Architectes et promoteurs : le début d’une histoire d’amour ?

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CRODAIl y a des légendes qui veulent que promoteurs et architectes aient certaines difficultés relationnelles.

Depuis quelques semaines, un mouvement de rapprochement pour l’amitié entre les peuples professions s’est pourtant mis en marche.

A Toulouse. A l’initiative de l’ENSAT (l’école nationale supérieure d’architecture de Toulouse) et de la FPI Midi-Pyrénées (les promoteurs immobiliers locaux adhérents de la FPI).

Et cette semaine, j’ai plongé à mon tour dans le bain. De jouvence.

Sans palmes.

Et sans être sûr que mes petits orteils me permettraient de ne pas perdre pied….. 😉

 

Me voilà donc ce 20 Octobre dans la peau d’un intervenant.

Oh, rassurez vous, n’étant pas courageux et d’instinct fort grégaire, j’étais accompagné, ou plutôt renforcé, par mon petit camarade Jean-Baptiste (hello JB !) qui est – pour ceux qui ne l’auraient pas percé à jour – une sorte de Tom Cruise en version cassoulet toulousain.
Un promoteur pure souche, quoi.

Je suis quasiment certain que ma description valorisante lui fera chaud au coeur… 😉

La fabuleuse après-midi de J.B. et Marc

Le sujet de notre intervention était limpide : Les contraintes économiques.
Le contexte étant celui de la production de logement dans de futures entrées de ville.

Bref, le genre de sujet précisément casse-gueule car souvent à la charnière de profondes incompréhensions dans l’approche spontanée de chacune de nos professions ! 😉

Mais nous étions pleins d’amour et prêts à partager. 🙂
Et puis, avec Tom Cruise je ne risquais rien, même pas une mission impossible !

Donc, nous voilà partis à expliquer le microcosme, l’écosystème, les spécificités et tout le toutim.
Nous avions prudemment balisé le terrain (comme tout promoteur qui se respecte : ne jamais foncier à découvert !) en éditant le squelette de notre intervention et en l’émaillant de quelques visuels.

Avec un squelette, le risque principal c’est de tomber sur un os. Voire plusieurs…

Pour limiter les risques, l’encadrement était présent : Laetitia Vidal en grande prêtresse FPI (vu qu’elle faisait toutes les prières possibles pour conjurer le mauvais sort ou espérer un miracle du commando de l’improbable), Uli Seher (architecte et enseignant, maître de céans, ou de séant s’il en est resté assis 😉 hallo Uli ) et P.E. Heilbronner maître de ballet de l’ombre (respectueuses salutations P.E.).

A propos de balais, nous étions J.B. et moi en pleine lumière à balayer les tenants et les aboutissants économiques de notre métier de producteurs de logements, avec l’enthousiasme d’un premier communiant et la confiance collective des premiers martyrs chrétiens dans la fosse aux lions.

Mais rien. Ils ne nous ont pas bouffés. Les étudiants bien sûr !
Faut dire qu’on avait été malins, puisqu’on leur avait d’abord donné le squelette.
Et qu’après l’avoir rongé, ils n’avaient même plus envie de démonter Tom Cruise (ni de lui demander d’autographe d’ailleurs… 😉 ).

C’est super utile une vedette ! Ca inspire le respect. 🙂

A part ça, que du positif, de notre point de vue en tout cas.
Un moment de transmission et des questions en retour, avec des étudiants (de 5 ème année quand même, donc bientôt opérationnels) attentifs et ouverts.
L’intérêt serait de savoir ce qu’ils ont pensé de ce moment et de son utilité mais on aura, j’espère, des retours sans précautions protocolaires d’ici peu.

Un indice : aucun n’a demandé comment devenir promoteur ! 😉
Question de vocation sans doute ?

La deuxième partie était plus décontractée, vu que c’était au tour des étudiants de bosser dans leurs ateliers. 🙂

Schématiquement, il s’agissait – par groupes de 4 à 6 étudiants – de déterminer les entrées de ville de l’agglomération et leur traitement dans une dimension très transversale et globale (urbanisme, mode de déplacements, traitement de l’espace public etc…) avec pour chaque étudiant un objectif ultime : le choix d’un site pour poser un projet de logements avec mise au point d’un permis de construire (private joke : dommage qu’ils ne négocient pas le foncier en parallèle ! 😉 )

Du coup, le passage aux tables des différents groupes avait un côté découverte rafraîchissant et permettait aussi de continuer à répondre à quelques questions complémentaires du point de vue du promoteur.

Avec l’état d’esprit de Maître CROda dans un rôle de composition….

CRODA
– De la force oubliez le côté obscur, jeunes Padawans ! – Mais, Maître, combien ça coûte ???

Une journée sympa. 🙂

Le cadre général du partenariat ENSAT / FPI Midi-Pyrénées

Pour comprendre le cadre général du partenariat entre l’Ecole d’Architecture de Toulouse et la FPI, le plus simple est la lecture du Communiqué de Presse.

A l’intérieur de ce canevas, 4 après-midi comme celui de cette semaine, dont 1 restant à venir :

  • Table ronde sur les « Usages » : le 22 septembre à 14h30

Intervenants : Laetitia Vidal, Directrice Commerciale PROCIVIS Midi Pyrénées et Jean-Bernard GODIO, Directeur commercial Crédit Agricole Immobilier.

  • Table ronde « Faire Ville » : le 6 octobre à 14h30

Intervenants : Patrick Saint Agne,  Promoteur Saint-Agne Promotion et président de la FPI Midi Pyrénées et Jean Philippe Jarno, Directeur régional Midi Pyrénées Bouygues Immobilier.

  • Table ronde « Contraintes économiques » : le 20 Octobre à 14h30

Intervenants : Jean Baptiste CHIAPPE, Directeur général groupe ACANTYS et  Marc Vaissié, Promoteur Endroits de Cité.

  • Table ronde « Contraintes règlementaires et politiques » : le 17 Novembre à 9h30

Intervenants : Laurent Hugonenc, Directeur du Développement COGEDIM Midi Pyrénées et Cédric Le Bastard, Directeur de Développement d’un promoteur régional.

Avec une dernière étape en Mars 2016 : l’exposition des projets des étudiants au prochain salon du logement neuf organisé par la FPI.

Allez, on s’accroche ! 😉

Encore une petite couche pour améliorer les relations !

[Mode opportuniste lèche-bottes on]

Les archis sont meilleurs que les promoteurs !

Une preuve : ils sont archi forts !

Ne dit on pas aussi le principe d’Archi – – – – ?
Et qu’est-ce qu’on dit quand on a trouvé ? Eurêka !

Si ça c’est pas un signe…

Alors qu’un promoteur, c’est franchement cheap

Toujours en promotion, faut dire…. c’est forcément que ça a peu de valeur ! 😉

[Mode opportuniste lèche-bottes off]

Ho, J.B., on se ressaisit ! C’est pas parce que tu as fait la vedette qu’on doit s’effacer !

Alors, c’est qui les meilleurs ???

 » Eurêka ! « 

Ben voilà, c’est comme ça un promoteur.
En dehors des contraintes économiques, ça reste quand même une sacrée bande d’opportunistes ! 😉

 

Allez, chacun peut y aller de son commentaire ou de sa question.
Un blog c’est fait pour ça !

 

2 réflexions au sujet de « Architectes et promoteurs : le début d’une histoire d’amour ? »

  1. Belle idée…les écarts de compréhension tendent a diminuer avec l’expérience et donc le temps. Pour autant les études s’est (aussi) fait pour rêver.

  2. @ Bil : c’est ça. Il faut savoir se rappeler du temps où l’on était étudiant pour faire la part des choses (et celle de l’idéal). 🙂

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