage !  😉

 

Comme le dit souvent CRO, dans la vie, il y a deux types de comportements : volontariste ou au fil de l’eau.

Soit tu trouves un moyen de bouffer les dinosaures, soit tu mets un cierge à l’attention du très haut.

Mais s’il est trop haut, avant qu’il te repère et qu’il te renvoie la lumière… c’est pas gagné. 🙂

C’est un peu comme le PLF dans son volet logement ; ça sent le bricolage et ça vient d’en haut !

Choisir entre ambition et gestion minimaliste

On ne sait pas encore ce que sera en fin de compte la loi de Finances 2016 après son vote définitif quelque part en fin d’année.

Mais le projet – en espérant que ce soit un brouillon – manque totalement d’ambition.
Et donc de vision.

A contexte difficile, choix audacieux ? Non.

A croissance molle, volonté de pousser les feux ? Non.

A confiance étiolée, proposition de nouveaux horizons plus enthousiasmants ?

Re re non.

Du côte de la politique du logement, on ne réfléchit plus à quoi que ce soit d’ambitieux, on ne prépare pas de grands desseins, on ne remet rien en cause d’une architecture éculée.

On bricole.

Et dans la boîte à outils, après des années de rabot – qui demeure encore et toujours la tentation ultime – on est déjà contents de trouver un tournevis

Au moins on a l’impression de tenir le manche !!! 😉

Mais qu’est-ce qu’il y a dans ce PLF 2016 ?

A dire vrai, pas grand chose d’enthousiasmant.

On est dans la droite ligne de la pensée minimaliste illustrée par la réalité des mesures annoncées récemment au monde HLM, avec une optimisation des effets d’annonce et une réalité bien plus terne.
Avec, en filigrane, la certitude de l’administration que moins dépenser c’est le nec plus ultra d’une politique du logement efficace, puisque inféodée à la logique comptable de Bercy.

Mais avec aussi peu de créativité et d’ambition, on ne reçoit qu’à proportion de ce que l’on donne. 🙁

Et, à force de vouloir serrer les boulons, on tombe dans le vice. Et versa.
Alors que si – comme au tennis – on attaquait franchement pour monter au filet…..

Pas vrai, CRO ? 😉

la coupe Davis du logement
CRO :  » C’est ça, la CROupe des vis ? « 

 

Heu, non, ça c’est les risques du métier quand on bricole avec un tournevis…
On ne fesse pas toujours ce qu’on veut…. 🙂

Et encore une chance qu’ils aient renoncé au rabot cette année ! 🙂

Mais rendons grâce à CRO  venant au secours de la logique financière Bercyienne dans son infinie mansuétude :

« Pour arriver à joindre les deux bouts, il faut parfois péter un bout long ! »

Certes…. 😉

Le tour de vis vice d’une gestion à la grand papa

Et dire que je vous avais fait part de mes fantasmes à l’égard de Mary CROppins

Mais l’ensemble des mesures prévues signe globalement un statu quo du paysage du logement neuf, avec comme fait le plus significatif (sans que cela ne le soit vraiment) quelques économies sur le dos des APL.

Faut pas rigoler hein, déjà qu’on ne flingue pas l’APL accession…. 🙂

La Fédération des Promoteurs Immobiliers a d’ailleurs du mal à cacher sa déception sous un vocable policé et institutionnellement respectueux.

Enfin quoi, le paysage réel c’est un dispositif d’investissement locatif ( le Pinel) qui représente quasiment 70 % des ventes dans le neuf, et une accession à la propriété atone, malgré un niveau des taux d’intérêt historiquement et exceptionnellement bas…

Et bien sûr, rien n’est abordé pour l’accession.

Et naturellement, le Pinel n’est pas garanti au-delà de 2016, ce qui est une hérésie en regard des temps de développement des nouveaux programmes immobiliers et du nécessaire renouvellement de l’offre (si on veut maintenir le volume des ventes et l’emploi).

A noter une bonne idée, qui développe une portée politique en montrant la direction à suivre : l’aide aux maires bâtisseurs ( 2 000 € par logement) officialisée par la publication de l’arrêté du 23 septembre 2015, dans les 1 200 communes éligibles au dispositif (zones A bis, A et B1 à condition de ne pas être en situation de carence au titre de la Loi SRU).
Mais il faudra en suivre le déroulé car le dispositif – soumis à diverses conditions – sera-t-il assez lisible ou ne sera-t-il pas trop complexe ?

C’est donc globalement le calme plat.
Ce qui peut sans doute en rassurer certains, mais navrera à coup sûr ceux qui préfèrent le sens de l’initiative.

Il ne reste plus qu’à guetter le petit jeu des amendements jusqu’à la fin de l’automne.
En espérant une pêche miraculeuse. Un joli coup de filet, quoi !

Mais sans garantie de gagner la coupe des vis ! 😉

 

 

Et vous, plutôt vis ou plutôt boulons ?

 

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