Course d’ELAN ou course de fond ?

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Ah, ça y est !

Ou presque. Disons qu’on en parle enfin sérieusement.

Mais attention, pas nous, sinon ce ne serait qu’à moitié sérieux… 🙂

C’est la représentation nationale qui s’y colle.

Et on nous vend déjà une course de fond. Un marathon pour une course d’ELAN, c’est plutôt bizarre, non ?

Pourtant pas la loi… du genre ! Méfiance….

Espérons surtout qu’on ne le touchera pas, le fond.
Et qu’on ne jouera pas trop sur les effets de manche ou de communication pour nous faire prendre des WC pour des lanternes. 🙂

On a quand même sa dignité dans le logement !

 

C’est beau la com.
Les députés ont récemment débuté l’examen de la loi ELAN et les ondes médiatiques s’emplissent derechef de termes comme « le marathon de la loi ELAN » .

Le marathon… en faveur du logement.

Avec les fesses sur un fauteuil et alors que cela commence à peine…

On risque plus les escarres que les ampoules pour éclairer le débat ! 🙂

On le dit sur tous les thons, mais pour quel effet ?

On nous aurait dit une mare à thons au lieu d’un marathon, là oui, j’aurais compris.

Vu qu’une sardine arrive à bloquer le port de Marseille, j’aurais admis qu’une bande de thons affamés de logements bloque une session parlementaire ! 🙂

C’eut été de bon thon et je n’en aurais pas perdu une miette (à l’huile).

Mais là, franchement… toutes ces petites sirènes qui chantent le refrain en toile de fond, « pour produire plus et moins cher » , alors que rien de fondamental dans les équilibres et les logiques mortifères actuels de la politique du logement n’est prévu…

A moi, Ulysse !

Tout ceci utilise à fond les vieilles recettes éculées des communicants à l’ancienne qui espèrent toujours que le discours fasse la vérité et que l’effet placébo convainque les foules d’une réalité virtuelle.

Mais peut-être n’ont ils pas tort ?

Parce que l’effet plat, c’est beau, surtout au tennis et quand on joue un peu tendu…

Enfin, on n’est pas non plus obligé d’être 100 % d’accord !
Vu qu’un effet plat, c’est comme s’il n’y avait pas d’effet.
Un peu de lift ou de slice, ce n’est pas mal non plus pour donner du relief ou changer de direction, hein ?

Et puis, jouer à plat, c’est comme avoir un pneu dégonflé, et les dégonflés il y en a trop pour qu’on en fasse tout un plat !

De toute façon, il faut se méfier des effets, c’est souvent trompeur.

Vous ne me croyez pas ?

Et ces effets là, vous en pensez quoi ?
Choisis au hasard, en plus… 😉

  • l’effet met rides : c’est celui qui vous aide à passer le temps, ou à voir le temps passer, c’est selon.
  • l’effet licitation : c’est quand la vente aux enchères vous rend joyeux ! Vous avez du en tirer un bon prix…
  • l’effet des rations : quand on est limité, il vaut mieux se regrouper. Quoique… pas sûr que la logique fait des râles ait de l’avenir ?
  • l’effet miné : quand un effet tombe à plat et que ça fait mal…
  • l’effet minet : le même, mais quand on peut dire « même pas mâle ! »
  • l’effet mère : il ne dure qu’un temps. Ou toute une vie ?
  • l’effet du logis : pour une politique du logement plus propre ; quand les bonnes fées se sont penchées sur votre berceau pour vous aider à tout nettoyer du sol au plafond !
  • l’effet cul lent : suivant ce qu’on a dans le bide… on a le postérieur qui a du mal à prendre de l’avance ; du coup, on passe à la loi ELAN pour tout redynamiser !
    (sic transit gloria mundi ! 😉 ).
    Reste à savoir si elle sera digeste ! (heu… la gloire ou la loi ? 🙂 )

Non, je vous le dis, avec autant d’effets différents, on est vraiment dans la caca pour y voir clair.

Et là, il nous faut un vrai pro, procto, CROctologue pour nous en sortir !

Et un permanent, hein, pas un en transit. On ne sait jamais… 🙂

Proctologue préhisto
Besoin d’un coup de main ? Les orteils, ça ne fait pas tout !

Ouf, nous voilà armés pour l’avenir. Un peu de sérénité ne fait pas de mal…

Ce qui ne nous empêchera pas de surveiller les effets de la mare à thons ! 🙂

L’actu alitée : couchée sur le pas pied ?

Il y a des moments où l’on perd pied, et d’autres où l’on retombe sur ses orteils ! 🙂

Un détail de la semaine m’a empli d’espoir, fou que je suis. 😉

Pour ceux qui ont de la mémoire, une CROnique d’Avril 2017 avait taillé un petit costume au législateur qui, dans son immense médiocrité de l’instant, avait rédigé avec les pieds (encore !) un texte de loi manifestement à côté de ses pompes.

Ô joie, ô bonheur ineffable (de La Fontaine), il vient enfin de s’en rendre compte et de corriger le tir.

Instant fugace de satisfaction intellectuelle que d’imaginer la destruction d’un petit totem érigé en honneur à la stupidité, certes très mineure, mais néanmoins très réelle qui prévaut souvent dans les sphères normatives.

En souhaitant que cette hirondelle fasse enfin venir le printemps ?

Suggérons lui subtilement (!) que la politique du logement actuelle est à peu près aussi inepte que les quelques lignes corrigées

Oups, j’ai failli oublier de vous dire de quoi il retourne : c’est un arrêté libérateur, paradoxe joyeux et pragmatique, qui annule l’obligation de faire figurer sur le panneau d’affichage du permis de construire la date d’affichage de ce permis en Mairie.

Vu que ce critère n’était pas le fait générateur du délai de recours des tiers et qu’il n’était porteur que d’incertitude juridique, il repart donc là d’où il n’aurait jamais du sortir.

Le néant.

 

Bonne semaine à tous, faites le vide et méfiez vous des poissons ! 🙂

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