Ben, Maire alors !

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Dans l’actualité du logement neuf, il y a les Maires et les dépités.

Entendons nous bien, les dépités, hein, pas les députés !

C’est ce qu’on peut déduire d’une communication récente de la FPI, la fédération des promoteurs immobiliers.

Ladite FPI fort marrie que maires et permis ne se marient pas aussi bien qu’il serait permis… de l’espérer. 🙂

Bref, aussi infâmes que soient les uns et marris que soient les autres, le couple maires et promoteurs a du mal à consommer une relation fragilisée par les élections municipales 2020 qui se développent en filigrane.

2020 serait-elle donc une année charnière ?
Elections, piège à gonds ! 😉

 

Ben voilà, c’est tout ce qu’il y a de plus officiel.

Les élus locaux ne jouent globalement pas le jeu de la construction.

Mais est-ce vraiment une surprise ? Ou une simple confirmation de tendance ?

Poser la question, c’est déjà y répondre… 🙂

Moins, c’est encore assez ou c’est trop ?

La mise en cause des édiles municipaux est maintenant officielle.

Mais elle était évidente et sensible depuis très longtemps. CRO évidente, même !

La confirmation actuelle est donc un voile pudiquement levé sur un secret de Polichinelle.

Du côté des maires, moins, c’est pourtant encore trop.
Car l’appétit (réélectif) vient en rangeant… 😉  les dossiers dans les tiroirs pour la mi-2020. 🙁

Du côté des promoteurs, moins, c’est vraiment pas assez.
Car le moral est lié au chiffre d’affaires, c’est bien connu ! 🙂

Et cette baisse des permis, qui aura des conséquences sur les mises en vente au-delà de l’instant présent, est mère de baisse des ventes et des mises en chantier.

Avec pour conséquences, une tension sur les prix de vente (mauvaise nouvelle pour les acquéreurs) tout comme une atteinte à l’emploi dans les métiers du bâtiment et professions connexes.

Et c’est là que je ne comprends pas tout. A moins que ?
Mais c’est normal d’avoir une case en moins… quand la construction fléchit ! 😉

CRO bête, c’est trop ou pas assez ?

Ah, les cycles et leurs phases … C’est tout bête ces histoires de cycles.

D’accord, faut être capable de sortir la tête du guidon pour les comprendre, mais les cycles, on connaît leur mode d’emploi et on les expliquait déjà il y a moins d’un an par ici, ce qui rend tout ça plus facile à comprendre ou à anticiper (de lapin).

Or, en termes de cycles, plus il y a de produits dans les rayons, plus l’état gère. 🙂

Et moins il y en a, moins l’état gère ! Du coup, l’étagère se vide ?

Mais oui ! En fait, l’état est un grand perdant (qui fait semblant de l’ignorer) quand l’échelon local freine des quatre fers.

Car moins de chantiers, c’est moins d’emploi dans le bâtiment et dans l’ingénierie, moins de cotisations sociales, plus d’indemnisations chômage, moins d’honoraires pour tous les intermédiaires et prestataires de service etc…

Et c’est là donc que j’ai du mal à suivre totalement le raisonnement de la FPI qui pointe du doigt tout à la fois la mollesse des maires et la dureté des prix de travaux.

A l’instant T, le constat est exact, mais il faut savoir scruter l’horizon. 🙂

Moins de chantiers, c’est aussi le début de la phase suivante du cycle, c’est à dire une baisse des prix de la construction, ou au moins une diminution de la tension de l’appareil productif se traduisant par une détente relative des devis des entreprises du bâtiment (pfiou, vous avez repris votre souffle ? 🙂 ).

C’est y pas beau comme démonstration ? 😉

Il suffit donc d’attendre un tout petit peu !…
Et d’espérer en des jours meilleurs !

Espérer en l’inéluctable détente qui survient après le coup de fusil (celui des prix des travaux en hausse), alors qu’en principe c’est en pressant sur la détente que le coup de fusil part ! 😉

Le monde moderne est d’un compliqué… 🙂

Mais à part ça, excepté le cas de régions comme l’Ile de France et ses franges où de grands travaux créent un appel d’air et donc une pénurie d’entreprises disponibles, le reste du territoire  commence à sentir une inflexion à la baisse (ou au moins un arrêt de la hausse) du coût des travaux.

On ne peut pas perdre durablement sur tous les tableaux ! 🙂

Tout vient à point à qui sait se détendre ?

Mais voilà, c’est ça ! Faut se détendre !
Pourquoi ? Parce que c’est plus coule ! 😉

Les maires n’ont pas envie ? Ils sont mous du permis, défaillants de l’arrêté, en berne du désir de bâtir ?
Faut titiller leur libido !

Leurs pairs n’ont pas davantage envie ?
Faut susciter le désir !

L’envie, y a qu’ça de vrai !
Jouer l’amour du moellon, l’excitation du béton, le côté sexy de la poussière du chantier !
Et abattre la carte maîtresse de l’hormone de croissance des statistiques de la construction.

La volonté d’avoir la plus grosse… progression du nombre de logements neufs, c’est ça qu’il faut inculquer aux élus locaux ! 🙂

Sinon, ils continueront à réfléchir mesquin et à compter de 6 en 6 le nombre d’années qui les séparent du seul rendez-vous amoureux qui fait battre leur petit cœur rétréci.

Le mariage des urnes et des bulletins.
Morne horizon affectif, n’est ce pas ? 😉

Ne pas confondre l’intérêt de la république et de l’arrêt public !

En substance, c’est le message qu’il faut faire passer aux maires frileux ou récalcitrants.

Arrêter le cours de la vie pour un intérêt personnel, c’est moins que moyen, et ça ne semblera légitime qu’à eux.

Bien sûr, personne ne l’exprime comme ça, car chacun – dans le microcosme du logement neuf – a au moins une « bonne » raison d’être « diplomate ».

L’état a besoin de ménager ces représentants locaux de la nation qui peuvent servir de courroie de transmission, de relais d’opinion ou au contraire mettre des bâtons dans les roues.

Les préfets sont aux ordres de l’état.

Les fédérations professionnelles sont toujours politiquement correctes pour ne pas insulter l’avenir et leurs dirigeants sont souvent patrons d’entreprises enracinées localement elles aussi.

Et les petits intervenants de terrain sont fatalistes (depuis le temps qu’il pleut…) ou inaudibles.

Bref, freiner c’est d’abord marquer un but contre son camp.

Ce que tous les CRO de la grande lignée humaine du fond des temps refusent obstinément ! 🙂

Demandez un peu à CROnaldo (CristiaCRO CROnaldo), pour voir !

Cristiacro CROnaldo le footballeur
Ma, qué les boutes, cé dévant qué ça sé marque, pas derrière !

Bref, quand la FPI dit gentiment et poliment ce qu’elle dit aujourd’hui, c’est vraiment qu’elle doit en avoir gros sur la patate et que les règles de bienséance protocolaire méritent d’être bousculées ; en clair, le monde politique exagère aux dépens du monde réel en ayant poussé le bouchon encore plus loin que d’habitude.

Une fois de trop ?

S’agirait de ne pas confondre ballon d’essai et ballon décès, hein ? 😉

Bah, certains ballons sont dirigeables !
Pour aller où, braves gens ? 😉

 

Allez, on se détend, demain est un autre jour…
Et bonne semaine ! 🙂

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