Le désir, c’est quand j’ai envie de toit ?

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Mais, en matière de toit, pourquoi toujours parler de contraintes, d’obligations, de règles, d’interdits ou autres inhibiteurs de vitalité ?

Et si on pensait positif, action, envie, élan vital, désir brut ?…. 🙂

Car, mis à part peut-être pour les couples sado-masochistes, les coups de fouet ou les chaînes en permanence ne font pas avancer. Ou pas durablement…

Dire que le rapport (textuel ? 😉 ) entre logement et désir a trop tendance à se distendre serait un euphémisme.

Comme le fruit d’une longue période d’incompréhension de ce couple dont le postulat de départ était pourtant celui de l’ascenseur social.

Jusqu’au 7ème ciel ? Mais réhabilitons le désir, alors ! 🙂

 

– Dis, chérie, tu ne voudrais pas acheter un appartement neuf ?

– Tais toi, j’ai la migraine !

– Une maison, alors ?

– Mais tais toi, je te dis !

Euh, comment dire… mais c’est normal ! 😉

Comment garder fraîcheur et spontanéité après s’être tapé la lecture du CCH pour comprendre les principes de la VEFA, puis la dernière mouture de la réglementation du PTZ ou de la loi PINEL, sans parler des inconscients qui essaient de comprendre d’un seul coup les méandreuses subtilités du PSLA…

Plus le parcours de recherche du financement et du produit idéal.

Désir, es tu (encore) là ? 🙂

Le désir est-il nostalgique ?

Fugitive pensée de week-end avant remaniement ministériel.

Parmi les victimes supposées du remue-méninges gouvernemental, notre bon vieux Jack, compagnon d’infortune, ministre par inadvertance du logement oublié, puis rattaché à la Cohésion des Territoires.
Alias KO et sillons des territoires ?

Et radio rumeurs qui susurre mais c’est pas sûr que Juju prendrait en charge un ministère du Logement ? A voir.

Mais ce qui est certain dans tel cas de figure, c’est qu’avec ce Viking, on ne nous fera pas le coup du verre à moitié vide.

Quand un verre est vide, il est vide.
Quand il est rempli à moitié, on peut hésiter entre « à moitié vide » et « à moitié plein ».
Mais là, avec Juju le Viking, on est sûr qu’il sera au moins aux drakkars plein ! 😉

On va donc probablement perdre un peu de couple moteur, mais le jeune Viking débarrassé de sa tutelle saura-t-il impulser le désir ?

Au-delà de l’ELAN initial… 🙂

Une petite lueur dans les œufs ?

Non, non, pas dans les yeux, dans les œufs.

C’est qu’on ne voudrait pas voir notre ministre avec l’alarme à l’œil.

Il vaut mieux qu’il se mette calmement d’arrache-pied au travail et qu’il commence par faire une belle omelette.
Mais sans casser trop d’œufs pour une fois.

En prenant le temps d’analyser les tenants et aboutissants du sujet, pour éviter les malentendus. C’est si vite arrivé.

Vous connaissez sûrement l’histoire de la puce savante ?

Le dresseur la pose sur une table, à côté d’un obstacle.
Il ordonne : « Saute ! ». Et la puce saute.
Il arrache une patte à la puce et ordonne à nouveau « Saute ! ». Et la puce saute comme la première fois.
Il arrache à nouveau une patte, et la puce obéit toujours.
Ainsi de suite jusqu’à la sixième patte : « Saute ! ». Mais la puce reste immobile.
« Saute ! ». Mais rien à faire, la puce ne bouge plus.

Là, le dresseur, fier comme Christophe Colomb lors de la découverte d’un nouveau territoire, se tourne vers le public et s’exclame : « Vous voyez, quand on arrache ses 6 pattes à une puce, elle devient sourde ! ».

Ne considérez surtout aucune analogie entre cette histoire du répertoire populaire et la manière dont les pouvoirs publics analysent parfois certains dysfonctionnements de l’écosystème logement… 😉

Mais ceci explique en partie la nature des remèdes si souvent apportés.

Donc, une petite lueur de désir dans des œufs qu’on éviterait de casser inconsidérément, ce serait déjà un bon début !

Avoir envie de toit, oui ou non ?

C’est ça le désir, c’est irrépressible. 🙂
Alors bien sûr qu’on a tous envie de toits ! Et de noues ! Et d’œufs !

Et c’est pareil pour les acquéreurs potentiels. Toutes les enquêtes successives sur le logement montrent la permanence du désir de devenir propriétaire de son logement pour une large majorité de nos concitoyens.

Mais le désir des uns se heurte aux réalités, dont le manque de volonté des autres, voire même à un délit d’entrave caractérisé des pouvoirs publics.

Comment interpréter différemment la schizophrénie théâtralement mise en scène entre des édiles locaux demandant aux opérateurs immobiliers des efforts en faveur des accédants à la propriété et un corpus réglementaire qui contrevient objectivement (et sciemment ?) à la mise en place d’un environnement favorable à l’éclosion des projets des ménages.

Quelques exemples ?

  • la suppression récente de l’APL accession
  • l’absence d’un dispositif général d’accession sociale à effet immédiat (par opposition au PSLA, machine à gaz contingentée et posant des problèmes de sécurisation du financement lors de la levée d’option)
  • l’absence de parallélisme sur le poids de la fiscalité entre accession et investissement pour le secteur intermédiaire (les investisseurs institutionnels qui font du patrimonial ont droit à une TVA à 10 %, mais pas les accédants aux ressources intermédiaires)
  • la priorité évidente donnée au parc voué à la LLD (location longue durée, comme le BRS) dont on voudrait nous faire croire qu’il s’agit d’accession, les personnes morales étant donc mieux traitées que les personnes privées (ben oui, tant qu’à être privées, autant l’être aussi du droit de propriété ! 🙂 )
  • la péréquation liée aux VEFA sociales, qui transfère une partie du coût vers les logements non sociaux, renchérissant ainsi le prix de vente des accédants
  • la moindre densité de PLU revus quasi systématiquement à la baisse (vous avez dit développement durable ? 🙁 )
  • la mise sous coupe réglée de la délivrance des permis de construire (vous savez bien, pour être réélu il vaut mieux ne pas trop construire, ni trop haut, ni trop près, ni trop tard, ni trop tôt, ni trop… quoi d’autre ?)
  • l’augmentation du poids de la fiscalité locale liée à l’acte de construire, où de plus en plus de municipalités optent pour la généralisation d’une fiscalité d’exception (Taxe d’aménagement majorée, voire participation financière sous couvert de projet urbain partenarial), rajoutant du prix de revient en même temps qu’elles vous demandent de la clémence sur les tarifs de vente…
  • … je vous laisse compléter la liste en commentaires, si vous le souhaitez !

Pauvre désir maltraité. Qui est finalement une grande chance ! 😉

Car chacun sait qu’un désir contrarié n’en devient que plus fort et plus intense !

Format XXL ? Ou X   XL ?

CRO bizarre comme question. Ou ROcCRO (Siffredi) bizarre ? 😉

RocCRO Siffrédi préhisto
Le désir ? Hum, ça me parle. Mais moi, le désir, j’ai du mal à le masquer durablement…

 

Sacré RocCRO, toujours aussi farceur !

Mais ça devrait être tout à fait comme ça pour le logement et l’accession à la propriété.
De la part de la puissance publique.

Une montée en puissance des moyens à même d’assouvir le désir des acquéreurs.
L’érection de la politique du logement en axe majeur de l’épanouissement personnel et patrimonial du citoyen. 🙂

Tandis que pour l’instant, c’est ceinture !
Faut dire aussi… la chasteté est gage de pureté des sentiments.
Pour le plus grand bien (pas immobilier) des acquéreurs.

Que de vertu dans la politique du logement ! 😉

 

Vive l’amour !
Un désir particulier cette semaine ? 😉

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