Le coefficient d’énergie : primaire ou primitif ?

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Il y a des nombres magiques.

Comme le nombre d’or, 1.618 et des clopinettes, ou Pi : 3.14 et des broutilles.

Mais il y a bien pis que Pi : 2.58 !!! Vous connaissez ?

Ah ah… je sens bien la perplexité qui plisse votre front.

Encore une blague préhisto, de mâle en Pi ? Même pas, celle là est pire ! 😉

Parce qu’on ne peut pas y échapper ! Même à l’avenir ?
A l’histoire du coefficient d’énergie primaire…

 

L’énergie, il en faut vraiment beaucoup.

Car on en consomme et, du coup, on doit en produire.

Mais il en faut aussi pour supporter ou comprendre le monde qui nous entoure.

Et les mystères des chiffres magiques. Qui sont si impressionnistes !

Heu, non, pardon, impressionnants… 😉

Réglementation thermique et vieilles dentelles

La réglementation, c’est comme la météo.

On peut en parler, mais ça ne change pas ce qui vous tombe sur le museau. 🙂

Et la réglementation thermique 2012 a un totem bien à elle : 2.58.

Que subissent et appliquent tous les jours les acteurs de la production de logements neufs.

2.58, c’est la valeur du coefficient d’énergie primaire dans la RT2012.
Inchangée depuis lors.

Le grand Manitou des choix énergétiques, la gare de triage du choix des maîtres d’œuvre et maîtres d’ouvrage pour chaque programme immobilier.

Ca n’a l’air de rien, comme ça, un petit 2.58, mais c’est pourtant énorme.

Car ce n’est pas une dépense en euros ; ça, chaque promoteur aurait pu faire l’effort ( 😉 ) de se le payer… non, 2.58 c’est un simple coefficient multiplicateur.

Oui, et même plutôt un multiplica-tueur. Pauvre fée électricité… 🙁

Ca gaze ou ça fait des étincelles ?

Sur les chantiers, l’ambiance a du mal à être électrique.

Car ce chiffre d’apparence anodine est incontournable.

De fait, la réglementation thermique actuelle prend en compte plusieurs critères, dont celui de la consommation d’énergie primaire (alias CEP) pour juger de l’efficacité énergétique d’un bâtiment.

Or, et c’est là que le bât blesse pour la fée électricité, ce coefficient est fixé à 2.58. Ceci signifie que pour 1 kw consommé, il faut en produire 2.58. Aïe.

Et ce d’autant plus que les énergies fossiles (gaz, fioul, GPL) bénéficient d’un coefficient de 1. D’où un handicap quasi insurmontable pour « passer » le système de chauffage en énergie électrique plutôt qu’en énergie gaz par exemple.

Car les logiciels des bureaux d’étude thermique sont très disciplinés ! Et un dépassement de seuil de consommation, c’est un non respect de la RT2012.

Qui fait la part belle au non électrique.
Et un retour à la case des parts pour les concepteurs ! 😉

L’histoire avec un(e) grand(e) h(ache)

Avant la RT2012, l’électricité régnait en maître sur les systèmes de chauffage et de production d’eau chaude sanitaires pour les logements neufs.

Faible coût d’installation et d’entretien, pas d’incidence significative de pénétration de réseaux à l’intérieur du bâti… mais grosse consommation d’électricité, particulièrement en périodes de pointe, ceci nécessitant en parallèle le recours à des énergies moins vertueuses (aïe ou houille ?) pour gommer ces pointes.

Bref, le système avait ses défauts. Et la hache est tombée.

L’arrivée de la RT2012 a changé la donne avec l’avènement de notre ami, le fameux 2.58, et ce, bien sûr, au moment où les progrès de la réglementation en matière de déperditions (étanchéité à l’air notamment) faisaient chuter les besoins en chauffage (mais sans résoudre totalement l’équation des consommations d’eau chaude sanitaire).

Ce coefficient de 2.58 semble depuis immuable, alors que l’évolution du mix énergétique (et notamment la part d’électricité produite à partir des énergies renouvelables, dont le photovoltaïque) progresse régulièrement en termes de rendement objectif.

A ce stade de l’évolution cro magnonienne de l’espèce humaine et de ses systèmes énergétiques, il apparaitrait donc logique de rééquilibrer un peu le plateau entre les énergies fossiles (non renouvelables) et la ressource électrique si celle-ci continue à améliorer ses performances (production délocalisée d’origine naturelle avec peu de déperditions liées à la distribution).

Les réflexions préparatoires à la prochaine réglementation thermique (et environnementale) sauront-elles en saisir l’occasion ?

Ou bien d’autres luttes intestines entre les grands producteurs / distributeurs de gaz et d’électricité viendront-elles polluer le grand débat ? 😉

Débat, des hauts… on en connait tous en ce moment ! 🙂

Un coefficient qui fait forte impression ?

Ce totem réglementaire de la thermique, c’est un gros machin qui ne va probablement pas évoluer du tout au tout en un seul jour.

Plutôt par petites touches ?

Ah… et pour ceux qui ne peuvent pas le voir en peinture, une solution artistique peut-être ? 🙂

Mais oui, en faisant appel à un spécialiste : VAN CROGH ! 😉

Van CROGH, version ancienne de Van GOGH
C’est vraiment impressionniste, cette histoire de coefficient d’énergie primaire !

 

Histoire de faire évoluer le coefficient très naturellement, par petites touches suivant l’évolution du mix énergétique global en France, mais sans botter en touche !

Ah, l’énergie primaire… ça nous rappelle nos racines, pas vrai ? 🙂

 

Enfin… ça en donne l’impression ! 😉
Bonne semaine !

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