Et si l’on parlait des accès au logement ?

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crovendeur2Désaxés ? Logement ?

Haaa, je savais bien que c’étaient des fous qui s’occupaient de la politique du logement !

Depuis le temps… Faut dire que la politique de l’entonnoir, comme celle des techniques de vente, ils connaissent… et puis c’est pratique l’entonnoir pour le poser sur la tête !

Manque plus que le petit vélo… et le cheval de bois pour partir à la guerre.

Mais quelle guerre ? Ah oui, celle de l’accès au logement bien sûr !

 

Aujourd’hui, situation un peu particulière.
J’exhume un vieux texte que je n’avais pas eu  le courage de publier jusque là.

Je l’avais écrit il y a plus de deux ans, mais je l’ai à peine retouché car il n’a pas vraiment vieilli. Hélas.
Sa logique est celle de brèves. Mais pas de comptoir.

Une petite série de coups de gueule successifs, pour autant de coups de projecteurs parfois très crus destinés à éclairer des zones occultes. Comme les coups de pied qui s’y perdent.

Un mérite essentiel, ça défoule, et j’espère que ça vous fera le même effet !  😉

Le logement pour tous

« I have a dream »… hé oui, il arrive de rêver, ou plutôt, de se souvenir.
Se souvenir d’une époque où l’ascenseur social marchait encore, pour vous emmener dans les étages de la classe moyenne, et plus si affinités.

Maintenant, l’ascenseur est en panne ou déprogrammé, allez savoir, cochonnerie d’électronique.

Tiens, encore un exemple d’un élan de générosité réfléchie faisant la part belle à la communication et pas à l’efficacité : le Droit Au Logement Opposable.

Donner des droits sans les moyens de les exercer ?
Chassez la bêtise, elle revient au grand DALO !

Pas de quartier ! Juste des écoquartiers…

Pas de quartier, personne n’en réchappera. Les corsaires de la « bien-pensance » ont lancé l’assaut. Lasso lancé, quoi ! Sans rien attraper. Et ils ont décrété l’avènement des écoquartiers.

Ou déco quartiers ?

Les besoins en logements

Je ne sais pas vous, mais moi quand on me parle de mes besoins, ça me rend méfiant.

Surtout quand on m’y laisse. Je dois être trop sensible. Et du coup j’en viens à confondre besoins en logements et logement dans le besoin.

Et merde, amusant l’écart entre le discours et les actes !

Le logement accessible à tous

Promotion comment ? Immobilière ?
A vot’ bon coeur, M’ssieurs Dames, à vot’ bon coeur !

Mouais, faudrait savoir de quoi on parle : de l’accessibilité physique et des normes handicapés ou de l’accessibilité financière au logement ?

Parce que, de vous à moi, ça n’a rien à voir. J’aurais même tendance à penser que beaucoup les oppose.

Vouloir rendre tous les logements adaptés aux handicapés renchérit le coût de tous les logements et éloigne de facto un peu plus la plupart de nos concitoyens de la possibilité d’en acheter.

Alors qu’il aurait été si facile de mettre au pot un petit quelque chose par logement pour payer de vrais équipements en cas de nécessité avérée.

Bien sûr, cette pensée même est rétrograde, il faut savoir être généreux. Même quand c’est au-dessus de ses moyens et surtout quand on n’aura pas à le payer.
La pensée généreuse gratuite, y a qu’ ça d’ vrai !

C’est un peu comme le déficit national ; les bonnes pensées et les petites lâchetés creusent le trou, que les bonnes paroles ne suffisent pas à renflouer. Vient ensuite le moment où c’est douloureux.

Mais on s’en fout, on a de bons thermomètres… 🙂

Maquereau économie : le serpent de mer de l’immobilier

J’ai toujours aimé la macro économie. Celle des grandes masses et des principes.

Celle dont se saisissent certains bons apôtres de la pensée unique : « il manque x00 000 logements dans ce pays » (remplacez x par le chiffre que vous voulez).

Sauf que dans la vie réelle, la différence entre un idéal gratuit et un possible payant est… comment dire…. vertigineuse.

Maquereau… Queue de poisson ?

Logement social, logement privé, privé de logement ?

Comprenez bien une chose.

Le logement social d’un côté et le logement asocial (pardon, libre) de l’autre.
Les organismes sociaux (HLM dans le langage courant) contre les lotisseurs et promoteurs.
Les chevaliers blancs contre les chevaliers noirs.
Ceux qui remplissent les objectifs de la loi S.R.U. et ceux qui dégradent les ratios.
Les vertueux contre les vénaux.
La magie du logement social limitée au locatif social, comme si acheter était impur alors que c’est une aspiration des plus nobles pour mettre sa famille à l’abri et que les populations concernées sont les mêmes.

Une thèse intéressante à rédiger : du degré supérieur de pureté de la location, surtout quand elle est institutionnelle ?

Immobilier, niches et long terme

Quelle bande de charlots ces promoteurs… compter sur des niches pour bâtir du logement neuf !
Un peu comme si je demandais à mon chien de me faire à manger.
Ou aux politiques de réfléchir sérieusement à une vision long terme et à des règles pérennes.

Mais c’est pas grave, mon menuisier va raboter la niche.
Et c’est mon chien qui va faire la gueule.

Blague à part, les chiens aboient et le car à vannes passe. 🙂

Economies budgétaires

Enfin un peu de cohérence. Le Scellier vient d’être mis au placard. L’immobilier sera bien rangé.
Mais pas en bon état.

Version 2013 de « L’état, c’est moi ! » ? L’état c’est moins ! (sauf pour les réglementations, les impôts et les déficits, on ne peut pas être mauvais tout le temps 🙂 ).

Densifier, c’est fiable ?

Peut-on s’y fier ? A la volonté proclamée de densifier.

Entre le credo national officiel et les applications locales timorées voire cyniques, c’est le grand canyon du Colorado !

Aussi, quelle idée !
Confier aux élus de proximité le soin de signer des permis de construire alors qu’ils ne pensent très majoritairement qu’à être réélus… et ne pas embêter les voisins leur semble souvent un bon début (nb : merci aux esprits honnêtes car il en existe heureusement aussi).

Normal, il faut pa-ci-fier les relations de voisinage. Pas s’y fier, on vous dit !

La bobocratie

Forcément, avec un nom pareil ça fait mal.
Le bobocrate est généreux, bien-pensant, multi-compétent, intelligent pour plusieurs (ça tombe bien, il ne reste plus rien pour les autres) et omnipotent à l’abri de la technostructure.

Amen.

La péquenocratie

Les péquenocrates représentent les péquenots vis à vis de l’administration.
En moins noble que les bobocrates bien sûr.

Les promoteurs en font partie 🙁 , enfin, si j’en crois les bobocrates…

La ploucocratie

Etonnamment, personne ne s’en revendique. Etonnamment…

Principes de physique et chimie élémentaires appliqués à la production de logement neuf

Un logement à qui on applique des contraintes supplémentaires devient plus souple.

Un logement à qui on applique des coûts supplémentaires devient plus abordable.

Un logement vendu à perte à un organisme de logement social devient reproductible.

Un promoteur qui croit tout ça est un bon promoteur.

note de la rédaction : un promoteur qui croit tout ça a été contaminé par un bobocrate (ou fait semblant pour gagner un concours d’urbanisme  😉 ).

Conclusion : un bon immobilier est un immobilier mort

C’est déjà ce que disaient les cow-boys en parlant des indiens.
Ca ne donne pas envie de rester sur la réserve, mais plutôt d’en sortir, non ?

La question qui se pose est de savoir pourquoi on confie le sort du logement, besoin fondamental s’il en est, à des gens qui en font si peu de cas.

Et qui nous aiment tant. Qui aime bien (immobilier) châtie bien.

A tue et à toit ?

 

Bon, pas trop secoués par la route ? Faut dire, il reste encore pas mal d’ornières ! A vous les commentaires…

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