Et si tout ça c’était du cinéma ?

Billets d'humeur 4 commentaires

CROarzanDans la vie de tous les jours, il y a une place pour le cinéma. Mais au moins, quand on y va , on sait pourquoi et où on met les pieds.

Dans la vie de tous les jours de certains, c’est tout le temps du cinéma. Ou c’est l’impression que ça donne.

Mais un doute m’étreint (de marchandises). Ils font comment pour accrocher les wagons ?

Bah, on s’en fiche, Follywood, c’est bien en France après tout !

 

Oui, oui, aujourd’hui, c’est relâche.

Non, non, ne tremblez pas, je vais écrire encore quelques lignes ;-) .

Non, si je dis que c’est relâche c’est parce que j’ai décidé de me relâcher et de laisser la bride sur le cou à quelque imagination iconoclaste (et débridée, du coup), vaguement approximative et affabulatrice.

Remarquez, les fables et le cinéma, ça va assez bien ensemble, non ?
Alors va pour une fable des temps (relativement) modernes !

Moi CROarzan, Toi Jane ?

« Il était une fois, dans la jungle de l’immobilier, un grand escogriffe mal habillé et au blair surdéveloppé. Dans sa branche (ou sur sa branche ?) il était assez balèze pour qu’on le remarquât sans peine. »

Cet extrait de scénario finalement assez banal est l’oeuvre de Cécile D. 2013 (Cecil B. DeMille n’étant hélas plus disponible pour un remake du premier Tarzan de Van Dyke).

Les dialogues made in Follywood sont d’un illustre inconnu ;-) .

Production : Cécile D. 2013
Mise en Seine : Cécile D. 2013
Illustration : Plumette
Dialogues : zut, illisible

CROarzan : la jungle de l'immobilier

- Ô mon CROarzan….
- Mais t’es qui toi ?

Clap de début /

- Ô mon CROarzan…

- J’m'appelle pas CROarzan. Mais t’es qui toi ?

- Môa ???? Mais je suis Djééiiine, ta Djééiiine ! Et tu t’appelles comment ?

- Djéine ?

- Ben oui, Jane quoi, t’as pas vu le film ?

- Ben tu sais moi le cinéma… j’ai assez à faire dans ma jungle. A commencer par me faire un nom. Parce que Jeannot Blancmeunier c’est pas terrible… Surtout dans l’immobilier à Paris ; si encore j’avais fait dans la boulange !

- Mais c’est pas grave, on va te trouver un nom de Seine. Au lieu de Jeannot, on va se la jouer à l’anglaise ; tiens, ça fait Johnny !
Et au lieu de Blancmeunier, on va te germaniser ça… Blanc c’est Weiss, meunier c’est Müller : Weissmüller, c’est pas mal non ?

- Ah, tiens, j’l'aurais pas trouvé tout seul : Johnny Weissmüller, ça sonne bien ! Un vrai nom d’acteur !

- Tu vois, c’est un bon début !

- Reste plus qu’à trouver un ou deux mandats de logements et les clients qui vont avec.

- Ca, pas besoin de t’en faire. J’suis une pro. Avec 3 fois rien, j’me fais un film. 500 000 moi je vais t’en trouver des logements ! (note du dialoguiste inconnu : on en avait déjà parlé en Mars, vous vous rappelez ? ;-) )

- Ouais, bon, fais attention, c’est haut là, faudrait pas te casser la GUL

- Oh NON, tu ne vas pas t’y mettre toi aussi ?

- A quoi ?

- Ils disent tous que je les ai enGULés, heu enGLUés, heu enGUEUlés, bouh, je sais plus tout c’qu’ils disent. Mais ils ne m’aiment pas, c’est sûr !

- Et c’est tout ?

- Non, j’peux pas les encadrer ; alors je me suis rattrapée sur leurs loyers !

- Ha, c’est pour ça, tout s’explique ! Et c’est tout ?

- Non, je leur ai aussi fait des trucs tordus en modifiant la réglementation. Faut pas m’chercher moi. J’suis une vedette. Et en plus, j’ai toujours raison.

- Houuu, tu serais pas un peu compliquée toi ? Mince, j’aurais du écouter Cheeta.

- Mais non, pourquoi ?

- Elle m’avait prévenu. C’est mon arrière grand-père qui lui avait dit « Là où y a d’la Jane y a pas d’plaisir » !

- Oui, mais en vrai, j’m'appelle pas Jane, tu sais ?

- Ok ok, assume ton nom comme tu peux. De toute façon faudrait bouger de là, poulette ; j’ai des champignons qui poussent entre les orteils (note du dialoguiste inconnu : non, pas les orteils !!!). Ma branche est en train de moisir avec tes c……..ades !

- Et on fait comment pour descendre ?

- Bonne question. Tu n’as réfléchi à rien pendant l’ascension ? Dommage. C’est mieux quand on réfléchit bien avant.
Parce que c’est la descente le plus délicat, le retour sur terre, la fin du film. Y a qu’à espérer que la liane soit solide…

- Heu, tu crois que la ficelle est assez grosse ?

- Hé, la spécialiste du cinéma c’est toi, et les ficelles ça te connaît. T’en tires tous les jours !

- OK, je l’attrape !

- Heu, non pas celle là, c’est le cordon de mon slip en panthère… J’ai déjà eu du mal à la coincer.

- Hihi…. J’aurais pu tomber plus mal !

- Parle pas de tomber et attrape la liane !

« O I OIO IO IOOOOOOOOOOOOOOOOOOooooooooooooooooo……… »

Clap de fin \

 

Et oui, c’est très dur le monde de l’immobilier. A tel point que certains sont obligés de se faire des films pour s’en extraire… Et vous ?

 

4 réponses à Et si tout ça c’était du cinéma ?

  1. viager dit :

    Bonjour,

    Encore un très beau billet humoristique mais qui nous rappelle bien la réalité.
    Mais soyons francs! Pour faire un film, il y a deux raisons. Soit on recherche à vendre, soit on recherche à échapper à une formalité particulière. :)

  2. Marc dit :

    Hum… je réfléchis…. Chercher à vendre pourquoi pas, tout le monde essaye de vendre quelque chose, même du vent parfois ! ;-)
    Mais échapper à une formalité particulière, là je ne vois pas ?

  3. Sophie D. dit :

    … En attente du 2ème round … Là je reste sur ma faim pour cette histoire glubimmo sans fin.

  4. Marc dit :

    M’enfin Sophie…. C’est pas du GLUbimmo… C’est une grande aventure humaine ! ;-)
    Et c’est pas de la boxe, c’est du cinéma ; chacun peut imaginer sa fin à sa manière. Tiens, si vous avez un scénario pour la suite je suis preneur ! :-)

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