L’investissement immobilier : un petit être sensible et sociable

Accession à la propriété, Investissement locatif 1 commentaire

L'investissement immobilier est un drôle d'oiseau ?Les statistiques sont impitoyables.

Elles révèlent, après coup hélas, la vérité quantitative d’un instant.

Encore faut-il savoir ou pouvoir les interpréter sans oeillères !

C’est notamment vrai pour la place de l’investissement immobilier locatif dans la production annuelle de logements neufs.

Parce que c’est un être sensible à son écosystème, l’investissement !

Où je veux en venir ? Est-ce que je le sais seulement ?  😉

 

Mettre du suspense, c’est ça qui est beau. Mettre ou ne pas mettre, telle est la question. 🙂

Il y a quelque temps, un CROboy de mes amis avait flingué une croyance infondée au sujet de la rivalité supposée entre investissement immobilier et accession.

Mais tout le monde n’est pas obligé de croire le représentant de la loi, surtout au Far West de l’immobilier.

Tandis que des statistiques… franchement ?

Une révélation visuelle

J’étais tranquillement en train de lire « Les chiffres du logement neuf au 1er trimestre 2014 » , un document édité par la FPI et disponible au grand public sur cette page.

Rien que du très classique : ventes, mises en vente, offre commerciale, prix de vente etc….

Des tableaux faciles à comprendre, même pour un promoteur bas de plafond ou fatigué 🙂 , des analyses, des chiffres, des courbes…

Ah, les courbes… moi ça m’a toujours fait rêver 😉 .

Parce que la ligne droite, c’est peut-être le chemin le plus court pour arriver au but, mais de belles courbes c’est quand même mieux pour frapper l’imagination !

Les amoureux… des mathématiques et des sinusoïdes me comprendront.

Bref, j’en étais là de mes pensées quand une courbe évocatrice a attiré mon attention critique : une courbe logements tout ce qu’il y a de plus s… sincère (ouf !) en matière de statistiques.

Une révélation. La preuve par (logement) neuf.

Sûr qu’elle va vous émouvoir aussi cette courbe ! 🙂

Une sensibilité au contexte

Comme tout enfant des politiques nationales, l’investissement locatif aime que l’on s’intéresse à lui. Ce pupille de la nation est un être hypersensible.
Il sait bien, le pauvre, qu’il vit de subsides, mais ce n’est pas une raison pour le lui faire tout le temps remarquer ! 🙂

Tiens, si on lui dit des choses gentilles, on lui chuchote des mots tendres… « amortissement »…. « réduction d’impôt »…. hop, il retrouve illico entrain et vitalité.

Et ce n’est pas moi qui le dis ! Ce sont les sta-tis-ti-ques ! Car…..  😉

Les statistiques, c’est comme les gendarmes, ça dit  toujours la vérité. Et….

La stacatatistique du gendarme, c’est de mettre avant tout les chiffres en face des trous !

Bref, si vous regardez bien la courbe bleue, le premier sommet est celui du dispositif d’amortissement Périssol, le deuxième celui du Robien / Borloo et le dernier celui du Scellier.

Et les creux de la courbe correspondent :

  • pour le premier au dispositif Besson, qui était nettement moins généreux et qui n’admettait pas la location à un ascendant / descendant
  • pour le deuxième, à la crise de 2008 (les subprimes, Madoff et la crise qui en a découlé)
  • pour le troisième à la fin du Scellier, raboté dès 2011 et au démarrage très laborieux du Duflot (moins généreux, pas de location ascendant / descendant, communication catastrophique sur le plafonnement des loyers dans le style adjudant ou Mère Fouettard…)

Remarquez bien que je ne fais pas de politique en disant ça, rien que du factuel ! 🙁

Et pas de conflit avec l’accession à la propriété

N’en déplaise aux oiseaux de malheur… ou mal intentionnés, l’accession à la propriété n’est pas affectée par la réussite de l’investissement.

Regardez bien la courbe rouge cette fois-ci. Bien plus linéaire que celle de l’investissement, elle monte en pente douce quand la conjoncture économique s’améliore et elle connaît un petit coup de mou à partir de 2008.

Aucune inflexion de courbe en réaction – comme un pseudo vase communicant – aux périodes d’euphorie de l’investissement (elle est même au top fin 2007 en même temps que le Robien / Borloo).

L’accession est autonome et vit sa vie. Ou plutôt vivote sa vie.

En fait, la raison de ce comportement est simple.
Comme l’Etat a implicitement (ou pas ?) décidé que les pauvres ne devaient pas acheter car c’est trop risqué pour eux (c’est si bon de penser au bien des autres et de se donner bonne conscience en faisant des économies budgétaires), aucun doping réglementaire ou financier n’est venu perturber le cours de l’inéluctable atonie (je n’ai pas dit agonie, hein 🙂 ) de l’accession.

Qui évolue donc au rythme de la conjoncture générale de l’économie et des fluctuations de taux d’intérêt des prêteurs.

Mais… petite lueur d’espoir, la conjoncture actuelle ne serait-elle pas de nature à changer le cours des choses et à pousser la puissance publique à changer de braquet ?

Peut-être bien que si ?

Le suspense est à son comble…..

Le suspense de la politique de l'accession à la propriété
Heureusement, HitchCROck, le maître du suspense, est là pour voler à votre secours !

Hé bien, nous voilà à la fin de l’article.
Ne me traitez pas de tous les noms de ptérodactyles, s’il vous plaît.  🙂

Attendez la suite… qui viendra un jour !

Je vous promets que s’il y a du nouveau pour l’accession je vous en parlerai. Juré !

 

Mais que cela ne vous empêche pas de discuter. A vos commentaires !

 

 

 

Une réflexion sur « L’investissement immobilier : un petit être sensible et sociable »

  1. A mon avis, cette sensibilité se porte au niveau de la variation des prix selon le lieu d’investissement, du coup on peut souvent rencontrer une grande différence de tarif entre chaque département.

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