Démonter l’investissement locatif

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homo investissusNon mais, c’est quoi ce bazar ? Quel est le designer qui a inventé l’investissement locatif ?

Et l’olibrius qui a conçu la notice de montage ? Soit il manque des pièces, soit elles sont montées à l’envers.

Encore un adepte de la secte MIKEA (la souris suédoise), deux grandes oreilles, une voix de Mickey et un tournevis dans chaque main ?

Sauf que nous on préfère démonter : les ressorts, les vices (et versa) et la vertu !

Au moins celle d’exister… 😉

 

Ah la vertu… Finalement, celle d’y croire est aussi très utile, et c’est qu’il en faut dans ce jeu de Meccano !

Point de départ :
Le logement est un besoin fondamental. D’accord.

Point médian :
L’investissement locatif existe. D’accord.

Point de non retour :
Mais il n’est pas un besoin fondamental – du point de vue de chaque investisseur pris individuellement – même s’il est bien d’une utilité fondamentale – pour la collectivité – dans la constitution d’une offre immobilière locative vigoureuse.

C’est là sans doute le début d’une grande incompréhension.  🙁
Penser que quelque chose coule de source du seul fait qu’elle existe et qu’elle est utile.

Et la notion d’écosystème alors ?

« L’homo investissus » : un être à part

Ben oui, l’investisseur, comme le poisson rouge dans son bocal ou ses confrères plus exotiques est sensible à son environnement. Son ECO système.

Eco comme écologie et, surtout, comme économie. Ou comment créer les conditions d’existence et de développement d’une espèce pleine de bonne volonté pour se perpétuer, mais potentiellement en voie de disparition :

« L’homo investissus » (que si l’on s’en sert 🙂 ).

Car la dimension hybride de l’investisseur n’échappe à personne. Ce mutant perpétuel est à l’évidence un animal déroutant, aux motivations diverses et avariées (depuis le temps, certaines ne sont plus très fraîches 😉 ).

Parmi celles-ci, les plus classiques vont représenter plus de 90 % du volume d’investissement (validation pifométrique garantie 🙂 ) :

  1. préparation de la retraite : revenu complémentaire ou constitution d’un capital mobilisable
  2. réductions d’impôt, économies fiscales, optimisation…
  3. placement refuge de protection du capital
  4. joueur ou fourmi : effet levier pour se constituer un capital et un patrimoine
  5. allier protection du capital et rente : le capital prend de la valeur sur le long terme et les loyers sont versés régulièrement (l’espoir fait vivre)
  6. loger des proches : ascendants descendants

Rien de foncièrement stupide et des perspectives aux ressorts humains logiques et simples : préparer le lendemain, diminuer la charge fiscale, protéger le patrimoine, aider des proches.

Mais alors, de quoi a besoin cet énergumène, qui évolue en dessous du niveau de compréhension des radars officiels, pour se développer ?

L’écosystème de l’investisseur

Bien qu’adaptable par nature, « l’homo investissus » aime bien ce qu’il comprend sans trop d’effort et ce qui est prévisible (ça le rassure).

les ressorts de l'investissement locatif
Quand l’outil précède le besoin, la perplexité n’est jamais bien loin…

Ce qui est humainement prévisible, car les ressorts cachés de l’investisseur sont terriblement humains (ce que les gouvernants oublient trop souvent 🙁 ).

Qu’ils soient psychologiques, rationnels, émotionnels, épidermiques ou hypodermiques (quand il a l’investissement vraiment dans la peau) : humains !

Et cet animal humain là aime bien des outils connus à l’avance (demandez un peu à CRO !)

Et des règles du jeu – si possible équilibrées – qui durent, qui donnent de la visibilité et qui limitent ainsi le risque de l’imprévu réglementaire ou fiscal (la conjoncture économique et sociale ou les aléas du comportement des locataires suffisent à son besoin quotidien d’adrénaline).

Bref, un peu de sobriété.
Comme diraient d’ailleurs les alcooliques invertébrés : un ver ça va, mais cointreau n’en faut !
(NDLR : ne m’accablez pas, ou il faudra que j’aille noyer mon chagrin dans l’alcool)

N’oublions pas non plus le penchant paranoïaque de notre « homo investissus » : à force de voir s’amonceler les mauvaises nouvelles, il pourrait penser qu’on lui en veut et se recroqueviller dans sa coquille sans plus bouger.

Alors que tout le ramdam actuel (loi fière ALUR oblige) n’est que le fruit du hasard, n’est-ce pas ? 😉

Ou d’un malencontreux malentendu qu’il faudra bien un jour prochain dissiper (mais pas aujourd’hui, manifestement 🙂 ). « Homo investissus » d’âneries ?

 

Nous voilà au bout d’un portrait sommaire des tenants et aboutissants de l’investissement locatif du point de vue de l’investisseur humain (je n’aime pas le terme « particulier », les investisseurs ne sont pas des pervers ! Ou alors, tendance masochiste ?). Votre avis ?

 

 

 

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