Le faux départ de la politique du logement

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Ben non, tiens, ce ne sera pas le 13 Septembre.

Allez, on vous le dit : ce sera finalement le 22 pour la politique du logement !

Mais avec panache…. de quelle couleur ?

Noir ? Beaucoup d’appelés et peu d’élus.

Blanc ? Entre le pape et les soupapes, leur cœur balance. 😉

L’esprit contre la mécanique ?

Ainsi va la vie dans le petit Landerneau de l’immobilier.

D’annonce en report d’annonce, dans une ambiance de faux-départ et le souffle tendu, les professionnels guettent comme au Vatican leur petit signal de fumée post élection.

En espérant surtout ne pas se faire… enfumer ! 🙂

 

On dit souvent que l’argent n’a pas d’odeur.

Mais alors, comment il ferait pour partir en fumet ?

C’est ça qui est fou avec la politique du logement.

Il paraît qu’elle coûte un bras et qu’on n’a pas la main.

Si encore on en avait gardé sous le coude, on serait moins mous du genou !

C’est pour ça que c’est super difficile, l’articulation… des politiques publiques ! 🙂

Rien n’est simple, surtout quand on a des complexes

C’est un peu comme quand on est jeune et boutonneux.

On a beau avoir de l’imagination et de l’ambition à revendre….

Quand on manque de confiance en ses moyens mais qu’on veut donner le change…. on fait semblant.

Pour le commun des hommes, il reste ainsi parfois difficile de croire qu’on a le potentiel charismatique de Georges Clooney (n’est-ce pas Mesdames ? 😉 ).

Les complexes, c’est jamais simple… 🙂

Et la politique du logement, c’est tout comme.

Rien de simple. Ni de charismatique.

Un subtil et fragile équilibre, monument d’immobilisme géré par une cohorte d’acnéiques qui chopent des boutons dès qu’une poussée d’hormones de contrariété leur fait grimper la tension.

Et ils sont sensibles……

Du coup, le maintien des avantages acquis devient la norme.

Grâce à une haute administration qui pilote de manière intemporelle, avec de grands principes et de bons sentiments, sur un modèle jacobin inspiré du despotisme éclairé.

Sous le regard complice d’intérimaires politiques sans lendemain.

Depuis des décennies.

Et que je te fais avancer l’innovation grâce à la montée en gamme des réglementations successives ; et que je te justifie tout ça en mettant au point des phases expérimentales ; et que je fais mumuse avec des labels promus par des potes issus des mêmes filières pour plaider en faveur de pseudos démarches volontaires qui deviennent illico des normes de fait ou de droit.

Elle est pas belle la vie ?

Bien sûr, dans cette logique existentielle, il faut pour les hauts fonctionnaires en charge du logement maintenir et gérer les corps constitués et les considérer comme des interlocuteurs institutionnels.

Je mets au point ou je cautionne une multiplicité d’acteurs, des règles complexes et nombreuses, des temporalités stupides (la programmation annuelle du logement social ou le calendrier des 25 % de logements sociaux SRU par exemple).

Et c’est tellement foutraque que j’auto justifie ainsi mon existence pour gérer le bazar.

C’est tellement bien de raisonner par castes cases !

La case logement social, la case promoteurs immobiliers, la case sociétés d’économie mixte, la case collectivités locales…

vente sur plan

Mais comment leur faire comprendre qu’il leur manque vraiment une case ?

Et qu’il vaudrait mieux abandonner le vieux monde et faire du neuf au lieu de parler occase aux cases ? 🙂

Le retour de l’appeau litique du logement ?

OK. Litique ne veut rien dire. Pardon Google ! 🙂

Mais une notion de politique du logement non cohérente non plus !

A part appâter les gogos ?

Ce qui fait la force d’une politique du logement, c’est d’abord la cohérence d’une vision ambitieuse et potentiellement complexe.

Et la capacité à remettre en ordre les équilibres ou prés carrés initiaux pour tendre vers l’objectif.

On en est extrêmement loin à ce jour.

Quelle vision ? Personne ne sait.

Quels objectifs ?
A part les logiques à très court terme d’économies budgétaires (ou d’améliorations du contexte législatif à la marge quand elles n’emportent pas de coût pour le budget de l’état), on ne sait.

Il y aura donc des annonces liées au logement ce 22 Septembre.
Des retouches multiples, sans doute.
APL (rabotage ?), successeur du Pinel et zonage (dézingage des zones B2 et C ?) , PTZ (rabotage ?), IFI (marqueur psychologique négatif), simplification réglementaire (quelques lueurs d’espoir ?), Livret A (rustine inopérante du financement du logement social)…

Certaines iront peut-être dans le bon sens. Pas toutes et loin s’en faut.

On en reparlera très vite de toute façon.

Mais la somme de ces initiatives ne forme hélas pas un projet mûri.
Ni une remise en cause de tous les travers et dysfonctionnements connus et répertoriés.
Politiquement correct oblige ?

Il reste donc beaucoup à faire pour balayer devant notre porte !

Ou sur le perron ? Balayer en marches, quoi ! 😉

Un vrai spectacle de corps de balais ?

Ou un authentique boulot de CROncierge acharné ??? 😉

« Ben, en marches au pluriel, c’est mieux qu’une à la fois, non ? »

 

Bon, peut-être qu’on conclura la semaine prochaine sur la nécessité d’un cierge ?

Mais un cierge intelligent, hein ! 😉

 

Ah la la, j’en connais un paquet qui aimeraient avoir quelques jours de plus !
Gare à la marche ? 🙂

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