L’an neuf de l’immobilier ?

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voeux immobiliers 2013Ah, ça fait du bien de redémarrer ! Ce n’est pas que les fêtes de fin d’année soient languissantes ou que la fin du dispositif Scellier ne puisse rendre les esprits nostalgiques, mais rien de tel qu’un bon petit Jour de l’An pour remettre les compteurs à zéro.

Comme un courant d’air frais qui porterait un espoir démesuré ou insensé ?

Non, plutôt comme le sentiment que le Nouvel An est nu et que nous allons devoir l’habiller, en découvrant ensemble, chemin faisant, le panorama 2013 de l’immobilier neuf.

 

Nous y sommes. Les derniers feux de 2012 permettent d’éclairer 2013 d’un jour nouveau.

Le nouvel an se dessine sous des traits à peine dissimulés….  🙂

Et l’époque fait que cette nouvelle année sera pour les acteurs de l’immobilier neuf une étape peu banale.

Le nouvel an
La nudité du Nouvel An qui accompagne le souffle de l’espoir ?

Un regard ému dans le rétroviseur ?

Si l’on s’attache à reprendre la perspective tracée par le passé récent, l’été 2008 – avec la crise des subprimes – a joué le rôle de révélateur d’une fin de cycle annoncée depuis assez longtemps, mais plusieurs fois repoussée par l’amélioration des conditions du crédit immobilier (double levier de l’allongement des durées et de la baisse des taux).

Le blocage violent du marché du neuf à l’automne 2008 a été la raison de la création très rapide du dispositif Scellier, dont l’objectif primordial était le soutien de l’activité des entreprises du bâtiment et de l’emploi.

La dégradation continue des finances publiques, une fois le soldat considéré comme sauvé, a soumis le dispositif à une « bienvenue critique » sémantique et médiatique des niches fiscales et aux coups de rabot successifs qui l’ont ponctuée.

2012 marque un changement d’orientation politique au plan national, lié à une pensée idéologique peu favorable aux aides à l’immobilier, le tout sur fonds d’impécuniosité de l’état et dans une conjoncture économique générale que l’on peut qualifier de difficile.

Mais, alors que la fin du dispositif Scellier à fin 2012 aurait pu marquer la fin de tout dispositif d’aide au logement neuf, au moins dans sa dimension d’investissement locatif, l’état a choisi de promouvoir la pérennisation d’un certain soutien fiscal par le truchement de la loi Duflot.

Ce soutien mesuré ne permettra certainement pas d’atteindre les objectifs officiels de 500 000 logements par an (dont 150 000 logements sociaux) mais il marque au moins un début de prise de conscience de la difficulté de la tâche, ce qui est déjà un point positif en soi !

Croisée des chemins ou chemin de croix pour l’immobilier neuf ?

Si l’on part du principe que les voeux de bonheur et de réussite font corps avec l’annonce du nouvel an, on choisira – sans aller jusqu’à s’embrasser sous une branche de gui –  la version optimiste de la croisée des chemins.  😉

Car il parait évident à tout observateur non partisan que l’air du temps, de manière générale mais aussi dans la sphère de l’immobilier neuf, n’est pas à la reproduction de schémas éculés ou à la mise en oeuvre de stratégies d’entreprises principalement orientées sur des logiques de volumes ou de parts de marché en croissance continue.

 2013 pourrait ainsi marquer un basculement de certaines échelles de valeurs et inciter les opérateurs à revenir à des fondamentaux au plus près des besoins et des moyens de leurs clients, en apprivoisant de nouveaux équilibres dans des volumes de production en contraction ou, dans le meilleur des cas, en stabilisation.

Particuliers ou professionnels, je vous souhaite donc une très belle nouvelle année, avec la curiosité, la volonté et l’enthousiasme que doit susciter la nouveauté des perspectives proposées.

Meilleurs voeux 2013 à tous ! 

 

(nb : pour l’illustration, inutile de critiquer le choix de la tenue vestimentaire de Mr Nouvel An, c’est une inspiration due à Plumette)

5 réflexions au sujet de « L’an neuf de l’immobilier ? »

  1. Bonne année ! Moi ce que j’attends c’est surtout de voir ce que nous concocte la miss immo du gouvernement qui souhaite de tout son coeur une baisse des prix. Je crains le pire…

  2. Bonne rétrospective de l’année 2012 ainsi que du parcours depuis la crise des subprimes. Malgré les difficultés, il y a eu du chemin depuis 2008. On croise les doigts pour 2013, autant pour les particuliers que les professionnels.
    Merci pour ce sympathique article.

  3. @ Xavier : Merci pour tes voeux. « de tout son coeur » risque de ne pas être suffisant. Il faut appuyer sur les bons leviers et y mettre les moyens et la volonté nécessaires. Car le gouvernement souhaite à la fois démocratiser l’accès au logement par des prix modérés (je souscris au principe) et augmenter de beaucoup les volumes (objectif affiché de 500 000 logements annuels). Or on navigue à l’heure actuelle sur une tendance baissière de 350 000 à 300 000 logements mis en chantier. Tous les termes de l’équation ne sont manifestement pas pris en compte. Mais il n’est jamais trop tard pour corriger, chemin faisant, et si le pire est possible il n’est jamais certain. Allez, un peu d’optimisme en ce début d’année ! 🙂

  4. J’arrive après la bataille, mais merci quand même pour ces bons voeux ! Je pense qu’il faut avoir une vision à long terme. Comme tout, dans ce bas monde, l’immobilier fonctionne en cycles. Il y a des moments meilleurs que d’autres, apparemment en tout cas. Attendons encore et voyons ce qui se passe !

  5. On est encore au début de l’année, le printemps n’est pas arrivé ! Mais il était temps… 😉

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